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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 08:32

Dennis Nona est né en 1973 sur l’île de Badu, dans le Détroit de Torres, située entre la pointe Nord de l’Australie et la Nouvelle Guinée. Après avoir appris dans son enfance la sculpture traditionnelle sur bois, il suit des études d’art à l’Ecole des arts décoratifs de Cairns puis se spécialise dans l’estampe. D’emblée, la profonde originalité de son travail retient l’attention. Il choisit comme techniques de prédilection la linogravure et l’eau-forte car la texture du papier, les procédés de fabrication ainsi que les encres et pigments utilisés lui semblent apporter à l’univers qu’il évoque une force accrue. D’estampe en estampe se déroule ainsi un « film » dans lequel le spectateur entre facilement. Considéré comme l’un des meilleurs représentants de la gravure australienne, Dennis Nona a influencé d’autres artistes émergents de sa communauté. Ses oeuvres sont désormais présentes dans la plupart des grands musées australiens ainsi que dans les collections du Centre Culturel Tjibaou de Nouméa, du Musée des Confluences de Lyon, du Musée de Rochefort ou de la Tate Gallery de Londres.

voir les oeuvres de Dennis Nona

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 09:00
Trilogie australienne : Dennis Nona • Abie Loy Kemarre • GW Bot Art aborigène, Lieu : "6 Mandel", 6, avenue Georges Mandel - 75116 Paris - M° Trocadéro.
Du 11 mars 2010 au 15 mai 2010. Vernissage le mercredi 10 mars de 18h00 à 22h00.
Plus d'informations sur notre site
dennis-nona.jpg
Le printemps 2010 s’ouvrira sur un second voyage au coeur du 6, Mandel.
Voyage aux antipodes en plein Paris, à la découverte de trois grands artistes australiens de renommée internationale : Dennis Nona, Abie Loy Kemarre et GW Bot, à travers une trentaine d’oeuvres contemporaines - peintures et gravures.
Sélectionnés par le galeriste Stéphane Jacob, spécialiste depuis 14 ans, ils sont représentatifs de l’art australien d’aujourd’hui où les créations contemporaines à la symbolique spécifique peuvent nous apparaître encore obscures par leur complexité mais dont le sens et l’esthétique tendent à l’universel. Et c’est certainement là que réside la force de ces artistes : cette capacité à nous rendre presque familier des histoires, des motifs aussi loin de notre culture !
Il y va du merveilleux dans cette approche d’un art mêlant des origines européennes lointaines et une souche aborigène. À une mise en forme très plastique et propre à chaque artiste est associé un savoir-faire de
techniques traditionnelles, tant en peinture qu’en gravure, que chacun s’est pourtant réapproprié, créant ainsi de nouvelles techniques, travaillant sur des supports singuliers, ou bien réinventant une nouvelle iconographie à partir de légendes ancestrales.
Quelques clefs sont nécessaires pour aborder ces oeuvres, mais cette démarche n’entrave en rien notre plaisir à parcourir ces univers singuliers. Bien au contraire, cet apprentissage fait partie du voyage qui peut alors commencer !


Retrouvez l'exposition sur Facebook : http://www.facebook.com/pages/Exposition-Trilogie-Australienne-6-Mandel-Paris-11-mars-15-mai-2010/367436769107 
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 11:48

La Galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob et le Restaurant Nomad’s

ont le plaisir de vous convier

Lundi 8 février 2010 de 18h à 22h

à un apéritif convivial dans le cadre de l’exposition
“Parcours Nomad’s en Australie”

12 place du Marché St Honoré - 75001 Paris - 01 42 60 47 21

***
Avec la complicité de la Galerie Jonathan Israël Art, Bruxelles.

Exposition actuellement en cours jusqu’au 28 février
Accès libre. Tous les jours de 11h à 23h (déjeuner, dîner, brunch)


Le restaurant Nomad’s, lieu de croisement de différentes cultures gastronomiques et la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob vous proposent une exposition inédite mettant l’accent sur les arts australiens.

L’Australie est une terre où de multiples cultures se côtoient et où l’art contemporain s’exprime de mille manières. Vous pouvez y découvrir à la fois l’art
aborigène issu du fond des âges, l’art spécifique du Détroit de Torres et un art d’inspiration occidentale original par bien des aspects.
L’art aborigène s’est développé au fil de dizaines de milliers d’années. Il est centré sur la célébration du Temps du Rêve, c’est-à-dire celui de la création mythique du monde par de grands ancêtres. C’est alors en effet que des êtres fabuleux - esprits des airs et des eaux, animaux fantastiques, ou encore végétaux - sortirent de la terre australienne pour lui donner forme, créer le jour et la nuit, instaurer le cycle de la vie. Ces représentations ancestrales instaurèrent les premières cérémonies religieuses, chants et danses, lois et coutumes et léguèrent aux hommes le souvenir de cette époque originelle, charge à eux d’en transmettre le message de génération en génération. L’art est ainsi l’un des vecteurs majeurs de l’identité aborigène. Peu importe le support : sol, corps humain, paroi rocheuse, écorce et maintenant toile, seule compte l’intention : la célébration de la vie. Bien qu’ancré dans ce passé lointain, le Temps du Rêve demeure actuel tout en évoluant en permanence. Par la multiplicité de ses formes et le talent de ses artistes, l’art aborigène se révèle aujourd’hui comme l’un des mouvements les plus originaux de l’art contemporain.

On ignore souvent qu’en Australie vivent d’autres populations autochtones et plus particulièrement au Nord Est de l’Australie, proche de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les insulaires du Détroit de Torres. Peuples de la mer, leurs créations, étroitement liées au monde aquatique, révèlent un imaginaire débordant.

L’omniprésence de la nature et la luminosité si spécifique au vaste territoire australien est bien évidemment une source d’inspiration inépuisable pour l’ensemble des peuples australiens et notamment pour les artistes de culture occidentale. Que ce soit en peinture, sculpture, gravure ou encore photographie, les artistes expriment avec poésie, délicatesse et souvent beaucoup d’humour l’attachement à leur terre d’adoption.
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 14:40

Andrea Martin Nungarrayi appartient à l’une des communautés artistiques du désert central australien les plus connues, celle de Yuendumu où, dans les années 1970, la peinture aborigène contemporaine est apparue en même temps qu’à Papunya.

Un temps, monopole des hommes de la communauté, la peinture devint progressivement une activité où les femmes eurent leur part, et qu’elles enrichirent de leurs propres visions du Temps du Rêve.

À l’égal des hommes, et dans les domaines spécifiques des rites de fertilité présidant aux naissances comme aux récoltes, les femmes étaient en effet responsables de légendes liées à l’histoire du clan ou de la tribu dont elles devaient assurer la pérennité par des cérémonies et des rites indispensables au bon fonctionnement de la communauté. Très inspirée de son substrat religieux, la peinture aborigène devait donc naturellement s’ouvrir également aux femmes qui allaient confier à la toile les histoires dont elles étaient les dépositaires. Andrea Martin Nungarrayi incarne au mieux la vitalité de la communauté de Yuendumu par sa capacité à créer un nouveau langage plastique tout en narrant les légendes millénaires de son peuple, les Warlpiri.

Voir les oeuvres d'Andrea Martin Nungarrayi

 

 

Andrea-Martin-NUNGARRAYI_Janganpa-Jukurrpa_149947492.jpg

Arts d'Australie • Stéphane Jacob - expert en art aborigène, signataire de la charte d’éthique australienne Indigenous Art Code

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 11:20

Terre d’Arnhem : Yirrkala, Maningrida, Elcho Island
 
 

Au Nord de l'Australie, la Terre d'Arnhem qui s'étend entre le golfe de Carpentrie (à l'est) et la rivière Alligator (à l'ouest) occupe une zone de 150 000 km2 au sein de laquelle sept grandes communautés artistiques se sont constituées, très souvent autour d'anciennes missions devenues des centres urbains et administratifs : elles regroupent aujourd'hui plus de 3000 artistes - peintres mais aussi sculpteurs et artisans de toutes sortes - ; il existe une intéressante production de tissage en fibres naturelles : il s'agit - à l'est - des communautés d'Yirrkala, d'Elcho Island et de Ngukkur près de la rivière Roper. Dans la région centrale de la Terre d'Arnhem, ce sont les communautés de Ramingining, de Milingimbi et de Maningrida. Enfin, à l'ouest, Gunbalanya, située aux abords du Parc National de Kakadu.

Tantôt figuratifs (en Terre d'Arnhem occidentale), tantôt abstraits (en terre d'Arnhem orientale), les artistes de la Terre d’Arnhem ont une manière de peindre qui leur est à la fois bien personnelle mais qui se fonde aussi sur tout un ensemble de références culturelles et esthétiques communes à tous :

• le recours au support de l’écorce à la différence des peintres du désert qui utilisent la toile ;

• l’usage de pigments naturels (ocres, kaolin, charbon de bois) et non d’acrylique comme, encore une fois dans le désert ;

• motifs géométriques en croisillons qu’on appelle rarrk en Terre d'Arnhem occidentale, dhulang en Terre d’Arnhem orientale et qui de nature clanique et religieuse servent à sacraliser les représentations qu’ils décorent ;

• attention toute particulière apportée à la notion d’éclat ou « bir'yun » – terme qui désigne à l’origine la lumière du soleil, son miroitement sur les eaux ou son reflet sur les pierres et qui a fini par désigner cette énergie lumineuse que doit produire l’artiste – en particulier en jouant sur les multiples systèmes de hachures du rarrk pour donner une idée de la vie qui anime ses sujets et se communique à l’œuvre elle-même par un effet de contamination magique.

Ainsi regarder une écorce de la Terre d’Arnhem, ce n’est pas seulement voir un bel objet mais c’est aussi se laisser prendre au charme de l’hymne à la vie secrète des choses qu’elle célèbre et sentir la chaleur de l’énergie qui en procède.
    

voir toutes les peintures sur écorce disponibles dans notre galerie

Marika BANDUK

Originaire de la Terre d’Arnhem, Marika Banduk fait partie de la communauté artistique d’Yirrkala installée vers le nord-est de cette région côtière au Nord de l’Australie et rendue célèbre par la qualité des peintures sur écorces qu’on y réalise.

Née en 1954, cette femme peintre appartient à la génération montante de cette école longtemps dominée par les hommes. Preuve de la qualité de son travail, le Red Ochre Award, qui récompense une contribution capitale au développement de l’art aborigène, lui a été attribué en 2002 par l’ATSIC.
voir son oeuvre

notre site

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Présentation

  • : Le blog de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris
  • Le blog de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris
  • : Stéphane Jacob, diplômé de l'Ecole du Louvre, spécialiste de l'art australien contemporain, Expert C.N.E.S. en art aborigène, a créé en 1996 la galerie Arts d'Australie · Stephane Jacob en France à Paris dans le XVIIe arrondissement.Expert en art aborigène.Membre de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d’Art et de Collection (C.N.E.S.)Membre du Comité Professionnel des Galeries d'ArtSignataire de la Charte d’éthique australienne Indigenous Art Code / www.artsdaustralie.com
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