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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 09:46
art aborigène, pointillisme
Dorothy Napangardi, "Sandhills", 244 x 168 cm

Dorothy Napangardi nous a quitté en 2013. Elle tient une place toute particulière dans l’histoire de l'art aborigène contemporain de par son style unique basé sur la sensation de mouvement qu'elle imprimait à ses toiles, comme on peut le voir avec cette peinture. On trouve aujourd'hui ses oeuvres dans les plus grands musées australiens, ainsi qu'en Europe au musée des Confluences de Lyon, aux Etats-Unis au MET de New York, etc.

Dans cette œuvre monumentale, elle évoque le déplacement des Femmes Ancêtres Napanangka et Napangardi qui se rassemblèrent dans la région de Mina Mina. Sur un lac d’eau salée asséché elles ramassèrent des bâtons à fouir sortis de terre, puis partirent vers l’Est dans une procession mystique, chantant et dansant le long des différentes pistes de Rêves qui s’entrecroisent, mais c’est avant tout  la sensation du vent sur les dunes de sable qui prédomine ici et offre au regard un aspect ondulatoire et très poétique.

Voir cette oeuvre

 

 

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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 09:40
peinture aborigène pointilliste

Les œuvres d’Ampilatwatja témoignent d’une grande maîtrise du « dot painting » par leurs créatrices. Mais elles font aussi appel à d’autres méthodes, comme celle qui consiste à utiliser une aiguille comme pinceau, technique héritée du batik sur soie qui fut leur premier moyen de représenter leurs « Rêves » ou légendes.

Comme dans les autres communautés aborigènes, les tableaux sont dédiés à la célébration de leur territoire et des richesses mythiques et naturelles dont il recèle, notamment les graines - symboles de fertilité, thème central de cette oeuvre.

Barbara Long Ngwarraye fait plus particulièrement référence aux graines comestibles de Ntang, un arbre endémique de l’Australie. De nos jours, les Aborigènes étendent une bâche sur le sol et tapent l’arbre pour en faire tomber les graines. Une fois celles-ci ramassées, on les pile dans un mortier à l’aide d’une pierre à broyer (souvent transmise de génération en génération) puis on les mélange à de l’eau afin d’en obtenir un pâton que l’on fera cuire ensuite sous la braise.

Où voir cette oeuvre ?

 

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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 13:27
Faucon, Julien Rouard - Dreamtime Nature Photography
(c) Leah Sampson Nampijinpa

Dans cette oeuvre, Leah Sampson représente le site sacré de Pirlinyarnu, situé à 165 km à l’ouest de Yuendumu, auquel est lié le Rêve (Jukurrpa) de l’Eau (Ngapa).

La légende raconte qu’au Temps du Rêve - le temps mythique de la création pour les Aborigènes, deux ancêtres faiseurs de pluie de la famille Jangala appelèrent de leurs chants la pluie et déclenchèrent ainsi un énorme orage. Celui-ci se mêla à un autre orage et se déplaça le long de différents territoires claniques. Il fut saisi par la suite par un ancêtre faucon brun (kirrkarlanji) qui le laissa s’abattre sur Pirlinyarnu où se forma un très grand marais (maluri). Ce marais existe toujours aujourd’hui et lorsqu’il pleut, des centaines de canards (ngapangarla) s’y regroupent.

Comme la plupart des artistes du Désert Central, Leah Sampson a recourt au "dot painting", ou pointillisme, qui s'inspire des peintures sur sol traditionnellement réalisées à l'occasion de cérémonies rituelles.

Voir cette oeuvre sur le site de la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob

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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 11:21

Le Didjeridoo, est une trompette naturelle.Il s’agit d’une branche d’eucalyptus évidée par les termites.

Le musicien utilise cet instrument en y soufflant autant qu’en y chantant ou en y criant.

Il va jouer sans discontinuer grâce à la technique très complexe de respiration circulaire.

Le musicien produit un son de base dans les tons graves (en bougeant les lèvres), créant une sorte de bourdonnement au-dessus duquel il superpose des sons plus aigus (avec les lèvres serrées), des cris, des sons vocalisés, des imitations d’animaux (oiseaux, dingos...).

Ce didgeridoo exceptionnel est peint de pigments naturels.

Retrouvez ce Didjeridoo sur notre site

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23 mars 2021 2 23 /03 /mars /2021 11:54

 

Abie Loy KEMARRE, "Awelye", Acrylique sur toile, 89 x 89 cm, 2012

 

Les " JEUDIS DE L'ART ABORIGENE ", sont des conférences en ligne gratuites, consacrées à l'art aborigène d'Australie, chaque premier jeudi du mois !

Ces visioconférences animées par Stéphane Jacob-Langevin sont des formats thématiques, suivis d'un temps d’échange. L'occasion de s'évader dans le Temps mythique du rêve et d'apprivoiser les oeuvres d'artistes aborigènes et insulaires du détroit de Torres.

Prochaine conférence :  « L’Abstraction lyrique d’Abie Loy Kemarre »
Jeudi 01 Avril 2021*

12 h - 12 h 30 : Abie Loy Kemarre (30 min)
18 h - 18 h 30 : Abie Loy Kemarre (30 min)

*Pour permettre au plus grand nombre de suivre ce cycle de visioconférences, nous organisons la même conférence à deux horaires de la journée. Nous vous demanderons donc de choisir un créneau horaire par date.

Inscrivez-vous dès maintenant, en précisant le jour et l’horaire* de la conférence à laquelle vous souhaitez participer : sj@artsdaustralie.com

En guise d'introduction à cette conférence, voici l'explication de l'oeuvre reproduite ci-dessus.

Proche parente des femmes artistes qui ont fait la renommée de l’école d’Utopia - Ada Bird Petyarre, Gloria Petyarre, Kathleen Petyarre et Emily Kngwarreye, Abie Loy Kemarre est née en 1972 au cœur du désert australien dont elle propose depuis 1994 de superbes évocations colorées.

Utopia fut d’abord une coopérative de batik dont les animatrices décidèrent dans les années 1970 de reproduire sur toile les motifs traditionnels qu’elles réalisaient déjà pour leur travail d’impression sur soie et c’est par ces femmes qu’Abie Loy fut initiée à la peinture – et aux secrets des rêves nourrissant cette peinture.

Dans cette œuvre, elle s’inspire des peintures corporelles utilisées par elle-même et les femmes aborigènes de son clan pour célébrer les rites dont elles sont les gardiennes et qui commémorent leurs Grands Ancêtres (végétaux, animaux ou humains) et les épisodes du Temps du Rêve auxquels ils prirent part, créant sites et cérémonies sacrées, s’imposant comme autant de figures totémiques, et enseignant lois, coutumes et pratiques artistiques (danse, chant, peinture et sculpture).

Voir toutes les oeuvres d'Abie Loy Kemarre

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11 mars 2021 4 11 /03 /mars /2021 10:47
Plan culturel et artistique du métro de Paris et de sa proche banlieue © Lucas Destrem

Plan culturel et artistique du métro de Paris et de sa proche banlieue © Lucas Destrem

Chargé de mission Inventaire et valorisation du patrimoine industriel, Lucas Destrem s'approprie les codes urbains pour redessiner les contours de l'horizon culturel de la ville de Paris.

Basé sur le plan original de la RATP en vigueur, Lucas Destrem modifie les noms des stations, par ceux de lieux d'art, de culture et de loisirs situés à proximité.

Son objectif est de valoriser des institutions et des acteurs culturels impactés par la crise sanitaire du Covid-19.

Il attire ainsi l'attention sur la richesse et la diversité du tissu socio-culturel et artistique de la région et met en lumière un patrimoine vivant défendu et protégé par des acteurs, qui contribuent à l'équilibre de lieux essentiels pour des millions de personnes.

Un laborieux processus d'identification lui a permis de sélectionner des musées, des monuments historiques, des bibliothèques, des théâtres, des salles de concert, des ateliers d'art, des cinémas, des pôles de recherche,  et d'autres lieux socio-culturels qui participent à la vitalité du paysage de l'art et de la culture, notamment en matière de création, d'éveil et d'éducation.

La GALERIE ARTS D’AUSTRALIE • STEPHANE JACOB est heureuse de figurer parmi les lieux sélectionnés sur ce plan.

Selon Lucas Destrem : " Ce plan détourné interroge aussi notre rapport à la toponymie urbaine, à la fois intime et quotidien, collectif et politique : les noms de lieux forment un paysage composés de signes et de signifiants, visant à faciliter les déplacements et le repérage, et qui en même temps donne à lire et à comprendre l'histoire des sociétés, le développement urbain d'une ville-monde ayant à cœur de mettre en avant son "internationalité", la confrontation des mémoires, le poids changeant des valeurs morales et des idéologies au fil du temps... "

Maintenant, à vous de jouer pour nous retrouver !

* Un indice, la galerie est située au 179 boulevard Péreire - 75017 Paris

Pour plus d'informations sur ce projet : http://www.lucasdestrem.com/metro-culturel-paris#

 

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9 mars 2021 2 09 /03 /mars /2021 15:13

Le groupe minier multinational anglo-australien Rio Tinto a dynamité en mai 2020 les grottes de Juukan, dans l'ouest australien afin d'y exploiter les gisements de fer qui s'y trouvent. Pourtant, des fouilles archéologiques y avaient trouvé en 2014 la preuve d’une occupation humaine continue depuis 46 000 ans...

Écoutez à ce sujet le podcast d'Anthony Bellanger sur France Inter

Le Guardian a publié un long article sur le sujet comprenant également une vidéo à voir ici

Juukan Gorge traditional owners show destruction from Rio Tinto blast of Aboriginal site (c) The Guardian

 

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3 mars 2021 3 03 /03 /mars /2021 14:10
Sculpture ghostnet

Les ghostnets sont des filets de pêche qui ont été accidentellement perdus, abandonnés ou tout simplement jetés à la mer. Ils parcourent les océans entrainés par les courants marins et les marées, continuant ainsi à piéger la faune marine. On les appelle ghostnets - « filets fantômes » - car c’est comme s’ils continuaient de pêcher, manipulés par des mains invisibles. Ils piègent de nombreuses créatures marines et des poissons jusqu’à ce qu’ils soient rejetés sur les côtes. Ils peuvent également rester accrochés aux récifs, ce qui détruit les coraux. Parfois, lorsqu’ils sont enfin échoués sur les plages, la marée haute les ramène de nouveau en pleine mer où ils continuent leurs pérégrinations. Ces filets fantômes représentent un très gros problème, notamment à la pointe nord de l’Australie où ils perturbent également la vie des communautés aborigènes et insulaires du détroit de Torres qui s’y trouvent car leurs cultures et leurs vies sont intrinsèquement liées à la mer.

Un mécène décida en 2008 d’inciter les Aborigènes vivant sur les côtes nord du Queensland à créer des œuvres à partir de ces filets afin de sauvegarder la faune marine, mais également de permettre aux artistes d’utiliser un nouveau média qui ne soit pas acheminé vers eux par voie terrestre mais qu’ils puissent collecter eux-mêmes comme leurs ancêtres le faisaient avec les matériaux trouvés dans leur environnement proche.

C’est tout d’abord aux artistes de la communauté d’Aurukun que fut proposé ce nouveau média car ces hommes et ces femmes étaient spécialisés dans le tissage d’œuvres qu’ils réalisaient jusqu’alors à l’aide de fibres végétales. Les artistes furent enthousiasmés par ce matériau car il a l’avantage d’être très coloré. Depuis lors, des artistes de différents centres du détroit de Torres jusqu’aux côtes de la Terre d’Arnhem à l’ouest ont rejoint ce mouvement, rivalisant d’inventions.

 Ce projet a permis au public australien d’être sensibilisé aux graves problèmes environnementaux que causent les ghostnets. Des oeuvres faites de ghostnets font maintenant partie des collections de certains des plus grands musées australiens et sont exposées dans des galeries d’art.

Grâce aux dizaines d’artistes qui utilisent les rebuts de filets de pêche mais également des designers qui essaient de les utiliser comme matière première, ce sont des dizaines de tonnes de déchets qui ont été enlevées de la mer.

L’exposition “TABA NABA : Australie, Océanie, arts des peuples de la mer” qui s’est tenue au musée océanographique de Monaco, du 23 mars au 30 septembre 2016, et a attiré 550 000 visiteurs venus de plus de soixante-dix pays, a rendu célèbre le centre d’art d’Erub Arts dont les artistes ont créé près de cinquante sculptures (dont celle-ci) pour l’installation “Ocean Life”.

 Cette œuvre d’Emma Gela qui représente une seiche est une ode à la faune marine des environs de son île.

Voir cette oeuvre sur le site de la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob, expert en art aborigène et insulaire du détroit de Torres.

Voir d'autres sculptures ghostnet

 

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3 mars 2021 3 03 /03 /mars /2021 12:39
art aborigène
Elizabeth Kunoth Kngwarreye

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, bien qu’étant semi-nomades, les peuples aborigènes ne se contentaient pas de se déplacer pour trouver de la nourriture, ils plantaient eux-mêmes des graines afin de faciliter la pousse de plantes comestibles.
Avec cette toile, Elizabeth Kunoth retranscrit d’ailleurs l’ensemencement de la terre lorsque les femmes jettent au vent les graines d’une espèce locale d’igname qui leur permet d’assurer leur subsistance à la saison sèche. Les milliers de pointillés de différentes couleurs minutieusement apposés permettent de symboliser le mouvement des graines poussées par le vent et le scintillement de celles-ci sous les rayons du soleil.

Voir cette oeuvre

 

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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 09:00

Rendez-vous le Jeudi 04 Mars de 12 h à 13h ou de 18h à 19h

pour : " Cartographier le Monde : la Peinture du Désert "

Les jeudis de l'art aborigène - 2021, Art Aborigène d'Australie, Cartographier le Monde, La peinture du Désert, Visioconférence gratuite
© Dreamtime Nature Photography - Julien Rouard, Karijini National Park, Australia 2019


Les " JEUDIS DE L'ART ABORIGENE ", c'est une conférence en ligne gratuite, consacrée à l'art aborigène d'Australie, chaque premier jeudi du mois !


Ces visioconférences animées par Stéphane Jacob-Langevin sont des formats thématiques, suivis d'un temps d’échange. L'occasion de s'évader dans le Temps mythique du rêve et d'apprivoiser les oeuvres d'artistes aborigènes et insulaires du détroit de Torres.


LA SUITE DU PROGRAMME :

Jeudi 01 Avril 2021 - L’Abstraction lyrique d’Abie Loy Kemarre

12 h - 12 h 30 : Abie Loy Kemarre (30 min)
18 h - 18 h 30 : Abie Loy Kemarre (30 min)

Jeudi 06 Mai 2021 - Dennis Nona & la Gravure du Détroit de Torres

12 h  - 12 h 30 : Dennis Nona (30 min)
18 h  - 18 h 30 : Dennis Nona (30 min)

Jeudi 03 Juin 2021 - Les Ghostnets & la Protection des Océans
12 h - 12 h 30 : Les Ghostnets (30 min)
18 h - 18 h 30 : Les Ghostnets (30 min)

Jeudi 01 Juillet 2021 - Les Esprits de la Terre d'Arnhem
12 h - 12 h 30 : Les sculptures Mimihs et les écorces (30 min)
18 h - 18 h 30 : Les sculptures Mimihs et les écorces (30 min)

Inscrivez-vous dès maintenant, en précisant le jour et l’horaire* de la conférence à laquelle vous souhaitez participer : sj@artsdaustralie.com

*Pour permettre au plus grand nombre de suivre ce cycle de visioconférences, nous organisons la même conférence à deux horaires de la journée. Nous vous demanderons donc de choisir un créneau horaire par date.

Merci de noter qu'aucun enregistrement ou replay de ces visioconférences ne seront disponibles.
 

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Présentation

  • : Le blog de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris
  • : Stéphane Jacob, diplômé de l'Ecole du Louvre, spécialiste de l'art australien contemporain, expert C.N.E.S. en art aborigène, a créé en 1996 la galerie Arts d'Australie · Stephane Jacob en France à Paris dans le XVIIe arrondissement. Expert en art aborigène. Membre de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d’Art et de Collection (C.N.E.S.) Membre du Comité Professionnel des Galeries d'Art, Officier honoraire de l’Ordre d’Australie - www.artsdaustralie.com
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