Visioconférence Présentation de l'exposition "Langues de la Terre" Art Paris Art Fair Stand B2
WEBINAIRE | Dans le cadre des Jeudis de l’Art Aborigène et à l’approche de sa participation à Art Paris, Stéphane Jacob-Langevin animera une visioconférence afin de présenter en avant-première son stand, réunissant des œuvres de Dorothy Napangardi, Julie Robinson, Sabrina Robertson Nangala et G. W. Bot, le jeudi 26 mars 2026 de 12h à 13h et de 18h à 19h. Ces visioconférences animées par Stéphane Jacob-Langevin sont des formats thématiques, suivis d'un temps d'échange et de questions. L'occasion de s'évader, découvrir de nouveaux territoires et d'apprivoiser une sélection d'œuvres.
WEBINAR | As part of the "JEUDIS DE L'ART ABORIGENE " series and ahead of his participation in Art Paris, Stéphane Jacob-Langevin will host a webinar to present his booth in preview, featuring works by Dorothy Napangardi, Julie Robinson, Sabrina Robertson Nangala, and G. W. Bot, on Thursday, March 26, 2026, from 12:00 to 13:00 and from 18:00 to 19:00. These webinars, hosted by Stéphane Jacob-Langevin, follow a thematic format and are followed by a time for discussion and questions. They offer an opportunity to escape, explore new artistic territories, and discover a curated selection of works.
INDIGENIUS. L'ART AUTOCHTONE CONTEMPORAIN D'AUSTRALIE - UN PETIT VOYAGE EN IMAGES AVEC UN GUIDE PRATIQUE. L'ART AUTOCHTONE CONTEMPORAIN EN ALLEMAGNE DE 2007 À 2024 Auteur et éditeur : Robyn Kelch (Galerie ARTKELCH), Fribourg, 2025
Nous avons le grand plaisir d’annoncer la publication du livre INDIGENIUS, signé par notre consœur Robyn Kelch, fondatrice de la galerie ARTKELCH à Freiburg.
À noter avec fierté que la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob est mentionnée dans l’ouvrage parmi les acteurs européens engagés dans la diffusion et la reconnaissance de l’art aborigène contemporain.
Fruit de 4 années et demie de recherche, d’écriture et de conception, cet ouvrage monumental de près de 500 pages et riche de plus de 500 illustrations couleur s’impose d’ores et déjà comme une publication majeure consacrée à l’art contemporain des Premières Nations australiennes.
À la croisée de l’encyclopédie et du livre d’art, INDIGENIUS est salué tant pour la profondeur de son contenu que pour la qualité de son design et de son esthétique. Certains lecteurs le qualifient déjà d’« opus magnum », de « bible ».
Écrit dans un style narratif accessible, l’ouvrage s’adresse aussi bien :
aux néophytes curieux de découvrir l’art aborigène contemporain,
qu’aux professionnels du monde de l’art (directeurs de musées, commissaires d’exposition, comités de sélection de foires, collectionneurs expérimentés).
L’objectif est clair : contribuer à la reconnaissance de l’art des Premières Nations australiennes comme art contemporain à part entière, et non comme simple production ethnographique.
Un contexte international en pleine évolution
Ces dernières années, l’art contemporain aborigène a connu une reconnaissance internationale croissante. Des institutions majeures comme la Fondation Cartier, la Tate Modern ou encore l’Albertina Museum ont contribué à inscrire durablement ces artistes dans le canon de l’art mondial.
Dans ce contexte dynamique, INDIGENIUS apporte un éclairage approfondi, ancré dans plus de vingt ans d’expérience de terrain et de diffusion en Europe.
Structure de l’ouvrage
PART I – Comprendre l’art aborigène contemporain
Cette première partie explore :
les dimensions spirituelles, sociales et politiques de cet art,
son origine et sa diffusion,
sa reconnaissance comme Fine Art,
son intégration dans le marché international.
L’ouvrage met particulièrement en lumière les régions artistiques du Désert central, du Désert occidental et d’Arnhem Land (2007–2024), ainsi que le rôle majeur des APY Lands.
Deux centres d’art emblématiques occupent une place privilégiée :
Spinifex Arts Project
Buku-Larrŋgay Mulka Centre
PART II – Guide pratique
Véritable outil de référence, cette section propose :
un répertoire des centres d’art aborigènes,
des musées et galeries,
des lieux où voir, acquérir et célébrer des œuvres de qualité et de provenance fiable.
Dans un marché souvent peu régulé, cette partie vise à sensibiliser aux enjeux de provenance, d’éthique et de juste rémunération des artistes.
PART III – L’art aborigène en Allemagne et en Europe
Enfin, l’auteure partage son expérience personnelle de galeriste, dévoilant les coulisses du développement de l’art contemporain aborigène en Allemagne et en Europe au cours des vingt dernières années.
Dans un chapitre intitulé Confessions of a Gallery: Stories to Make You Cry and Laugh, elle livre anecdotes, succès, défis économiques et réalités du marché : un regard rare et précieux sur ce secteur.
En raison du droit d’auteur allemand, INDIGENIUS est publié en édition non commerciale limitée à 250 exemplaires.
Une offre spéciale réservée aux amis d’ARTKELCH est proposée jusqu’à fin février :
149 €
frais d’emballage et d’envoi en sus.
Soit 175 € pour un envoi vers la France
Ce tarif couvre uniquement les coûts externes (impression, design, droits de reproduction des images) et non les années de travail consacrées au projet.
À partir de mars 2026, le prix passera à 250 € (départ Freiburg) pour les derniers exemplaires disponibles en précommande.
Bien que rédigé en allemand, INDIGENIUS est abondamment illustré et structuré de manière à permettre également aux lecteurs non germanophones d’en apprécier pleinement le contenu, notamment les statistiques, les études visuelles et les analyses graphiques.
Une contribution essentielle
Plus qu’un beau livre, INDIGENIUS est un ouvrage pédagogique et engagé, destiné à transmettre un savoir approfondi et à encourager des décisions éclairées dans le monde de l’art contemporain.
Nous adressons toutes nos félicitations à notre consœur pour cette publication exceptionnelle et invitons collectionneurs, professionnels et amateurs éclairés à découvrir ce projet passionné et ambitieux.
Publication of INDIGENIUS: A Landmark Reference Work on Contemporary Aboriginal Art
We are delighted to announce the publication of INDIGENIUS, written by our colleague Robyn Kelch, founder of the ARTKELCH gallery in Freiburg.
We are also proud to note that the gallery Arts d’Australie • Stéphane Jacob is mentioned in the book among the European actors committed to the promotion and recognition of contemporary Aboriginal art.
The result of four and a half years of research, writing, and design, this monumental volume of nearly 500 pages, featuring more than 500 color illustrations, already stands out as a major publication dedicated to contemporary Australian First Nations art.
Where Expertise Meets Design
At the intersection of encyclopedia and art book, INDIGENIUS is praised both for the depth of its content and for the quality of its design and aesthetics. Some readers already describe it as an “opus magnum” or even a “bible.”
Written in an accessible narrative style, the book is aimed at:
newcomers curious to discover contemporary Aboriginal art,
as well as art world professionals (museum directors, curators, art fair selection committees, and experienced collectors).
The objective is clear: to contribute to the recognition of Australian First Nations art as contemporary art in its own right, rather than as mere ethnographic production.
An Evolving International Context
In recent years, contemporary Aboriginal art has gained increasing international recognition. Major institutions such as the Fondation Cartier, Tate Modern, and the Albertina Museum have helped secure a lasting place for these artists within the global art canon.
Within this dynamic context, INDIGENIUS provides in-depth insight, grounded in more than twenty years of hands-on experience and dissemination in Europe.
Structure of the Book
PART I – Understanding Contemporary Aboriginal Art
This first section explores:
the spiritual, social, and political dimensions of this art,
its origins and dissemination,
its recognition as Fine Art,
its integration into the international art market.
The book places particular emphasis on the artistic regions of the Central Desert, Western Desert, and Arnhem Land (2007–2024), as well as the major role of the APY Lands.
Two emblematic art centres receive special attention:
Spinifex Arts Project
Buku-Larrŋgay Mulka Centre
PART II – A Practical Guide
A genuine reference tool, this section offers:
a directory of Aboriginal art centres,
museums and galleries,
places where high-quality works with reliable provenance can be viewed, acquired, and celebrated.
In a market that is often poorly regulated, this part aims to raise awareness about issues of provenance, ethics, and the fair remuneration of artists.
PART III – Aboriginal Art in Germany and Europe
Finally, the author shares her personal experience as a gallerist, revealing the behind-the-scenes development of contemporary Aboriginal art in Germany and Europe over the past twenty years.
In a chapter entitled Confessions of a Gallery: Stories to Make You Cry and Laugh, she recounts anecdotes, successes, economic challenges, and market realities—offering a rare and valuable insight into the sector.
Due to German copyright law, INDIGENIUS is published as a non-commercial limited edition of 250 copies.
A special offer reserved for friends of ARTKELCH is available until the end of February:
€149
plus packaging and shipping costs
€175 total for shipping to France
This price covers only external costs (printing, design, image reproduction rights) and not the years of work devoted to the project.
From March 2026 onward, the price will increase to €250 (ex Freiburg) for the remaining copies available for pre-order.
Although written in German, INDIGENIUS is richly illustrated and structured in a way that also allows non-German-speaking readers to fully appreciate its content, particularly the statistics, visual studies, and graphic analyses.
More than a beautiful book, INDIGENIUS is an educational and committed work designed to transmit in-depth knowledge and to encourage informed decision-making within the contemporary art world.
We warmly congratulate our colleague on this exceptional publication and invite collectors, professionals, and discerning art lovers to discover this passionate and ambitious project.
INDIGENIUS. CONTEMPORARY INDIGENOUS ART FROM AUSTRALIA
A (SMALL) JOURNEY OF DISCOVERY (AND EDUCATION) WITH PRACTICAL ADVICE.
Contemporary Aboriginal Art in Germany from 2007 to 2024
Author and Editor: Robyn Kelch, owner of Galerie ARTKELCH (2006–2023), Freiburg
Publication date: June 30, 2025
Language: German
Hardcover: 28 × 4 × 28 cm, cloth binding with blind embossing and silver foil title stamping, 2.8 kg
488 pages: 27 cm × 27 cm
539 illustrations, including 277 (some large-format) artwork reproductions, installation views, landscape photographs, and artist portraits
Editing: Prof. Dr. Hans Hubert, Joseph Kappel, Joey Kelch and Matthias Kelch
Design and layout: Collet Design, Trier, and Robyn Kelch, Freiburg
Image editing: Collet Design, Trier
Printing and finishing: Offsetdruckerei Karl Grammlich GmbH, Pliezhausen, Germany
As only a few copies remained available within a very short time, the book has not yet been listed in the German Books in Print directory. It is currently available exclusively through the author.
Visioconférence Présentation de l'exposition "Façonner l’invisible | Shaping the Invisible"
Dans le cadre des " JEUDIS DE L'ART ABORIGENE " une visioconférence sera animée par Stéphane Jacob-Langevin qui présentera l'exposition" Façonner l’invisible | Shaping the Invisible" le jeudi 19 février 2026 de 12h à 13h et de 18h à 19h. Ces visioconférences animées par Stéphane Jacob-Langevin sont des formats thématiques, suivis d'un temps d'échange et de questions. L'occasion de s'évader, découvrir de nouveaux territoires et d'apprivoiser une sélection d'œuvres.
Programme :
Présentation de l'exposition "Façonner l’invisible | Shaping the Invisible"
par Stéphane Jacob-Langevin
12h-13h ou 18h-19h
Inscrivez-vous dès maintenant, en précisant l’horaire** de votre choix.
**Pour permettre au plus grand nombre de suivre ce cycle de visioconférences, nous organisons la même conférence à deux horaires de la journée. Nous vous demanderons donc de choisir un créneau horaire par date.
Merci de noter qu'aucun enregistrement ou replay de ces visioconférences ne seront disponibles.
Pour découvrir la page internet dédiée à cet événement, cliquez ici
Stéphane Jacob-Langevin présente l'exposition "Façonner l’invisible | Shaping the Invisible"
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As part of ‘JEUDIS DE L'ART ABORIGENE,’ Stéphane Jacob-Langevin will host a videoconference presenting the exhibition "Façonner l’invisible | Shaping the Invisible" on Thursday, 19 February 2026, from 12:00 p.m. to 1:00 p.m. and from 6:00 p.m. to 7:00 p.m. These videoconferences hosted by Stéphane Jacob-Langevin are thematic in nature and are followed by a discussion and question-and-answer session. This is an opportunity to escape, discover new territories and explore a selection of works.
Programme:
Presentation of the exhibition "Façonner l’invisible | Shaping the Invisible
Register now, specifying your preferred time slot**.
**To allow as many people as possible to follow this series of videoconferences, we are organising the same conference at two different times of the day. We therefore ask you to choose one time slot per date.
Please note that no recordings or replays of these videoconferences will be available.
En 2026, la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob célèbre 30 années d'explorations, de rencontres et de passions partagées autour des Arts d'Australie.
Trente ans à faire dialoguer les cultures, à révéler les œuvres habitées, à donner forme à des récits anciens et contemporains, et à mettre en lumière des artistes aborigènes, insulaires du détroit de Torres et occidentaux.
Stéphane Jacob à Rottnest Island, South Australie, 1995
Nous vous adressons nos meilleurs vœux pour 2026 et vous remercions de faire partie de cette aventure !
Cette année d'anniversaire s'ouvre sur un programme d'exposition ambitieux, pensé comme un prolongement de ce chemin parcouru et une ouverture vers de nouveaux horizons.
Pour suivre l'actualité de la galerie, cliquez ici
Pour découvrir les exposition de la galerie, cliquez ici
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In 2026, the gallery Arts d'Australie - Stéphane Jacob celebrates 30 years of exploration, encounters, and shared passions around Australian arts.
Thirty years of fostering dialogue between cultures, showcasing inspired works, giving voice to ancient and contemporary stories, and shining a light on Aboriginal, Torres Strait Islander, and Western artists.
Publication « Niah Juella McLeod - Doonocch Mabra, Owl Eyes | Dans le sillage de la chouette », Editions Arts d’Australie • Stéphane Jacob, Paris, 2025
À l’occasion de l’exposition monographique « Niah Juella McLeod - Doonocch Mabra, Owl Eyes | Dans le sillage de la chouette » les Éditions Arts d’Australie • Stéphane Jacob, Paris - ont le plaisir de présenter leur dernière publication :
« Niah Juella McLeod - Doonocch Mabra, Owl Eyes | Dans le sillage de la chouette »
Catalogue bilingue français/anglais, 56 pages
Editions Arts d’Australie • Stéphane Jacob, Paris, 2025
Niah Juella McLeod – Doonooch Mabra: Owl Eyes est le premier catalogue monographique consacré à cette artiste contemporaine aborigène australienne. Publié à l’occasion de son exposition personnelle, il met en lumière une pratique ancrée dans la mémoire, la transmission culturelle et la quête identitaire.
Fille du poète, guérisseur et militant Robert McLeod, fondateur de la Doonooch Dance Company, et d’une mère d’origine occidentale contrainte de quitter la communauté pour respecter ses lois tribales, Niah hérite d’un engagement artistique et politique fort. Son père, défenseur des droits aborigènes et gardien des traditions, lui a transmis la conviction que l’art est un vecteur de résistance et de renaissance culturelle. Niah incarne une génération d’artistes qui s’affranchissent des codes traditionnels pour affirmer une expression intime, engagée et innovante.
Ses oeuvres se distinguent par des motifs hypnotiques composés de lignes fines ou de petits points appliqués à l’acrylique, à l’aide d’une pipette, d’une brosse ou d’une épine d’échidné.
Ces figures évoquent la nature et les récits ancestraux, traduisant un lien profond avec son environnement. Niah capte la force du territoire en jouant avec la lumière et le relief, révélant la matérialité des éléments. Les teintes irisées rappellent la richesse minérale du sol australien, la chaleur du sable, la craie des falaises, les pigments naturels utilisés depuis des millénaires. La finesse des motifs naturels et la douceur des contrastes invitent à la contemplation et à une reconnexion avec la terre, perçue comme vivante et porteuse de mémoire et de savoir.
Extrait du catalogue monographique « Niah Juella McLeod - Doonocch Mabra, Owl Eyes | Dans le sillage de la chouette », Editions Arts d’Australie • Stéphane Jacob, Paris, 2025
Ce catalogue bilingue (anglais/français), illustré de portraits, d’archives et de reproductions d’oeuvres, mêle approche sensible, récit personnel et regard historique. Il s’adresse à un large public curieux, amateur d’art et de culture, désireux de découvrir une oeuvre puissante, à la croisée de l’art, de l’activisme et de la spiritualité.
On the occasion of the solo exhibition “Niah Juella McLeod – Doonocch Mabra, Owl Eyes | Dans le sillage de la chouette”, Éditions Arts d’Australie • Stéphane Jacob, Paris, is pleased to present its latest publication:
Niah Juella McLeod – Doonocch Mabra, Owl Eyes | Dans le sillage de la chouette
Excerpt from the monographic catalogue ‘Niah Juella McLeod - Doonocch Mabra, Owl Eyes | In the Wake of the Owl,’ Editions Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris, 2025
Niah Juella McLeod – Doonooch Mabra: Owl Eyes is the first monographic catalogue dedicated to this contemporary Aboriginal Australian artist. Published on the occasion of her solo exhibition, it highlights a practice rooted in memory, cultural transmission, and the search for identity.
The daughter of poet, healer and activist Robert McLeod, founder of the Doonooch Dance Company, and of a mother of Western origin who was required to leave the community in accordance with tribal law, Niah inherits a profound artistic and political legacy. Her father, a defender of Aboriginal rights and guardian of cultural traditions, instilled in her the conviction that art is a vehicle for resistance and cultural renewal. Niah represents a generation of artists who move beyond traditional codes to assert a personal, committed and innovative form of expression.
Her works are distinguished by hypnotic patterns composed of fine lines or small acrylic dots, applied using a pipette, brush or echidna quill.
These forms evoke the natural world and ancestral stories, expressing a deep connection to her environment. Niah captures the power of the land by playing with light and texture, revealing the materiality of natural elements. Iridescent shades recall the mineral richness of the Australian soil, the warmth of sand, the chalk of cliffs, and the natural pigments used for millennia. The delicacy of the organic motifs and the softness of the contrasts invite contemplation and a reconnection with the land, perceived as alive and carrying memory and knowledge.
Excerpt from the monographic catalogue ‘Niah Juella McLeod - Doonocch Mabra, Owl Eyes | In the Wake of the Owl,’ Editions Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris, 2025
This bilingual (English/French) catalogue, illustrated with portraits, archival material and reproductions of artworks, weaves together a sensitive approach, personal narrative and historical perspective. It is intended for a wide audience curious readers, art lovers and cultural enthusiasts, who wish to discover a powerful body of work at the crossroads of art, activism and spirituality.
Une œuvre d’art aborigène offerte à bord du brise-glace L’Astrolabe : un symbole fort de la coopération franco-australienne
Le 6 novembre 2025, une cérémonie empreinte d’émotion et de symboles s’est tenue à bord du brise-glace polaire français L’Astrolabe, en présence de représentants français et australiens issus des milieux diplomatiques, scientifiques et maritimes.
À cette occasion, Caroline Jackson, présidente de l’Alliance Française de Hobart, a remis au Capitaine de frégate Benjamin Tutoy une œuvre de l’artiste aborigène australienne Konstantina, en hommage à l’amitié durable entre la France et l’Australie.
Cette initiative, soutenue par la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob et coordonnée par Emmanuelle Crane, réserviste citoyenne de la Marine nationale et présidente de l’Indo-Pacific Institute, s’inscrit dans la continuité des actions de coopération culturelle et maritime entre les deux nations.
L’Astrolabe : un symbole fort de la coopération franco-australienne
Une œuvre porteuse de sens
Dans un message lu par Caroline Jackson, l’artiste, actuellement en préparation de son exposition au British Museum à Londres, a exprimé la portée symbolique de son geste : « Je suis extrêmement honorée d’avoir créé cette œuvre pour le brise-glace français L’Astrolabe. C’est un plaisir de voir nos deux grandes nations : l’Australie, ma terre natale, foyer de mes ancêtres depuis plus de 65 000 ans, et la France, mon second foyer, réunies à travers cet hommage artistique. Ce tableau est mon cadeau non seulement à ce navire remarquable, mais aussi à son équipage et à tous les chercheurs qui, chaque jour, enrichissent notre connaissance des océans. »
L’œuvre illustre la connexion profonde entre les peuples et la mer, tout en rendant hommage à la recherche scientifique et à la coopération maritime. Elle incarne la rencontre de deux cultures autour d’un même engagement : la préservation et la compréhension du monde océanique.
L'œuvre de Konstantina offerte à bord du brise-glace L’Astrolabe
Un partenariat exemplaire entre art, science et diplomatie
Lors de la cérémonie, Emmanuelle Crane a également lu un message de l’Amiral Laurent Bechler, du Centre d’études stratégiques de la Marine (CESM), qui a salué l’importance du geste : « Il est symbolique de présenter cette peinture exceptionnelle de l’artiste aborigène Konstantina au capitaine Tutoy et à son équipage, car elle incarne la coopération durable entre la France et l’Australie. »
Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus large du dialogue bilatéral entre la Marine nationale française, l’Institut polaire français Paul-Émile Victor (IPEV), le Gouvernement de Tasmanie, et les institutions australiennes partenaires, en faveur d’une meilleure compréhension des enjeux maritimes et environnementaux dans la région indo-pacifique.
L’Astrolabe, symbole de coopération et d’engagement scientifique
Opéré par la Marine nationale pour le compte des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) et de l’IPEV, le brise-glace L’Astrolabe assure les liaisons logistiques entre Hobart (Tasmanie) et la base scientifique française Dumont d’Urville, en Antarctique. Il incarne la coopération entre la France et l’Australie dans les domaines de la science, de la mer et de la diplomatie environnementale. L’intégration d’une œuvre aborigène à bord du navire souligne l’importance des échanges culturels dans le renforcement de cette amitié, et rappelle que l’art, tout comme la mer, reste un vecteur essentiel de dialogue et de compréhension mutuelle.
Remise symbolique de l’œuvre aborigène de Konstantina à bord de L’Astrolabe
Pour découvrir d'autres œuvres de Konstantina, Cliquez ici
Pour lire un article sur la série "Under the Sea" de Konstantina, Cliquez ici
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An Aboriginal Artwork Presented Aboard the Icebreaker L’Astrolabe: A Powerful Symbol of Franco-Australian Cooperation
On 6 November 2025, a ceremony filled with emotion and symbolism took place aboard the French polar icebreaker L’Astrolabe, in the presence of French and Australian representatives from the diplomatic, scientific and maritime communities.
On this occasion, Caroline Jackson, President of the Alliance Française of Hobart, presented Lieutenant Commander Benjamin Tutoy with a work by the Australian Aboriginal artist Konstantina, as a tribute to the enduring friendship between France and Australia.
This initiative, supported by the gallery Arts d’Australie • Stéphane Jacob and coordinated by Emmanuelle Crane, Citizen Reservist of the French Navy and President of the Indo-Pacific Institute, is part of ongoing cultural and maritime cooperation between the two nations.
L’Astrolabe, symbole de coopération et d’engagement scientifique
A Meaningful Artwork
In a message read by Caroline Jackson, the artist, currently preparing her exhibition at the British Museum in London expressed the symbolic significance of her gesture: “I am deeply honoured to have created this piece for the French icebreaker L’Astrolabe. It is a pleasure to see our two great nations: Australia, my homeland and the resting place of my ancestors for over 65,000 years, and France, my second home, brought together through this artistic tribute. This painting is my gift not only to this remarkable ship, but also to her crew and to all the researchers who, every day, deepen our understanding of the oceans.”
The artwork reflects the profound connection between peoples and the sea, while paying tribute to scientific research and maritime cooperation. It embodies the meeting of two cultures united by a common commitment: the preservation and understanding of the marine world.
Le capitaine de frégate Benjamin Tutoy présentant le brise-glace L’Astrolabe, symbole de coopération franco-australienne
An Exemplary Partnership Between Art, Science and Diplomacy
During the ceremony, Emmanuelle Crane also read a message from Admiral Laurent Bechler of the Navy’s Centre for Strategic Studies (CESM), who highlighted the importance of the gesture: “It is symbolic to present this remarkable painting by the Aboriginal artist Konstantina to Captain Tutoy and his crew, for it embodies the lasting cooperation between France and Australia.”
This initiative forms part of the broader bilateral dialogue between the French Navy, the French Polar Institute Paul-Émile Victor (IPEV), the Government of Tasmania, and partner Australian institutions, in support of a deeper understanding of maritime and environmental issues in the Indo-Pacific region.
L’Astrolabe: A Symbol of Cooperation and Scientific Commitment
Operated by the French Navy on behalf of the French Southern and Antarctic Lands (TAAF) and IPEV, the icebreaker L’Astrolabe provides logistical links between Hobart (Tasmania) and the French scientific station Dumont d’Urville in Antarctica. It stands as a testament to Franco-Australian cooperation in science, maritime operations and environmental diplomacy. The inclusion of an Aboriginal artwork aboard the vessel underscores the significance of cultural exchange in strengthening this friendship, and serves as a reminder that art, like the sea, remains a vital conduit for dialogue and mutual understanding.
Présence maritime française dans l’Indo-Pacifique : zones d’intérêt stratégique, territoires ultramarins et dispositifs relevant de la Marine nationale.
La galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob a le plaisir de présenter : « Doonooch Mabra – Dans le sillage de la chouette » la première exposition personnelle en France de l’artiste aborigène Niah Juella McLeod, figure montante de la scène artistique contemporaine australienne.
Née en 1991 en Nouvelle-Galles du Sud, Niah Juella McLeod appartient au peuple Yuin par son père et à une lignée anglo-celtique par sa mère. Ce double héritage, intime et puissant, irrigue une œuvre où spiritualité, mémoire et guérison se tissent dans un langage pictural profondément ancré dans la tradition aborigène, mais résolument personnel.
Chaque toile de McLeod est une cartographie de l’âme, un chant silencieux porté par la présence de la chouette Ninoxe, animal totem et guide de l’artiste. Pointillisme, motifs circulaires, lignes vibrantes composent un univers méditatif et organique, véritable lieu de reconnexion entre l’intime et l’ancestral.
L’exposition « Doonooch Mabra – Owl Eyes | Dans le sillage de la chouette » propose une plongée dans cet univers singulier, où les œuvres deviennent des espaces de dialogue, de soin et de transmission. C’est un hommage à la mémoire collective, à la terre-mère, aux voix oubliées, porté par une artiste dont la démarche artistique est aussi une forme douce de résistance.
Niah utilise un langage symbolique visuel, à la fois codifié et vivant, qui constitue l’un des fondements de son approche stylistique. Ce langage permet à Niah de transmettre des récits à la fois personnels et collectifs, et de faire résonner, dans chaque oeuvre, la mémoire du territoire, l’héritage spirituel et l’expérience vécue.
The gallery Arts d’Australie • Stéphane Jacob is pleased to present "Doonooch Mabra – Owl Eyes", the first solo exhibition in France by Aboriginal artist Niah Juella McLeod, a rising figure on the contemporary Australian art scene.
Born in 1991 in New South Wales, Niah Juella McLeod is of Yuin heritage through her father and Anglo-Celtic lineage through her mother. This dual heritage, both intimate and powerful, infuses her work with a language of spirituality, memory, and healing—deeply rooted in Aboriginal tradition, yet unmistakably personal.
Each of McLeod’s paintings is a cartography of the soul, a silent song carried by the presence of the Barking Owl (Ninox)—her totem animal and spiritual guide. Dot work, circular motifs, and vibrating lines come together to create a meditative, organic world—a space for reconnection between the personal and the ancestral.
The exhibition "Doonooch Mabra – Owl Eyes " invites viewers into this singular universe, where the works become spaces of dialogue, healing, and transmission. It is a tribute to collective memory, Mother Earth, and forgotten voices, brought to life by an artist whose creative process is also a quiet form of resistance.
Niah employs a visual symbolic language, both codified and dynamic, which forms the foundation of her stylistic approach. Through this language, she conveys narratives that are at once personal and collective—imbuing each work with the resonance of land-based memory, spiritual heritage, and lived experience.
Niah Juella McLeod – Doonooch Mabra Owl Eyes | In the Wake of the Owl 16 October 2025 – 17 January 2026
13 rue Chapon, 75003 Paris
Monday to Saturday, 10am to 6pm
To immerse yourself in the world of the exhibition, click here
To discover the work of Niah Juella McLeod, click here
Du 30 septembre au 21 octobre 2025, la Gare de Lyon Part-Dieu accueille un événement un peu spécial : quatre œuvres d’art aborigène australien, issues des collections du musée des Confluences, seront présentées chaque mardi au cœur de la gare.
Une œuvre différente chaque semaine
Pendant quatre semaines, une œuvre sera installée dans la gare, chaque mardi, de 10h à 12h et de 13h à 16h. Vous pourrez la découvrir tranquillement en attendant votre train, et surtout échanger avec des médiateurs du musée, qui seront là pour répondre à vos questions et vous raconter l’histoire de chaque œuvre.
C’est une belle façon de découvrir un art souvent méconnu, porteur de récits, de symboles et de liens profonds avec la terre et les ancêtres.
Mardi 30 septembre : une peinture de Ross Karadada, Wandjina Rain Spirit (2002), représentant les esprits de la pluie dans la culture aborigène.
Mardi 7 octobre : une œuvre de Pantjiya Nungurrayi (2005), avec des formes circulaires qui symbolisent les femmes, les collines et les dunes du désert australien.
Mardi 14 octobre : Le rêve des fourmis volantes (1999), de Jack Ross Jakamarra, inspiré d’un mythe ancien raconté depuis des générations.
Mardi 21 octobre : Goannas et os (1996), de Djambu Barra Barra, une œuvre sur la mémoire, la vie, la mort... et les varans.
Avec cette exposition, le musée des Confluences sort de ses murs pour aller à la rencontre du public, directement dans un lieu de passage comme la gare. C’est l’occasion de faire une pause, de s’ouvrir à une autre culture, et pourquoi pas de donner envie de visiter le musée (le bus C7 vous y emmène directement depuis la gare !).
Pour plus d'informations sur le projet : cliquez ici
Pour lire sur la collection d'art aborigène du Musée des Confluences : cliquez ici
Pour regarder Stéphane Jacob-Langevin parler du développement des collections aborigènes du Musée des Confluences: cliquez ici
Pour découvrir d'autres œuvres aborigènes : cliquez ici
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Aboriginal Art at Lyon Part-Dieu Station with the Musée des Confluences
From September 30 to October 21, 2025, Lyon Part-Dieu train station will host a special event: four Aboriginal artworks from the Musée des Confluences collections will be on display every Tuesday, right in the heart of the station.
A different artwork each week
For four weeks, one artwork will be presented every Tuesday, from 10 a.m. to 12 p.m. and 1 p.m. to 4 p.m. While waiting for your train, you’ll be able to take a look — and even better, talk with museum guides who will be there to share the stories behind each piece.
It’s a great way to discover an art form that’s often unknown, full of meaning, symbols, and deep connections to land and ancestry.
What’s on display
Tuesday, September 30: A painting by Ross Karadada, Wandjina Rain Spirit (2002), showing the sacred rain spirits in Aboriginal culture.
Tuesday, October 7: A 2005 work by Pantjiya Nungurrayi, with circular shapes that represent women, hills, and desert dunes.
Tuesday, October 14: The Dream of the Flying Ants (1999) by Jack Ross Jakamarra, based on an ancient and well-known Aboriginal myth.
Tuesday, October 21: Goannas and Bones (1996) by Djambu Barra Barra, a piece about memory, life and death… and goannas.
A moment of discovery in the middle of the station
With this event, the Musée des Confluences is stepping outside its walls to meet people where they are — in a busy place like the train station. It’s a chance to pause for a moment, discover another culture, and maybe even feel inspired to visit the museum (you can get there directly with the C7 bus from the station).
Konstantina est une artiste aborigène originaire de la Nation Eora (Sydney), qui revendique fièrement son appartenance clanique au peuple des Gadigal. Son travail est profondément ancré dans la revitalisation de la culture et de la langue, dont une grande partie a disparu avec la colonisation. Ses recherches académiques sur la langue, les objets culturels et les techniques traditionnelles de ses ancêtres contribuent à faire émerger des savoirs effacés par plus de deux siècles d’histoire coloniale à travers le territoire.
Récemment, Konstantina s’est intéressée à l’importance du Baraba (joncs et roseaux) dans la culture du peuple Gadigal. Autrefois abondantes dans la région de Sydney, ces plantes occupaient une place essentielle dans les traditions locales. Elles étaient utilisées notamment pour le tressage de paniers, la fabrication de filets et de lignes de pêche, ainsi que la confection de bijoux. Aujourd’hui, joncs et roseaux ont presque totalement disparu du paysage.
La Ville de Sydney, en collaboration avec Sydney Metro Trains, a commandé à Konstantina un projet public visant à réintroduire symboliquement le Baraba dans l’espace urbain, à travers une œuvre monumentale : une palissade de 25 mètres de long sur 3 mètres de hauteur, installée le long des voies ferrées à Marrickville, à l’ouest de la ville. L’œuvre représente des silhouettes de roseaux ajourées en aluminium, ponctuées de disques circulaires en laiton qui évoquent des savoir-faire traditionnels aborigènes antérieurs à la colonisation.
L’installation se trouve sur un tronçon ferroviaire traversant ce qui était autrefois le marais de Gumbramorra, une zone humide historiquement riche en roseaux. En ancrant son travail dans ce lieu, Konstantina rend hommage à la faune et à la flore endémiques, ainsi qu’aux cultures ancestrales aborigènes, et plus particulièrement aux savoir-faire des peuples Gadigal et Wangal. Son œuvre restitue symboliquement la puissance du Baraba sur cette terre, en le reconnectant à son environnement d’origine et à l’influence qu’il a exercée sur les cultures autochtones de la Nation Eora.
Ce projet, comme beaucoup d’œuvres de Konstantina, propose à la fois une réflexion sur la perte et une célébration de la survivance. En revitalisant la langue, la culture matérielle et les connaissances ancestrales, elle invite les spectateurs à prendre part à une conversation évolutive sur la terre, la mémoire et la présence durable de la culture Gadigal.
Sa démarche s’inscrit dans la durée, notamment à travers sa récente collaboration avec le British Museum, dans le cadre du projet d’exposition « Gadigal Yilbara Wala » (« Gadigal, aujourd’hui et hier »), prévu pour 2027. Cette mission l’a menée au cœur des archives du musée, où elle a pu examiner et documenter des trésors Gadigal conservés au sein du musée. Cette exploration lui a permis de mieux comprendre comment le Baraba était utilisé par les communautés aborigènes autrefois, pour pouvoir réapprendre les techniques de fabrication de ces objets selon les méthodes traditionnelles et tenter de faire ressurgir une mémoire collective.
Konstantina is an Aboriginal artist of the Gadigal people of the Eora Nation (Sydney). Her work is deeply rooted in the revitalisation of culture and language - much of which was disrupted or lost alongisde colonisation. Through academic research into her ancestors’ language, cultural objects and traditional techniques, she is helping close a knowledge gap carved out by more than 200 years of colonial history.
One of her recent themes has been the cultural significance of Baraba (bullrush reeds) to the Gadigal people. Once abundant throughout the Sydney landscape, these plants occupied an important place in local traditions. Their many uses included basket weaving, net and fishing line production, and jewelry-making. Today, these Baraba reeds have all but disappeared from the landscape around Sydney.
The City of Sydney, in collaboration with Sydney Metro Trains, commissioned Konstantina to create a public project aimed at symbolically reintroducing the Baraba into the urban landscape through a monumental work : a 25-metre-long, 3-metre-high fence, installed alongside the railway tracks in Marrickville, in the west of the city. The work features the silhouettes of Baraba reeds rendered in aluminum, interwoven with circular brass discs that evoke traditional pre-colonial Aboriginal skills.
The work is situated along a stretch of railway running through what was once the Gumbramorra Swamp, a wetland historically rich with Baraba reeds. By anchoring her work in this location, Konstantina pays hommage to the endemic flora and fauna, as well as to ancestral Aboriginal cultures, in particular to the skills and expertises of the Gadigal and Wangal peoples. Her work symbolically restores the power of the Baraba on this land, reconnecting it to its original environment and the influence it has exerted on the indigenous cultures of the Eora.
This project, like much of Konstantina’s work, offers both a reflection on loss and a celebration of survival. Through the revitalisation of language, material culture, and ancestral knowledge, Konstantina invites viewers into an evolving conversation about land, memory, and the enduring presence of Gadigal culture.
The artist’s long-term vision is reflected in her recent collaboration with the British Museum, as part of the "Gadigal Yilbara Wala" (“Gadigal, Now and Then”). This research journey took her into the heart of the museum’s archives, where she was able to examine and document Gadigal tresures held at the heart of the museum. This exploration enabled her to gain a better understanding of how the Baraba plant was used by aboriginal communities in the past, so that she could relearn the techniques of making these objects using traditional methods, and attempt to resurrect a collective memory.
Grace Lillian Lee, Guardians of Grace, Photo par Wendell Teodoro
Ce lundi 7 juillet, l’artiste et designer Grace Lillian Lee est entrée dans l’histoire en devenant la première créatrice, insulaire du Détroit de Torres, à présenter de manière indépendante une collection lors de la Fashion Week Couture de Paris. Elle a dévoilée sa collection « The Guardians » au 229 Lab (229 Rue Saint-Honoré, Paris), marquant non seulement une étape majeure dans son parcours personnel, mais aussi un tournant historique pour la reconnaissance de la mode autochtone à l’échelle mondiale.
Le défilé s’ouvre en même temps que la NAIDOC Week, semaine dédiée à la célébration de l’histoire, de la culture et des réalisations des peuples autochtones en Australie. La collection mêlera mode, art et cérémonie : à travers une série de silhouettes sculpturales, tissées à la main et ornées de perles acryliques découpées au laser, utilisant des techniques transmises de génération en génération, « The Guardians » se veut une expression forte de l’héritage et de la transmission, rendant hommage aux racines et à la communauté de Grace Lillian Lee.
Ce moment phare marque également le début d’une résidence de trois mois à la Cité internationale des arts, rendue possible grâce à une bourse de Creative Australia. Cette résidence s’inscrit dans la continuité de sa récente exposition personnelle, « The Dream Weaver : Guardians of Grace », acquise dans son intégralité par le Queensland Art Gallery | Gallery of Modern Art. L’exposition mettait en scène des sculptures corporelles oniriques représentant le totem de Grace Lillian Lee - le Koysemer (le papillon de nuit) - en tant que symbole de transformation et de lien ancestral.
Grace Lillian Lee, The Dream Weaver : Gardians of Grace, 2024
Grace Lillian Lee est une fière descendante du peuple Meriam Mer, originaire des îles orientales du détroit de Torres. En tant qu’artiste, créatrice et défenseur culturelle, sa pratique est profondément ancrée dans le tissage, un savoir qu’elle commence à apprendre d’un jeune âge et qu’elle continue aujourd’hui à faire évoluer dans le champ de la mode contemporaine. Guidée pendant plus de dix ans par son mentor Ken Thaiday Snr, Grace Lillian Lee adapte les techniques de tissage traditionnelles - autrefois utilisées pour créer des objets cérémoniels, des paniers ou des coiffes (dhari) - en des pièces de couture sculpturales devenues sa signature. Ses œuvres d’art portables évoquent la texture du ventre des sauterelles, un motif propre aux îles du détroit de Torres, désormais emblématique de son esthétique.
Parmi ses collaborations les plus marquantes figure celle avec le créateur visionnaire Jean Paul Gaultier, qui l’a invitée à présenter une de ses créations lors du final de son spectacle Freak Show à l’occasion de sa première en Australie en 2024.
Grace Lillian Lee, Medusa pour Jean Paul Gaultier ‘Freak Show’, 2024
Les accomplissements de Grace Lillian Lee vont de pair avec son engagement en tant que fondatrice et présidente de First Nations Fashion + Design (FNFD), une organisation à but non lucratif dirigée par des autochtones, dédiée à l’accompagnement et à la croissance durable des entreprises des Premiers Peuples dans les secteurs de la mode et du design.
Basée à Cairns et 100 % dirigée par des personnes aborigène, FNFD soutient les créateurs aborigènes et des îles du détroit de Torres grâce à des programmes tout au long de l’année, des formations professionnelles, et un accès continu à des plateformes de diffusion et à des opportunités économiques. L’organisation travaille avec une communauté diversifiée – stylistes, artistes textiles, graphistes, maquilleurs, mannequins et équipes événementielles – dans une volonté claire de transformation systémique et stratégique du secteur.
Sous la direction de Grace Lillian Lee, FNFD a noué des partenariats avec de grandes marques australiennes, et lancé des initiatives telles que Future of Fashion, un projet offrant mentorat et accès direct à l’industrie de la mode australienne pour les talents autochtones émergents. Défendant des pratiques commerciales éthiques, des licences équitables et des collaborations respectueuses, FNFD s’impose comme un acteur incontournable dans la construction d’un avenir plus inclusif et culturellement ancré pour la mode australienne.
À travers son art et son engagement, Grace Lillian Lee redéfinit les frontières entre la mode, la performance et l’identité. À chaque point, chaque tissage, chaque récit partagé sur le podium, elle invite le monde à reconnaître la création autochtone comme une composante essentielle de la préservation et de l’évolution des héritages culturels.
Grace Lillian Lee, Guardians of Grace, Photo by Wendell Teodoro
Monday July 7th, acclaimed First Nations artist and designer Grace Lillian Lee made history as the first Indigenous designer to independently present a collection at Paris Couture Fashion Week. Unveiling her collection “The Guardians” on Monday, July 7th at 229 Lab (229 Rue Saint-Honoré, Paris), Grace Lillian Lee’s debut not only marks a significant personal milestone - it also represents a landmark moment for Indigenous fashion on the world stage.
Serendipitously alligned with the start of NAIDOC Week, her show blends fashion, art, and ceremony. Through a series of sculptural, handwoven garments featuring laser-cut acrylic beadwork and intricate techniques passed down through generations, Grace Lillian Lee’s show “The Guardians” is a powerful expression of lineage and legacy, honouring her heritage and community.
This monumental Paris showcase also launches her three-month residency at the Cité internationale des arts, supported by a Creative Australia scholarship. It will build on the momentum of her recent solo exhibition “The Dream Weaver: Guardians of Grace,” which was acquired in its entirety by the Queensland Art Gallery | Gallery of Modern Art. “The Dream Weaver: Guardians of Grace” exhibition featured ethereal body sculptures representing Grace Lillian Lee’s totem - the Koysemer (moth) - as symbols of transformation and ancestral connection.
Grace Lillian Lee is a proud descendant of the Meriam Mer people from the eastern Torres Strait Islands. As an artist, designer, and cultural advocate, her creative practice is deeply rooted in weaving - a tradition she began learning at a young age, and one she continues to evolve through contemporary fashion. Guided for over a decade by her mentor, Ken Thaiday Snr, Grace Lillian Lee adapts traditional weaving techniques, once used to create ceremonial objects, baskets, and dharis (headdresses), into her signature sculptural couture. Her wearable art pieces echo the texture of grasshopper bellies - a Torres Strait Islander motif that has become central to her aesthetic.
Her impressive resume includes a collaboration with avant-garde fashion legend Jean Paul Gaultier, who invited Grace Lillian Lee to present a piece of her wearable art in the finale of his Freak Show fashion showcase at its Australian debut in 2024.
Grace Lillian Lee’s individual achievements are deeply intertwined with her role as Founder and Chairperson of First Nations Fashion + Design (FNFD), a not-for-profit Indigenous-run organisation dedicated to supporting the sustainable growth of First Nations businesses in the fashion and design industries.
Based in Cairns and 100% Indigenous-led, FNFD empowers Aboriginal and Torres Strait Islander creatives through year-round programming, skill development, and ongoing access to industry platforms and economic opportunities. The organisation works with a diverse community - fashion and textile designers, graphic artists, hair and makeup stylists, models, and event teams - with the clear mission of creating systemic and strategic change.
Under her leadership, FNFD has forged partnerships with high-profile Australian brands, alongside various initiatives such as their Future of Fashion project, which provides mentorships and direct access to the Australian fashion industry to emerging First Nations creatives. Championing ethical trade, fair licensing, and respectful collaborations,, FNFD is increasingly recognised as a force in shaping a more inclusive and culturally connected future for Australian fashion.
Through her art and leadership, Grace Lillian Lee continues to redefine the boundaries between fashion, performance, and identity. With every stitch, every weave, and every story told on the runway, she invites the world to see Indigenous design as a vital component of preserving and evolving cultural legacy.
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Le blog de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris
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Stéphane Jacob, diplômé de l'Ecole du Louvre, spécialiste de l'art australien contemporain, expert C.N.E.S. en art aborigène, a créé en 1996 la galerie Arts d'Australie · Stephane Jacob en France à Paris dans le XVIIe arrondissement. Expert en art aborigène.
Membre de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d’Art et de Collection (C.N.E.S.) -
Membre du Comité Professionnel des Galeries d'Art -
Officier honoraire de l’Ordre d’Australie
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