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25 novembre 2025 2 25 /11 /novembre /2025 12:23
Catalogue monographique « Niah Juella McLeod - Doonocch Mabra, Owl Eyes | Dans le sillage de la chouette » Catalogue bilingue, Editions Arts d’Australie • Stéphane Jacob, Paris, 2025
Publication « Niah Juella McLeod - Doonocch Mabra, Owl Eyes | Dans le sillage de la chouette », Editions Arts d’Australie • Stéphane Jacob, Paris, 2025

À l’occasion de l’exposition monographique « Niah Juella McLeod - Doonocch Mabra, Owl Eyes | Dans le sillage de la chouette » les Éditions Arts d’Australie • Stéphane Jacob, Paris - ont le plaisir de présenter leur dernière publication :

 

« Niah Juella McLeod - Doonocch Mabra, Owl Eyes | Dans le sillage de la chouette »

Catalogue bilingue français/anglais, 56 pages

Editions Arts d’Australie • Stéphane Jacob, Paris, 2025

ISBN : 979-10-95931-03-4

Prix : 20 €

-> Disponible à la galerie 

 

Niah Juella McLeod – Doonooch Mabra: Owl Eyes est le premier catalogue monographique consacré à cette artiste contemporaine aborigène australienne. Publié à l’occasion de son exposition personnelle, il met en lumière une pratique ancrée dans la mémoire, la transmission culturelle et la quête identitaire.

Fille du poète, guérisseur et militant Robert McLeod, fondateur de la Doonooch Dance Company, et d’une mère d’origine occidentale contrainte de quitter la communauté pour respecter ses lois tribales, Niah hérite d’un engagement artistique et politique fort. Son père, défenseur des droits aborigènes et gardien des traditions, lui a transmis la conviction que l’art est un vecteur de résistance et de renaissance culturelle. Niah incarne une génération d’artistes qui s’affranchissent des codes traditionnels pour affirmer une expression intime, engagée et innovante.

Ses oeuvres se distinguent par des motifs hypnotiques composés de lignes fines ou de petits points appliqués à l’acrylique, à l’aide d’une pipette, d’une brosse ou d’une épine d’échidné.

Ces figures évoquent la nature et les récits ancestraux, traduisant un lien profond avec son environnement. Niah capte la force du territoire en jouant avec la lumière et le relief, révélant la matérialité des éléments. Les teintes irisées rappellent la richesse minérale du sol australien, la chaleur du sable, la craie des falaises, les pigments naturels utilisés depuis des millénaires. La finesse des motifs naturels et la douceur des contrastes invitent à la contemplation et à une reconnexion avec la terre, perçue comme vivante et porteuse de mémoire et de savoir.

Extrait du catalogue monographique « Niah Juella McLeod - Doonocch Mabra, Owl Eyes | Dans le sillage de la chouette », Editions Arts d’Australie • Stéphane Jacob, Paris, 2025
Extrait du catalogue monographique « Niah Juella McLeod - Doonocch Mabra, Owl Eyes | Dans le sillage de la chouette », Editions Arts d’Australie • Stéphane Jacob, Paris, 2025

Ce catalogue bilingue (anglais/français), illustré de portraits, d’archives et de reproductions d’oeuvres, mêle approche sensible, récit personnel et regard historique. Il s’adresse à un large public curieux, amateur d’art et de culture, désireux de découvrir une oeuvre puissante, à la croisée de l’art, de l’activisme et de la spiritualité.

 

Pour découvrir la page dédiée à l'artiste, cliquez sur ce lien

Pour visualiser les œuvres, cliquez sur ce lien

Pour voir l'exposition consacrée à cette artiste, cliquez sur ce lien

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On the occasion of the solo exhibition “Niah Juella McLeod – Doonocch Mabra, Owl Eyes | Dans le sillage de la chouette”, Éditions Arts d’Australie • Stéphane Jacob, Paris, is pleased to present its latest publication:

 

Niah Juella McLeod – Doonocch Mabra, Owl Eyes | Dans le sillage de la chouette

Bilingual French/English catalogue, 56 pages
Éditions Arts d’Australie • Stéphane Jacob, Paris, 2025
ISBN: 979-10-95931-03-4
Price: €20

→ Available at the gallery

 

Excerpt from the monographic catalogue ‘Niah Juella McLeod - Doonocch Mabra, Owl Eyes | In the Wake of the Owl,’ Editions Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris, 2025
Excerpt from the monographic catalogue ‘Niah Juella McLeod - Doonocch Mabra, Owl Eyes | In the Wake of the Owl,’ Editions Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris, 2025

 

Niah Juella McLeod – Doonooch Mabra: Owl Eyes is the first monographic catalogue dedicated to this contemporary Aboriginal Australian artist. Published on the occasion of her solo exhibition, it highlights a practice rooted in memory, cultural transmission, and the search for identity.

The daughter of poet, healer and activist Robert McLeod, founder of the Doonooch Dance Company, and of a mother of Western origin who was required to leave the community in accordance with tribal law, Niah inherits a profound artistic and political legacy. Her father, a defender of Aboriginal rights and guardian of cultural traditions, instilled in her the conviction that art is a vehicle for resistance and cultural renewal. Niah represents a generation of artists who move beyond traditional codes to assert a personal, committed and innovative form of expression.

Her works are distinguished by hypnotic patterns composed of fine lines or small acrylic dots, applied using a pipette, brush or echidna quill.

These forms evoke the natural world and ancestral stories, expressing a deep connection to her environment. Niah captures the power of the land by playing with light and texture, revealing the materiality of natural elements. Iridescent shades recall the mineral richness of the Australian soil, the warmth of sand, the chalk of cliffs, and the natural pigments used for millennia. The delicacy of the organic motifs and the softness of the contrasts invite contemplation and a reconnection with the land, perceived as alive and carrying memory and knowledge.

Excerpt from the monographic catalogue ‘Niah Juella McLeod - Doonocch Mabra, Owl Eyes | In the Wake of the Owl,’ Editions Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris, 2025
Excerpt from the monographic catalogue ‘Niah Juella McLeod - Doonocch Mabra, Owl Eyes | In the Wake of the Owl,’ Editions Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris, 2025

This bilingual (English/French) catalogue, illustrated with portraits, archival material and reproductions of artworks, weaves together a sensitive approach, personal narrative and historical perspective. It is intended for a wide audience curious readers, art lovers and cultural enthusiasts, who wish to discover a powerful body of work at the crossroads of art, activism and spirituality.

 

To discover the page dedicated to the artist, click on this link.

To view the works, click on this link.

To see the exhibition dedicated to this artist, click on this link.

 

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3 octobre 2025 5 03 /10 /octobre /2025 11:25
Photographie © Musée des Confluences © S. Roux

Photographie © Musée des Confluences © S. Roux

Du 30 septembre au 21 octobre 2025, la Gare de Lyon Part-Dieu accueille un événement un peu spécial : quatre œuvres d’art aborigène australien, issues des collections du musée des Confluences, seront présentées chaque mardi au cœur de la gare.

 

Une œuvre différente chaque semaine

Pendant quatre semaines, une œuvre sera installée dans la gare, chaque mardi, de 10h à 12h et de 13h à 16h. Vous pourrez la découvrir tranquillement en attendant votre train, et surtout échanger avec des médiateurs du musée, qui seront là pour répondre à vos questions et vous raconter l’histoire de chaque œuvre.

C’est une belle façon de découvrir un art souvent méconnu, porteur de récits, de symboles et de liens profonds avec la terre et les ancêtres.

Pamapardu Jukurpa [Rêve des Fourmis volantes], 1999 Jack Ross Jakamarra – Yuendumu, groupe warlpiri Acrylique sur toile © Musée des Confluences
Pamapardu Jukurpa [Rêve des Fourmis volantes], 1999 Jack Ross Jakamarra – Yuendumu, groupe warlpiri Acrylique sur toile © Musée des Confluences

Les œuvres au programme

  • Mardi 30 septembre : une peinture de Ross Karadada, Wandjina Rain Spirit (2002), représentant les esprits de la pluie dans la culture aborigène.

 

  • Mardi 7 octobre : une œuvre de Pantjiya Nungurrayi (2005), avec des formes circulaires qui symbolisent les femmes, les collines et les dunes du désert australien.

 

  • Mardi 14 octobre : Le rêve des fourmis volantes (1999), de Jack Ross Jakamarra, inspiré d’un mythe ancien raconté depuis des générations.

 

  • Mardi 21 octobre : Goannas et os (1996), de Djambu Barra Barra, une œuvre sur la mémoire, la vie, la mort... et les varans.
Goannas et os, 1996 Djambu Barra Barra – Terre d’Arnhem, Ngukurr Acrylique sur toile © Musée des Confluences © Olivier Garcin
Goannas et os, 1996 Djambu Barra Barra – Terre d’Arnhem, Ngukurr Acrylique sur toile © Musée des Confluences © Olivier Garcin

Un moment de découverte au milieu de la gare

Avec cette exposition, le musée des Confluences sort de ses murs pour aller à la rencontre du public, directement dans un lieu de passage comme la gare. C’est l’occasion de faire une pause, de s’ouvrir à une autre culture, et pourquoi pas de donner envie de visiter le musée (le bus C7 vous y emmène directement depuis la gare !).

 

Pour plus d'informations sur le projet : cliquez ici

Pour lire sur la collection d'art aborigène du Musée des Confluences : cliquez ici

Pour regarder Stéphane Jacob-Langevin parler du développement des collections aborigènes du Musée des Confluences:  cliquez ici

Pour découvrir d'autres œuvres aborigènes : cliquez ici

 

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Aboriginal Art at Lyon Part-Dieu Station with the Musée des Confluences

 

From September 30 to October 21, 2025, Lyon Part-Dieu train station will host a special event: four Aboriginal artworks from the Musée des Confluences collections will be on display every Tuesday, right in the heart of the station.

 

A different artwork each week

For four weeks, one artwork will be presented every Tuesday, from 10 a.m. to 12 p.m. and 1 p.m. to 4 p.m. While waiting for your train, you’ll be able to take a look — and even better, talk with museum guides who will be there to share the stories behind each piece.

It’s a great way to discover an art form that’s often unknown, full of meaning, symbols, and deep connections to land and ancestry.

 

What’s on display

  • Tuesday, September 30: A painting by Ross Karadada, Wandjina Rain Spirit (2002), showing the sacred rain spirits in Aboriginal culture.
Wandjina Rain Spirit, 2002Rosendo (Ross) Karadada – Kimberley, groupe wunambal Ocres et huile sur toile © Musée des Confluences © Olivier Garcin
Wandjina Rain Spirit, 2002Rosendo (Ross) Karadada – Kimberley, groupe wunambal Ocres et huile sur toile © Musée des Confluences © Olivier Garcin
  • Tuesday, October 7: A 2005 work by Pantjiya Nungurrayi, with circular shapes that represent women, hills, and desert dunes.
  • Tuesday, October 14: The Dream of the Flying Ants (1999) by Jack Ross Jakamarra, based on an ancient and well-known Aboriginal myth.
  • Tuesday, October 21: Goannas and Bones (1996) by Djambu Barra Barra, a piece about memory, life and death… and goannas.

 

A moment of discovery in the middle of the station

With this event, the Musée des Confluences is stepping outside its walls to meet people where they are — in a busy place like the train station. It’s a chance to pause for a moment, discover another culture, and maybe even feel inspired to visit the museum (you can get there directly with the C7 bus from the station).

Sans titre, 2005 Pantjiya Nungurrayi, Papunya/Kintore, Acrylique sur toile © Musée des Confluences © Olivier Garcin - Adagp, Paris, 2025
Sans titre, 2005 Pantjiya Nungurrayi, Papunya/Kintore, Acrylique sur toile © Musée des Confluences © Olivier Garcin - Adagp, Paris, 2025

For more information about the project: click here

To read about the Aboriginal art collection at the Musée des Confluences: click here

To watch Stéphane Jacob-Langevin speak about the development of the Aboriginal collections at the Musée des Confluences: click here

To discover more Aboriginal artworks: click here

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8 juillet 2025 2 08 /07 /juillet /2025 09:09
Palissade « Baraba : Scenes of Country » par Konstantina  ©Sydney Metro
Palissade « Baraba : Scenes of Country » par Konstantina ©Sydney Metro

Konstantina est une artiste aborigène originaire de la Nation Eora (Sydney), qui revendique fièrement son appartenance clanique au peuple des Gadigal. Son travail est profondément ancré dans la revitalisation de la culture et de la langue, dont une grande partie a disparu avec la colonisation. Ses recherches académiques sur la langue, les objets culturels et les techniques traditionnelles de ses ancêtres contribuent à faire émerger des savoirs effacés par plus de deux siècles d’histoire coloniale à travers le territoire.

Récemment, Konstantina s’est intéressée à l’importance du Baraba (joncs et roseaux) dans la culture du peuple Gadigal. Autrefois abondantes dans la région de Sydney, ces plantes occupaient une place essentielle dans les traditions locales. Elles étaient utilisées notamment pour le tressage de paniers, la fabrication de filets et de lignes de pêche, ainsi que la confection de bijoux. Aujourd’hui, joncs et roseaux ont presque totalement disparu du paysage.

Konstantina dans les réserves du British Museum à Londres étudiant les objets Gadigal conservés dans leur collection ©Konstantina ©British Museum
Konstantina dans les réserves du British Museum à Londres étudiant les objets Gadigal conservés dans leur collection ©Konstantina ©British Museum

La Ville de Sydney, en collaboration avec  Sydney Metro Trains, a commandé à Konstantina un projet public visant à réintroduire symboliquement le Baraba dans l’espace urbain, à travers une œuvre monumentale : une palissade de 25 mètres de long sur 3 mètres de hauteur, installée le long des voies ferrées à Marrickville, à l’ouest de la ville. L’œuvre représente des silhouettes de roseaux ajourées en aluminium, ponctuées de disques circulaires en laiton qui évoquent des savoir-faire traditionnels aborigènes antérieurs à la colonisation.

L’installation se trouve sur un tronçon ferroviaire traversant ce qui était autrefois le marais de Gumbramorra, une zone humide historiquement riche en roseaux. En ancrant son travail dans ce lieu, Konstantina rend hommage à la faune et à la flore endémiques, ainsi qu’aux cultures ancestrales aborigènes, et plus particulièrement aux savoir-faire des peuples Gadigal et Wangal. Son œuvre restitue symboliquement la puissance du Baraba sur cette terre, en le reconnectant à son environnement d’origine et à l’influence qu’il a exercée sur les cultures autochtones de la Nation Eora.

Palissade « Baraba : Scenes of Country » par Konstantina  ©Sydney Metro
Palissade « Baraba : Scenes of Country » par Konstantina ©Sydney Metro

Ce projet, comme beaucoup d’œuvres de Konstantina, propose à la fois une réflexion sur la perte et une célébration de la survivance. En revitalisant la langue, la culture matérielle et les connaissances ancestrales, elle invite les spectateurs à prendre part à une conversation évolutive sur la terre, la mémoire et la présence durable de la culture Gadigal.

Sa démarche s’inscrit dans la durée, notamment à travers sa récente collaboration avec le British Museum, dans le cadre du projet d’exposition « Gadigal Yilbara Wala » (« Gadigal, aujourd’hui et hier »), prévu pour 2027. Cette mission l’a menée au cœur des archives du musée, où elle a pu examiner et documenter des trésors Gadigal conservés au sein du musée. Cette exploration lui a permis de mieux comprendre comment le Baraba était utilisé par les communautés aborigènes autrefois, pour pouvoir réapprendre les techniques de fabrication de ces objets selon les méthodes traditionnelles et tenter de faire ressurgir une mémoire collective.

Détail des médaillons de la palissade qui rendent hommage aux savoir-faire traditionnels aborigènes par Konstantina  ©Sydney Metro
Détail des médaillons de la palissade qui rendent hommage aux savoir-faire traditionnels aborigènes par Konstantina ©Sydney Metro

Konstantina is an Aboriginal artist of the Gadigal people of the Eora Nation (Sydney). Her work is deeply rooted in the revitalisation of culture and language - much of which was disrupted or lost alongisde colonisation. Through academic research into her ancestors’ language, cultural objects and traditional techniques, she is helping close a knowledge gap carved out by more than 200 years of colonial history.

One of her recent themes has been the cultural significance of Baraba (bullrush reeds) to the Gadigal people. Once abundant throughout the Sydney landscape, these plants occupied an important place in local traditions. Their many uses included basket weaving, net and fishing line production, and jewelry-making. Today, these Baraba reeds have all but disappeared from the landscape around Sydney.

The City of Sydney, in collaboration with Sydney Metro Trains, commissioned Konstantina to create a public project aimed at symbolically reintroducing the Baraba into the urban landscape through a monumental work : a 25-metre-long, 3-metre-high fence, installed alongside the railway tracks in Marrickville, in the west of the city. The work features the silhouettes of Baraba reeds rendered in aluminum, interwoven with circular brass discs that evoke traditional pre-colonial Aboriginal skills.  

The work is situated along a stretch of railway running through what was once the Gumbramorra Swamp, a wetland historically rich with Baraba reeds. By anchoring her work in this location, Konstantina pays hommage to the endemic flora and fauna, as well as to ancestral Aboriginal cultures, in particular to the skills and expertises of the Gadigal and Wangal peoples. Her work symbolically restores the power of the Baraba on this land, reconnecting it to its original environment and the influence it has exerted on the indigenous cultures of the Eora.

This project, like much of Konstantina’s work, offers both a reflection on loss and a celebration of survival. Through the revitalisation of language, material culture, and ancestral knowledge, Konstantina invites viewers into an evolving conversation about land, memory, and the enduring presence of Gadigal culture.

The artist’s long-term vision is reflected in her recent collaboration with the British Museum, as part of the "Gadigal Yilbara Wala" (“Gadigal, Now and Then”). This research journey took her into the heart of the museum’s archives, where she was able to examine and document Gadigal tresures held at the heart of the museum. This exploration enabled her to gain a better understanding of how the Baraba plant was used by aboriginal communities in the past, so that she could relearn the techniques of making these objects using traditional methods, and attempt to resurrect a collective memory.

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1 juillet 2025 2 01 /07 /juillet /2025 10:54

🇫🇷

Sky Lions Series 2025 : le grand rendez-vous rugby de l’année sur Sky Sports

Tous les quatre ans, les British & Irish Lions, une équipe légendaire réunissant les meilleurs joueurs d’Angleterre, d’Écosse, du Pays de Galles et d’Irlande, partent en tournée à l’étranger pour affronter une nation majeure du rugby. En 2025, c’est en Australie qu’ils poseront leurs valises, pour une série de matchs très attendue : les Lions Series.

Lions Series 2025 : quand le rugby célèbre l’art aborigène à travers la vision de Konstantina ©Sky Creative ©Konstantina
Lions Series 2025 : quand le rugby célèbre l’art aborigène à travers la vision de Konstantina ©Sky Creative ©Konstantina

Cette année, Sky Sports est le diffuseur exclusif de l’événement au Royaume-Uni et en Irlande. Du 20 juin au 2 août 2025, les fans pourront suivre neuf rencontres en direct, dont trois test matches contre l’équipe nationale australienne, les Wallabies.

Pour célébrer cette tournée exceptionnelle, Sky a collaboré avec Konstantina, une artiste aborigène originaire du peuple Gadigal, afin de concevoir une identité visuelle originale, profondément ancrée dans les traditions artistiques aborigènes d’Australie. Son univers visuel, vibrant de couleurs, mêle points blancs, coups de pinceau et motifs oniriques inspirés du Temps du Rêve. Pour les Lions Series, elle a imaginé le voyage symbolique d’un lion, guidé par un pélican, cheminant avec respect le long d’une songline* Gadigal jusqu’à Sydney.

Regard du lion, guidé par le pélican, symbole du voyage sacré sur les terres Gadigal ©Sky Creative ©Konstantina
Regard du lion, guidé par le pélican, symbole du voyage sacré sur les terres Gadigal ©Sky Creative ©Konstantina

Ce travail s’inscrit dans la continuité de sa série "Ken Done Aboriginal Series", hommage à l’artiste emblématique des années 1980, Ken Done, dont la représentation haute en couleur de Sydney, la terre de ses ancêtres Gadigal, l’a profondément marquée. À travers cette série comme dans sa collaboration avec Sky, Konstantina interroge la place de l’art aborigène contemporain, entre mémoire, paysage et rêve. Chaque œuvre est pensée comme une cartographie sensible, faite pour être rêvée.

Dans son atelier, Konstantina réalise une toile de la série "Ken Done Aboriginal Series" ©Konstantina
Dans son atelier, Konstantina réalise une toile de la série "Ken Done Aboriginal Series" ©Konstantina

« C’est formidable de voir un diffuseur britannique valoriser la narration et les pratiques artistiques des peuples aborigènes d’Australie, et d’en être fier au point de les diffuser à grande échelle pour les Lions Series. Travailler en étroite collaboration avec l’équipe, du concept à la réalisation, nous a permis de raconter cette histoire avec justesse et de présenter l’art aborigène au monde entier de manière unique et percutante. » – Konstantina

Cette séquence visuelle a été mise en mouvement par Sky Creative, en partenariat avec le studio d’effets spéciaux Coffee & TV, dans une fusion saisissante d’art aborigène et de technologies immersives.

Selon Harry Ward, Directeur Créatif chez Sky Creative « Travailler avec une artiste aborigène nous a permis de créer une identité visuelle à la fois authentique et respectueuse. Le lion incarne l’unité des quatre nations, un symbole fort de fierté et de force communes. Pour cette tournée en Australie, nous l’avons imaginé comme un voyageur humble. En combinant art traditionnel et effets visuels de pointe, nous avons façonné un personnage culturellement fidèle et visuellement percutant, à l’image de la série. »

Sur le terrain, le rugissement du lion s’élève, porté par la force de la culture aborigène ©Sky Creative ©Konstantina
Sur le terrain, le rugissement du lion s’élève, porté par la force de la culture aborigène ©Sky Creative ©Konstantina

Le projet s’est également enrichi de la collaboration du compositeur Dave Connolly et du musicien et conseiller culturel Matthew Doyle, qui a joué du didgeridoo et des percussions dans le générique.

Si l’intelligence artificielle a été utilisée pour nourrir les premières idées, c’est un travail artistique minutieux, mené en étroite collaboration avec Konstantina, qui a donné vie à l’ensemble du projet. Chaque détail a été soigneusement pensé pour rester fidèle aux formes, aux récits et aux principes culturels propres à la culture aborigène, dans le respect de sa symbolique, de ses valeurs et de sa sensibilité.

 

La campagne sera déclinée sur tous les supports, télévision, digital, réseaux sociaux, publicité, avant et pendant la tournée. Sky Sports est la seule chaîne à diffuser l’intégralité des Lions Series 2025 au Royaume-Uni et en Irlande, avec trois test matches et six matchs de préparation, en direct du 20 juin au 2 août.

 

Les Sky Lions Series 2025 célèbrent le rugby, l’art aborigène et l’unité entre les nations.

 

*Les songlines, ou « pistes du Rêve », sont les chemins tracés par les ancêtres lors de la création du monde. Ces récits, transmis oralement et à travers l’art, relient les peuples aborigènes à leur terre et à leur spiritualité.
(Source : Musée du quai Branly-Jacques Chirac – Songlines. Chant des pistes du désert australien)

 

Pour découvrir la campagne, cliquez ici

Pour en savoir plus sur la conception, cliquez ici

Pour visualiser le processus de création, cliquez ici

Pour plus d'informations sur le projet, cliquez ici

Pour accéder aux œuvres de Konstantina, cliquez ici

 

🇬🇧

Sky Lions Series 2025: A Major Rugby Event on Sky Sports

Every four years, the British & Irish Lions, a legendary rugby team made up of the best players from England, Scotland, Wales, and Ireland, go on an international tour to face one of the sport’s powerhouse nations. In 2025, they will travel to Australia for a highly anticipated series of matches, the Lions Series. This year, Sky Sports is the exclusive broadcaster of the event in the UK and Ireland. From 20 June to 2 August 2025, fans will be able to watch nine live matches, including three major test matches against Australia’s national team, the Wallabies.

 

To mark this special tour, Sky collaborated with Konstantina, an Aboriginal artist from the Gadigal people, to design a unique visual identity, deeply rooted in the traditions of Aboriginal Australian art.

 

Her visual language blends bright colours, fine brushstrokes, and dotted patterns, inspired by the Dreamtime. For the Lions Series, she imagined the symbolic journey of a lion, guided by a pelican, respectfully following a Gadigal songline* to Sydney. This work continues her series “Ken Done Aboriginal Series”, a tribute to the iconic 1980s artist Ken Done, whose colourful depictions of Sydney, the land of her Gadigal ancestors, deeply influenced her. In both the series and this collaboration with Sky, Konstantina explores the place of contemporary Aboriginal fine art, blending memory, landscape, and dream. Each piece is conceived as a sensitive map, meant to be dreamt.

Sky Lions Series 2025: the big rugby event of the year on Sky Sports ©Sky Creative ©Konstantina
Sky Lions Series 2025: the big rugby event of the year on Sky Sports ©Sky Creative ©Konstantina

“It is wonderful to see a British broadcaster embrace the storytelling and arts practise of Indigenous Australia and be so proud to showcase it across their channels for the Lions tour. Working collaboratively with the team from concept to conclusion meant that we were able to get the story right and show off First Nations art to the world in a unique and compelling way.”Konstantina

 

The visual sequence was brought to life by Sky Creative, in collaboration with VFX studio Coffee & TV, combining Aboriginal art with immersive visual effects.

“Working with a First Nations artist has helped us create an authentic and respectful visual identity. The lion embodies the unity of the four nations - a powerful symbol of shared pride and strength.

For this Australian tour, we chose to portray him as a respectful traveller. By combining traditional Indigenous art techniques with cutting-edge visual effects, we’ve crafted a character that is both culturally authentic and visually striking, which is perfectly suited to the series.”Harry Ward, Creative Director, Sky Creative

 

The project also involved composer Dave Connolly and cultural advisor and musician Matthew Doyle, who performed the didgeridoo and percussion in the title sequence.
While AI was used in the early conceptual stages, it was a careful artistic process, carried out in close collaboration with Konstantina, that shaped the final result. Every detail was carefully considered to remain faithful to the forms, stories, and cultural principles of Aboriginal tradition, while respecting its symbolism, values, and sensitivity.

The lion reaches Sydney, Gadigal land, a living symbol of the connection between past and present ©Sky Creative ©Konstantina
The lion reaches Sydney, Gadigal land, a living symbol of the connection between past and present ©Sky Creative ©Konstantina

The campaign will appear across all platforms, television, digital, social media, and advertising, in the lead-up to and during the Lions Series.

Sky Sports is the only place to watch the entire 2025 British & Irish Lions Tour of Australia in the UK and Ireland, including three test matches and six warm-up games, live from 20 June to 2 August.

The Sky Lions Series 2025 celebrates rugby, Aboriginal art, and the unity of nations.

 

*Songlines, or “Dreaming tracks,” are paths traced by ancestral beings during the creation of the world. These stories, passed down orally and through art, connect Aboriginal people to their land and spirituality.
(Source: Musée du quai Branly – Jacques Chirac, Songlines: Chant des pistes du désert australien

 

To find out more about the campaign, click here

To find out more about the design, click here

To view the creative process, click here

For more information on the project, click here

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26 juin 2025 4 26 /06 /juin /2025 14:53
Emily Kame Kngwarraye, Ntang Dreaming 1989  National Gallery of Australia. © Estate of Emily Kam Kngwarray / DACS 2024, All rights reserved

Emily Kame Kngwarraye, Ntang Dreaming 1989 National Gallery of Australia. © Estate of Emily Kam Kngwarray / DACS 2024, All rights reserved

La Tate Modern à Londres consacre une grande rétrospective à l’artiste aborigène Emily Kame Kngwarreye, du 10 juillet 2025 au 11 janvier 2026.
Organisée en collaboration avec la National Gallery of Australia, cette exposition marque la première présentation d’envergure en Europe de son œuvre magistrale. Une occasion exceptionnelle de découvrir le parcours et la vision de l’une des artistes les plus influentes d’Australie.

Tate Modern, Londres
Tate Modern, Londres

Une artiste autodidacte au rayonnement international

Née vers 1910 dans la communauté d’Utopia, au cœur du désert central australien, Emily Kame Kngwarreye ne commence à peindre qu’à la fin des années 1980, à plus de 70 ans.
En moins de dix ans, elle réalise près de 3 000 œuvres d’une puissance visuelle et d’une profondeur spirituelle qui captivent aussitôt la scène artistique mondiale.
En 1997, elle est choisie à titre posthume, pour représenter l’Australie à la Biennale de Venise, devenant ainsi la première femme artiste aborigène à y occuper cette position. Une reconnaissance internationale majeure.

 

Une œuvre universelle, ancrée dans le territoire

L’exposition à la Tate proposera un parcours immersif à travers les différentes phases de sa création : des premières toiles pointillistes aux grandes compositions abstraites, baignées de pigments ocre, blancs ou terreux.
Chaque peinture incarne une dimension spirituelle profonde, liée au “Dreaming”, concept central dans la culture aborigène qui mêle cosmogonie, mémoire ancestrale et lien sacré au territoire.

Au cœur de son iconographie, l’igname, plante nourricière sacrée et motif totémique majeur, revient comme un fil conducteur, exprimant à la fois la fertilité du sol, la mémoire des ancêtres et la continuité du vivant.

 

Une invitation à repenser les récits de l’histoire de l’art

Avec cette exposition, la Tate Modern poursuit son engagement vers une relecture plus inclusive et décentrée de l’histoire de l’art.
Emily Kame Kngwarreye, souvent comparée à Monet ou Rothko pour son usage audacieux de la couleur et la force de son abstraction, s’inscrit pleinement dans le récit global de la modernité, tout en l’enrichissant d’un regard profondément autre.

 

Emily Kame Kngwarreye — Retrospective
📍 Tate Modern, Londres
📅 Du 10 juillet 2025 au 11 janvier 2026
🎟️ Informations à venir sur tate.org.uk

Pour découvrir l'univers des œuvres d'Emily Kame Kngwarreye, cliquez ici

Photographie d'Emily Kame Kngwarreye ©Steve Strike, Image courtesy of D’Lan Contemporary and Gagosian.
Photographie d'Emily Kame Kngwarreye ©Steve Strike, Image courtesy of D’Lan Contemporary and Gagosian.

Tate Modern in London is devoting a major retrospective to Aboriginal artist Emily Kame Kngwarreye, from 10 July 2025 to 11 January 2026.
Organised in collaboration with the National Gallery of Australia, this exhibition marks the first large-scale presentation of her work in Europe, a rare opportunity to discover the artistic journey and vision of one of Australia’s most influential painters. A Self-Taught Artist with Global Impact

Born around 1910 in the community of Utopia, in the heart of Australia’s central desert, Emily Kame Kngwarreye only began painting in the late 1980s, at over 70 years old.
In less than a decade of intense artistic practice, she produced nearly 3,000 works of striking visual power and profound spiritual depth, which rapidly captivated the international art scene.
In 1997, she was posthumously chosen to represent Australia at the Venice Biennale, becoming the first Aboriginal woman artist to receive this distinction, a major milestone in global recognition.

 

A Universal Body of Work, Rooted in Country

The Tate exhibition will offer an immersive journey through the various phases of her work: from early pointillist canvases to large abstract compositions awash in ochre, white, and earthy pigments.
Each painting carries a deep spiritual dimension, tied to the "Dreaming" a central concept in Aboriginal culture that interweaves cosmology, ancestral memory, and sacred connection to the land.

At the heart of her iconography lies the yam plant, a sacred food source and powerful totemic symbol, recurring like a guiding thread, expressing the fertility of the land, the memory of ancestors, and the continuity of life.

 

Reframing Art History

With this exhibition, Tate Modern continues its commitment to a more inclusive and decentered reading of art history.
Often compared to Monet or Rothko for her bold use of colour and abstract intensity, Emily Kame Kngwarreye is firmly embedded in the global narrative of modernity — while offering a profoundly different worldview.

 

Emily Kame Kngwarreye — Retrospective
📍 Tate Modern, London
📅 10 July 2025 – 11 January 2026
🎟️ More information soon on tate.org.uk

To discover the world of Emily Kame Kngwarreye's work, click here

Emily Kam Kngwarray, Seeds of abundance 1990 National Gallery of Australia. © Estate of Emily Kam Kngwarray / DACS 2024, All rights reserved
Emily Kam Kngwarray, Seeds of abundance 1990 National Gallery of Australia. © Estate of Emily Kam Kngwarray / DACS 2024, All rights reserved

 

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3 octobre 2024 4 03 /10 /octobre /2024 11:52
Publication de l'hebdomadaire  « Ya ! » le 02/10/2024

Publication de l'hebdomadaire « Ya ! » le 02/10/2024

À l'occasion de la nouvelle exposition de Konstantina à la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob, l'hebdomadaire en breton « Ya ! » s’est intéressé au sujet.

Pendant la durée de l'exposition, participez aux visites guidées en breton, animées par Brieuc Bourreau, en stage à la galerie.

 

"SE REAPPROPRIER LA CULTURE ABORIGENE D’AUSTRALIE"

À partir du 12 octobre 2024, une nouvelle exposition intitulée "Nala Ngura, Colours of Country" sera présentée à la galerie d'art Arts d'Australie à Paris… Et un des médiateurs est breton ! Il sera possible de découvrir en breton l'histoire et la culture du peuple aborigène Gadigal d'Australie grâce au travail de cette artiste.

L’art de Konstantina est souvent présenté à la galerie d'art « Arts d'Australie » par le directeur Stéphane Jacob. De nouvelles toiles seront exposées pendant trois mois et demi, du 12 octobre 2024 au 25 janvier 2025, pour l'exposition "Nala Ngura, Colours of Country". "C'est une artiste aborigène d'Australie du côté de son père et anglaise par sa mère", explique Brieuc Bourreau, qui s’occupe notamment de la médiation et de l'accompagnement pendant son stage dans la galerie.

Ce dernier est Brestois et bretonnant, en plus ! "Il sera possible de proposer la visite de l'exposition en breton pendant une trentaine de minutes pour les personnes intéressées par cet art ou bien l’art en général", dit-il.

Kate Constantine est issue du peuple Eora. "Elle vit à Sydney, entourée de trois rivières : Hawkesbury, Nepean et Georges River", explique Konstantina dans une interview vidéo réalisée par l'Institut des langues rares (ILARA). "Il existe 29 langues principales appartenant à 11 groupes linguistiques. Gadigal est l'un de ces groupes linguistiques."

Brieuc Bourreau compare la situation des Bretons avec celle du peuple Gadigal, en soulignant les discriminations qui ont été mises en place par la politique du gouvernement australien depuis longtemps : "Les premiers arrivants dans la région étaient eux, autour de Sydney. Les gens ont été contraints de ne pas transmettre leur langue. Le grand-père de Konstantina a rapidement absorbé la culture des Blancs."

 

DOUBLE CULTURE

"Konstantina a une culture double : celle de l'Occident et celle des Gadigal", explique Brieuc Bourreau. "Elle se réapproprie sa culture." On peut le voir dans ses toiles, qui intègrent des thèmes et des techniques traditionnelles de sa terre. Dans une partie des œuvres qui seront présentes lors de l'exposition, des points sont visibles sur les toiles : ce sont les "mapping mobs", représentant la cartographie des clans. Chaque point représente un foyer qui parle une langue en Australie. Les éléments sont rapidement mélangés pour créer une toile riche en couleurs.

Six personnes parlent la langue Gadigal, également connue sous le nom de Dharug, aujourd'hui, et Konstantina en fait partie. Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), la langue est en danger. "Les gens apprennent de plus en plus les langues des ancêtres, venant de communautés différentes en Australie", a écrit en 2010 Christopher Moselay, le rédacteur en chef de l'atlas des langues en danger dans le monde. Konstantina est fière quand on parle sa langue, ou bien aussi quand elle se replonge dans les techniques de son peuple à travers son art : "C'est une base pour aller de l’avant vers la réunification et le renouveau."

 

Article de Manon Deniau publié le 02/10/2024

Traduction par Brieuc Bourreau

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25 mai 2024 6 25 /05 /mai /2024 11:58
Vue de l'exposition "Racines", en compagnie de Stéphane Jacob (Galerie Arts d'Australie) et Hervé Cadet (Galerie Oia)

Vue de l'exposition "Racines", en compagnie de Stéphane Jacob (Galerie Arts d'Australie) et Hervé Cadet (Galerie Oia)

La Galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob invite la Galerie Oia, pour une conversation en deux temps au 13 rue Chapon 75003 Paris.
Rencontre entre l’art aborigène et l’art d’Asie du sud-est, deux cultures qui mettent leur énergie narrative au service d’un travail poétique de mémoire.

Au printemps (16 mai - 15 juin) l’exposition « Racines » marquera la genèse de ce partenariat, en interrogeant les liens qui unissent le présent au passé et invoquent héritage et mythologies.
 
L’été venu et pendant la période olympique (6 juillet - 21 septembre) l’exposition « Strong », célèbrera la force vitale du territoire et la nécessité de l’engagement artistique.
 
Afin de vous présenter ces deux expositions, nous vous convions à deux visioconférences présentées par Hervé Cadet et Stéphane Jacob. 
Racines le jeudi 30/05 de 12h à 12h45 ou de 18h à 18h45
Strong le jeudi 11/07 de 12h à 12h45 ou de 18h à 18h45

Inscription obligatoire par mail : sj@artsdaustralie.com
Merci de préciser l’heure et le jour.
 

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18 novembre 2023 6 18 /11 /novembre /2023 15:51
Œuvres de la série "Negative Space" de Konstantina, présentées à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob

Œuvres de la série "Negative Space" de Konstantina, présentées à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob

Konstantina est une artiste aborigène contemporaine descendante du peuple Gadigal. Passionnée par sa langue, sa culture et son histoire, dont une grande partie a disparue depuis la colonisation, Konstantina raconte la véritable histoire de son peuple avec des recherches approfondies. 

Elle réimagine les traditions des peintres de son peuple et propose un récit moderne permettant à tous les Australiens de mieux comprendre que les aborigènes font partie intégrante du tissu australien.

La série “Negative Space” est une exploration poussée de l’identité aborigène de Konstantina, constituée et caractérisée par l’absence plutôt que la présence. Elle questionne ainsi sa découverte tardive, à 20 ans, de son appartenance au peuple Gadigal. Les plantes représentées, spinifex et bungalow palm tree représentent son lien à la nature, et de fait, à son peuple.

Les peintures de cette série se composent de diptyques. A la manière d’une ombre chinoise, la silhouette végétale de l’espèce représentée s’incarne par un assemblage de pointillés finement apposés ou se soustrait à son environnement laissant derrière elle l’empreinte de son absence révélée par ses contours de points.

Son travail reflète sa sensibilité au travers des réflexions qu'elle porte sur le récit, qui rend compte des oppressions et des luttes subies par son peuple. En invoquant ses souvenirs sur le mouvement missionnaire, elle ouvre un dialogue interculturel sur les blessures du passé et restitue la parole à ses ancêtres en faisant vivre la culture aborigène au temps présent.

Venez apprécier son exposition " KONSTANTINA, GARRIGARANG BADU " jusqu'au 16 décembre 2023 à la galerie ARTS D'AUSTRALIE - STEPHANE JACOB située au 13 rue Chapon, 75003 PARIS et ouverte du lundi au samedi, de 10h à 18h.

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18 novembre 2023 6 18 /11 /novembre /2023 15:45
Vue d'une oeuvre de la série "Raining Series", visible dans l'exposition "Garrigarang Badu" de l'artiste Konstantina, présentée à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Vue d'une oeuvre de la série "Raining Series", visible dans l'exposition "Garrigarang Badu" de l'artiste Konstantina, présentée à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Konstantina est une artiste aborigène contemporaine descendante du peuple Gadigal. Passionnée par sa langue, sa culture et son histoire, dont une grande partie a disparue depuis la colonisation, Konstantina raconte la véritable histoire de son peuple avec des recherches approfondies. 

Elle réimagine les traditions des peintres de son peuple et propose un récit moderne permettant à tous les Australiens de mieux comprendre que les aborigènes font partie intégrante du tissu australien.

Son travail reflète sa sensibilité au travers des réflexions qu'elle porte sur le récit, qui rend compte des oppressions et des luttes subies par son peuple. En invoquant ses souvenirs sur le mouvement missionnaire, elle ouvre un dialogue interculturel sur les blessures du passé et restitue la parole à ses ancêtres en faisant vivre la culture aborigène au temps présent.

La série "Raining Series" entremêle lignes de couleurs et points. L'acrylique interagit avec l'ocre naturel et créée une matérialité qui contraste avec l'image de ces précipitations. Cette série s’intègre parfaitement à sa démarche artistique qui est d’interroger la thématique de l’identité à travers le monde de la nature. Elle représente ses rêves, ses inquiétudes, ses angoisses mais également ses joies.

Na (To See), qui se traduit par “Voir”, fait partie de cette série d'œuvres Raining vues de son lit. Konstantina réfléchit à Wiyanga (la maternité), Dyin (la féminité) et à ce que c'est que d'être, d’exister. Beaucoup de Wiyanga ressentent un lien plus fort avec leur pays et leur culture suite à la naissance d'un enfant. Pour Konstantina, cette pièce explore les thèmes du renouveau, de la force, de la culture, des questionnements sur la couleur de peau et de l’acceptation de celle-ci, du bonheur et de la satisfaction d'être en ce moment Wiyanga s’occupant de Durung (fils).

Venez apprécier son exposition " KONSTANTINA, GARRIGARANG BADU " jusqu'au 16 décembre 2023 à la galerie ARTS D'AUSTRALIE - STEPHANE JACOB située au 13 rue Chapon, 75003 PARIS et ouverte du lundi au samedi, de 10h à 18h.

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18 novembre 2023 6 18 /11 /novembre /2023 15:07
Vue d'une oeuvre de la série "Ken Done", visible dans l'exposition "Garrigarang Badu" de l'artiste Konstantina à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Vue d'une oeuvre de la série "Ken Done", visible dans l'exposition "Garrigarang Badu" de l'artiste Konstantina à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Konstantina est une artiste aborigène contemporaine descendante du peuple Gadigal. Passionnée par sa langue, sa culture et son histoire, dont une grande partie a disparue depuis la colonisation, Konstantina raconte la véritable histoire de son peuple avec des recherches approfondies. 

Elle réimagine les traditions des peintres de son peuple et propose un récit moderne permettant à tous les Australiens de mieux comprendre que les aborigènes font partie intégrante du tissu australien.

Son travail reflète sa sensibilité au travers des réflexions qu'elle porte sur le récit, qui rend compte des oppressions et des luttes subies par son peuple. En invoquant ses souvenirs sur le mouvement missionnaire, elle ouvre un dialogue interculturel sur les blessures du passé et restitue la parole à ses ancêtres en faisant vivre la culture aborigène au temps présent.

La série "Ken Done Aboriginal Series" s'organise avec des palettes très colorées sur lesquelles des cimes de petits points blanc évoquent la perspective de paysages enchantés, puisés au Temps du Rêve.

Cette série d'oeuvres interroge ma pratique des beaux-arts aborigènes contemporains. Il s'agit aussi d'un clin d'oeil à la légende des années 80, Ken Done devenu l'un des artistes les plus célèbres d'Australie. Son utilisation de la couleur et sa vaste documentation sur Sydney (la terre de mes ancêtres Gadigal) sont un cadeau pour tous ceux qui connaissent cet endroit si particulier. Les motifs de chacune de mes œuvres font référence à la topographie du paysage. Ces œuvres sont faites pour être rêvées.

Venez apprécier son exposition " KONSTANTINA, GARRIGARANG BADU " jusqu'au 16 décembre 2023 à la galerie ARTS D'AUSTRALIE - STEPHANE JACOB située au 13 rue Chapon, 75003 PARIS et ouverte du lundi au samedi, de 10h à 18h.

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Présentation

  • : Le blog de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris
  • : Stéphane Jacob, diplômé de l'Ecole du Louvre, spécialiste de l'art australien contemporain, expert C.N.E.S. en art aborigène, a créé en 1996 la galerie Arts d'Australie · Stephane Jacob en France à Paris dans le XVIIe arrondissement. Expert en art aborigène. Membre de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d’Art et de Collection (C.N.E.S.) - Membre du Comité Professionnel des Galeries d'Art - Officier honoraire de l’Ordre d’Australie Retrouvez-nous sur www.artsdaustralie.com
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