Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
14 novembre 2025 5 14 /11 /novembre /2025 12:36

Une œuvre d’art aborigène offerte à bord du brise-glace L’Astrolabe : un symbole fort de la coopération franco-australienne

Le 6 novembre 2025, une cérémonie empreinte d’émotion et de symboles s’est tenue à bord du brise-glace polaire français L’Astrolabe, en présence de représentants français et australiens issus des milieux diplomatiques, scientifiques et maritimes.

À cette occasion, Caroline Jackson, présidente de l’Alliance Française de Hobart, a remis au Capitaine de frégate Benjamin Tutoy une œuvre de l’artiste aborigène australienne Konstantina, en hommage à l’amitié durable entre la France et l’Australie.

Cette initiative, soutenue par la galerie Arts d’Australie Stéphane Jacob et coordonnée par Emmanuelle Crane, réserviste citoyenne de la Marine nationale et présidente de l’Indo-Pacific Institute, s’inscrit dans la continuité des actions de coopération culturelle et maritime entre les deux nations.

L’Astrolabe : un symbole fort de la coopération franco-australienne
L’Astrolabe : un symbole fort de la coopération franco-australienne

Une œuvre porteuse de sens

Dans un message lu par Caroline Jackson, l’artiste, actuellement en préparation de son exposition au British Museum à Londres, a exprimé la portée symbolique de son geste : « Je suis extrêmement honorée d’avoir créé cette œuvre pour le brise-glace français L’Astrolabe. C’est un plaisir de voir nos deux grandes nations : l’Australie, ma terre natale, foyer de mes ancêtres depuis plus de 65 000 ans, et la France, mon second foyer, réunies à travers cet hommage artistique. Ce tableau est mon cadeau non seulement à ce navire remarquable, mais aussi à son équipage et à tous les chercheurs qui, chaque jour, enrichissent notre connaissance des océans. »

L’œuvre illustre la connexion profonde entre les peuples et la mer, tout en rendant hommage à la recherche scientifique et à la coopération maritime. Elle incarne la rencontre de deux cultures autour d’un même engagement : la préservation et la compréhension du monde océanique.

L'œuvre de Konstantina offerte à bord du brise-glace L’Astrolabe
L'œuvre de Konstantina offerte à bord du brise-glace L’Astrolabe

Un partenariat exemplaire entre art, science et diplomatie

Lors de la cérémonie, Emmanuelle Crane a également lu un message de l’Amiral Laurent Bechler, du Centre d’études stratégiques de la Marine (CESM), qui a salué l’importance du geste : « Il est symbolique de présenter cette peinture exceptionnelle de l’artiste aborigène Konstantina au capitaine Tutoy et à son équipage, car elle incarne la coopération durable entre la France et l’Australie. »

Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus large du dialogue bilatéral entre la Marine nationale française, l’Institut polaire français Paul-Émile Victor (IPEV), le Gouvernement de Tasmanie, et les institutions australiennes partenaires, en faveur d’une meilleure compréhension des enjeux maritimes et environnementaux dans la région indo-pacifique.

 

L’Astrolabe, symbole de coopération et d’engagement scientifique

Opéré par la Marine nationale pour le compte des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) et de l’IPEV, le brise-glace L’Astrolabe assure les liaisons logistiques entre Hobart (Tasmanie) et la base scientifique française Dumont d’Urville, en Antarctique. Il incarne la coopération entre la France et l’Australie dans les domaines de la science, de la mer et de la diplomatie environnementale. L’intégration d’une œuvre aborigène à bord du navire souligne l’importance des échanges culturels dans le renforcement de cette amitié, et rappelle que l’art, tout comme la mer, reste un vecteur essentiel de dialogue et de compréhension mutuelle.

Remise symbolique de l’œuvre aborigène de Konstantina à bord de L’Astrolabe
Remise symbolique de l’œuvre aborigène de Konstantina à bord de L’Astrolabe

Pour découvrir d'autres œuvres de Konstantina, Cliquez ici

Pour lire un article sur la série "Under the Sea" de Konstantina, Cliquez ici

——

 

An Aboriginal Artwork Presented Aboard the Icebreaker L’Astrolabe: A Powerful Symbol of Franco-Australian Cooperation

On 6 November 2025, a ceremony filled with emotion and symbolism took place aboard the French polar icebreaker L’Astrolabe, in the presence of French and Australian representatives from the diplomatic, scientific and maritime communities.

On this occasion, Caroline Jackson, President of the Alliance Française of Hobart, presented Lieutenant Commander Benjamin Tutoy with a work by the Australian Aboriginal artist Konstantina, as a tribute to the enduring friendship between France and Australia.

This initiative, supported by the gallery Arts d’Australie • Stéphane Jacob and coordinated by Emmanuelle Crane, Citizen Reservist of the French Navy and President of the Indo-Pacific Institute, is part of ongoing cultural and maritime cooperation between the two nations.

L’Astrolabe, symbole de coopération et d’engagement scientifique
L’Astrolabe, symbole de coopération et d’engagement scientifique

A Meaningful Artwork

In a message read by Caroline Jackson, the artist, currently preparing her exhibition at the British Museum in London expressed the symbolic significance of her gesture:
“I am deeply honoured to have created this piece for the French icebreaker L’Astrolabe. It is a pleasure to see our two great nations: Australia, my homeland and the resting place of my ancestors for over 65,000 years, and France, my second home, brought together through this artistic tribute. This painting is my gift not only to this remarkable ship, but also to her crew and to all the researchers who, every day, deepen our understanding of the oceans.”

The artwork reflects the profound connection between peoples and the sea, while paying tribute to scientific research and maritime cooperation. It embodies the meeting of two cultures united by a common commitment: the preservation and understanding of the marine world.

Le capitaine de frégate Benjamin Tutoy présentant le brise-glace L’Astrolabe, symbole de coopération franco-australienne
Le capitaine de frégate Benjamin Tutoy présentant le brise-glace L’Astrolabe, symbole de coopération franco-australienne

An Exemplary Partnership Between Art, Science and Diplomacy

During the ceremony, Emmanuelle Crane also read a message from Admiral Laurent Bechler of the Navy’s Centre for Strategic Studies (CESM), who highlighted the importance of the gesture:
“It is symbolic to present this remarkable painting by the Aboriginal artist Konstantina to Captain Tutoy and his crew, for it embodies the lasting cooperation between France and Australia.”

This initiative forms part of the broader bilateral dialogue between the French Navy, the French Polar Institute Paul-Émile Victor (IPEV), the Government of Tasmania, and partner Australian institutions, in support of a deeper understanding of maritime and environmental issues in the Indo-Pacific region.

 

L’Astrolabe: A Symbol of Cooperation and Scientific Commitment

Operated by the French Navy on behalf of the French Southern and Antarctic Lands (TAAF) and IPEV, the icebreaker L’Astrolabe provides logistical links between Hobart (Tasmania) and the French scientific station Dumont d’Urville in Antarctica. It stands as a testament to Franco-Australian cooperation in science, maritime operations and environmental diplomacy. The inclusion of an Aboriginal artwork aboard the vessel underscores the significance of cultural exchange in strengthening this friendship, and serves as a reminder that art, like the sea, remains a vital conduit for dialogue and mutual understanding.

Présence maritime française dans l’Indo-Pacifique : zones d’intérêt stratégique, territoires ultramarins et dispositifs relevant de la Marine nationale.
Présence maritime française dans l’Indo-Pacifique : zones d’intérêt stratégique, territoires ultramarins et dispositifs relevant de la Marine nationale.

To discover more works by Konstantina, Click here

To read an article about Konstantina's ‘Under the Sea’ series, Click here

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2025 2 08 /07 /juillet /2025 09:09
Palissade « Baraba : Scenes of Country » par Konstantina  ©Sydney Metro
Palissade « Baraba : Scenes of Country » par Konstantina ©Sydney Metro

Konstantina est une artiste aborigène originaire de la Nation Eora (Sydney), qui revendique fièrement son appartenance clanique au peuple des Gadigal. Son travail est profondément ancré dans la revitalisation de la culture et de la langue, dont une grande partie a disparu avec la colonisation. Ses recherches académiques sur la langue, les objets culturels et les techniques traditionnelles de ses ancêtres contribuent à faire émerger des savoirs effacés par plus de deux siècles d’histoire coloniale à travers le territoire.

Récemment, Konstantina s’est intéressée à l’importance du Baraba (joncs et roseaux) dans la culture du peuple Gadigal. Autrefois abondantes dans la région de Sydney, ces plantes occupaient une place essentielle dans les traditions locales. Elles étaient utilisées notamment pour le tressage de paniers, la fabrication de filets et de lignes de pêche, ainsi que la confection de bijoux. Aujourd’hui, joncs et roseaux ont presque totalement disparu du paysage.

Konstantina dans les réserves du British Museum à Londres étudiant les objets Gadigal conservés dans leur collection ©Konstantina ©British Museum
Konstantina dans les réserves du British Museum à Londres étudiant les objets Gadigal conservés dans leur collection ©Konstantina ©British Museum

La Ville de Sydney, en collaboration avec  Sydney Metro Trains, a commandé à Konstantina un projet public visant à réintroduire symboliquement le Baraba dans l’espace urbain, à travers une œuvre monumentale : une palissade de 25 mètres de long sur 3 mètres de hauteur, installée le long des voies ferrées à Marrickville, à l’ouest de la ville. L’œuvre représente des silhouettes de roseaux ajourées en aluminium, ponctuées de disques circulaires en laiton qui évoquent des savoir-faire traditionnels aborigènes antérieurs à la colonisation.

L’installation se trouve sur un tronçon ferroviaire traversant ce qui était autrefois le marais de Gumbramorra, une zone humide historiquement riche en roseaux. En ancrant son travail dans ce lieu, Konstantina rend hommage à la faune et à la flore endémiques, ainsi qu’aux cultures ancestrales aborigènes, et plus particulièrement aux savoir-faire des peuples Gadigal et Wangal. Son œuvre restitue symboliquement la puissance du Baraba sur cette terre, en le reconnectant à son environnement d’origine et à l’influence qu’il a exercée sur les cultures autochtones de la Nation Eora.

Palissade « Baraba : Scenes of Country » par Konstantina  ©Sydney Metro
Palissade « Baraba : Scenes of Country » par Konstantina ©Sydney Metro

Ce projet, comme beaucoup d’œuvres de Konstantina, propose à la fois une réflexion sur la perte et une célébration de la survivance. En revitalisant la langue, la culture matérielle et les connaissances ancestrales, elle invite les spectateurs à prendre part à une conversation évolutive sur la terre, la mémoire et la présence durable de la culture Gadigal.

Sa démarche s’inscrit dans la durée, notamment à travers sa récente collaboration avec le British Museum, dans le cadre du projet d’exposition « Gadigal Yilbara Wala » (« Gadigal, aujourd’hui et hier »), prévu pour 2027. Cette mission l’a menée au cœur des archives du musée, où elle a pu examiner et documenter des trésors Gadigal conservés au sein du musée. Cette exploration lui a permis de mieux comprendre comment le Baraba était utilisé par les communautés aborigènes autrefois, pour pouvoir réapprendre les techniques de fabrication de ces objets selon les méthodes traditionnelles et tenter de faire ressurgir une mémoire collective.

Détail des médaillons de la palissade qui rendent hommage aux savoir-faire traditionnels aborigènes par Konstantina  ©Sydney Metro
Détail des médaillons de la palissade qui rendent hommage aux savoir-faire traditionnels aborigènes par Konstantina ©Sydney Metro

Konstantina is an Aboriginal artist of the Gadigal people of the Eora Nation (Sydney). Her work is deeply rooted in the revitalisation of culture and language - much of which was disrupted or lost alongisde colonisation. Through academic research into her ancestors’ language, cultural objects and traditional techniques, she is helping close a knowledge gap carved out by more than 200 years of colonial history.

One of her recent themes has been the cultural significance of Baraba (bullrush reeds) to the Gadigal people. Once abundant throughout the Sydney landscape, these plants occupied an important place in local traditions. Their many uses included basket weaving, net and fishing line production, and jewelry-making. Today, these Baraba reeds have all but disappeared from the landscape around Sydney.

The City of Sydney, in collaboration with Sydney Metro Trains, commissioned Konstantina to create a public project aimed at symbolically reintroducing the Baraba into the urban landscape through a monumental work : a 25-metre-long, 3-metre-high fence, installed alongside the railway tracks in Marrickville, in the west of the city. The work features the silhouettes of Baraba reeds rendered in aluminum, interwoven with circular brass discs that evoke traditional pre-colonial Aboriginal skills.  

The work is situated along a stretch of railway running through what was once the Gumbramorra Swamp, a wetland historically rich with Baraba reeds. By anchoring her work in this location, Konstantina pays hommage to the endemic flora and fauna, as well as to ancestral Aboriginal cultures, in particular to the skills and expertises of the Gadigal and Wangal peoples. Her work symbolically restores the power of the Baraba on this land, reconnecting it to its original environment and the influence it has exerted on the indigenous cultures of the Eora.

This project, like much of Konstantina’s work, offers both a reflection on loss and a celebration of survival. Through the revitalisation of language, material culture, and ancestral knowledge, Konstantina invites viewers into an evolving conversation about land, memory, and the enduring presence of Gadigal culture.

The artist’s long-term vision is reflected in her recent collaboration with the British Museum, as part of the "Gadigal Yilbara Wala" (“Gadigal, Now and Then”). This research journey took her into the heart of the museum’s archives, where she was able to examine and document Gadigal tresures held at the heart of the museum. This exploration enabled her to gain a better understanding of how the Baraba plant was used by aboriginal communities in the past, so that she could relearn the techniques of making these objects using traditional methods, and attempt to resurrect a collective memory.

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2025 2 01 /07 /juillet /2025 10:54

🇫🇷

Sky Lions Series 2025 : le grand rendez-vous rugby de l’année sur Sky Sports

Tous les quatre ans, les British & Irish Lions, une équipe légendaire réunissant les meilleurs joueurs d’Angleterre, d’Écosse, du Pays de Galles et d’Irlande, partent en tournée à l’étranger pour affronter une nation majeure du rugby. En 2025, c’est en Australie qu’ils poseront leurs valises, pour une série de matchs très attendue : les Lions Series.

Lions Series 2025 : quand le rugby célèbre l’art aborigène à travers la vision de Konstantina ©Sky Creative ©Konstantina
Lions Series 2025 : quand le rugby célèbre l’art aborigène à travers la vision de Konstantina ©Sky Creative ©Konstantina

Cette année, Sky Sports est le diffuseur exclusif de l’événement au Royaume-Uni et en Irlande. Du 20 juin au 2 août 2025, les fans pourront suivre neuf rencontres en direct, dont trois test matches contre l’équipe nationale australienne, les Wallabies.

Pour célébrer cette tournée exceptionnelle, Sky a collaboré avec Konstantina, une artiste aborigène originaire du peuple Gadigal, afin de concevoir une identité visuelle originale, profondément ancrée dans les traditions artistiques aborigènes d’Australie. Son univers visuel, vibrant de couleurs, mêle points blancs, coups de pinceau et motifs oniriques inspirés du Temps du Rêve. Pour les Lions Series, elle a imaginé le voyage symbolique d’un lion, guidé par un pélican, cheminant avec respect le long d’une songline* Gadigal jusqu’à Sydney.

Regard du lion, guidé par le pélican, symbole du voyage sacré sur les terres Gadigal ©Sky Creative ©Konstantina
Regard du lion, guidé par le pélican, symbole du voyage sacré sur les terres Gadigal ©Sky Creative ©Konstantina

Ce travail s’inscrit dans la continuité de sa série "Ken Done Aboriginal Series", hommage à l’artiste emblématique des années 1980, Ken Done, dont la représentation haute en couleur de Sydney, la terre de ses ancêtres Gadigal, l’a profondément marquée. À travers cette série comme dans sa collaboration avec Sky, Konstantina interroge la place de l’art aborigène contemporain, entre mémoire, paysage et rêve. Chaque œuvre est pensée comme une cartographie sensible, faite pour être rêvée.

Dans son atelier, Konstantina réalise une toile de la série "Ken Done Aboriginal Series" ©Konstantina
Dans son atelier, Konstantina réalise une toile de la série "Ken Done Aboriginal Series" ©Konstantina

« C’est formidable de voir un diffuseur britannique valoriser la narration et les pratiques artistiques des peuples aborigènes d’Australie, et d’en être fier au point de les diffuser à grande échelle pour les Lions Series. Travailler en étroite collaboration avec l’équipe, du concept à la réalisation, nous a permis de raconter cette histoire avec justesse et de présenter l’art aborigène au monde entier de manière unique et percutante. » – Konstantina

Cette séquence visuelle a été mise en mouvement par Sky Creative, en partenariat avec le studio d’effets spéciaux Coffee & TV, dans une fusion saisissante d’art aborigène et de technologies immersives.

Selon Harry Ward, Directeur Créatif chez Sky Creative « Travailler avec une artiste aborigène nous a permis de créer une identité visuelle à la fois authentique et respectueuse. Le lion incarne l’unité des quatre nations, un symbole fort de fierté et de force communes. Pour cette tournée en Australie, nous l’avons imaginé comme un voyageur humble. En combinant art traditionnel et effets visuels de pointe, nous avons façonné un personnage culturellement fidèle et visuellement percutant, à l’image de la série. »

Sur le terrain, le rugissement du lion s’élève, porté par la force de la culture aborigène ©Sky Creative ©Konstantina
Sur le terrain, le rugissement du lion s’élève, porté par la force de la culture aborigène ©Sky Creative ©Konstantina

Le projet s’est également enrichi de la collaboration du compositeur Dave Connolly et du musicien et conseiller culturel Matthew Doyle, qui a joué du didgeridoo et des percussions dans le générique.

Si l’intelligence artificielle a été utilisée pour nourrir les premières idées, c’est un travail artistique minutieux, mené en étroite collaboration avec Konstantina, qui a donné vie à l’ensemble du projet. Chaque détail a été soigneusement pensé pour rester fidèle aux formes, aux récits et aux principes culturels propres à la culture aborigène, dans le respect de sa symbolique, de ses valeurs et de sa sensibilité.

 

La campagne sera déclinée sur tous les supports, télévision, digital, réseaux sociaux, publicité, avant et pendant la tournée. Sky Sports est la seule chaîne à diffuser l’intégralité des Lions Series 2025 au Royaume-Uni et en Irlande, avec trois test matches et six matchs de préparation, en direct du 20 juin au 2 août.

 

Les Sky Lions Series 2025 célèbrent le rugby, l’art aborigène et l’unité entre les nations.

 

*Les songlines, ou « pistes du Rêve », sont les chemins tracés par les ancêtres lors de la création du monde. Ces récits, transmis oralement et à travers l’art, relient les peuples aborigènes à leur terre et à leur spiritualité.
(Source : Musée du quai Branly-Jacques Chirac – Songlines. Chant des pistes du désert australien)

 

Pour découvrir la campagne, cliquez ici

Pour en savoir plus sur la conception, cliquez ici

Pour visualiser le processus de création, cliquez ici

Pour plus d'informations sur le projet, cliquez ici

Pour accéder aux œuvres de Konstantina, cliquez ici

 

🇬🇧

Sky Lions Series 2025: A Major Rugby Event on Sky Sports

Every four years, the British & Irish Lions, a legendary rugby team made up of the best players from England, Scotland, Wales, and Ireland, go on an international tour to face one of the sport’s powerhouse nations. In 2025, they will travel to Australia for a highly anticipated series of matches, the Lions Series. This year, Sky Sports is the exclusive broadcaster of the event in the UK and Ireland. From 20 June to 2 August 2025, fans will be able to watch nine live matches, including three major test matches against Australia’s national team, the Wallabies.

 

To mark this special tour, Sky collaborated with Konstantina, an Aboriginal artist from the Gadigal people, to design a unique visual identity, deeply rooted in the traditions of Aboriginal Australian art.

 

Her visual language blends bright colours, fine brushstrokes, and dotted patterns, inspired by the Dreamtime. For the Lions Series, she imagined the symbolic journey of a lion, guided by a pelican, respectfully following a Gadigal songline* to Sydney. This work continues her series “Ken Done Aboriginal Series”, a tribute to the iconic 1980s artist Ken Done, whose colourful depictions of Sydney, the land of her Gadigal ancestors, deeply influenced her. In both the series and this collaboration with Sky, Konstantina explores the place of contemporary Aboriginal fine art, blending memory, landscape, and dream. Each piece is conceived as a sensitive map, meant to be dreamt.

Sky Lions Series 2025: the big rugby event of the year on Sky Sports ©Sky Creative ©Konstantina
Sky Lions Series 2025: the big rugby event of the year on Sky Sports ©Sky Creative ©Konstantina

“It is wonderful to see a British broadcaster embrace the storytelling and arts practise of Indigenous Australia and be so proud to showcase it across their channels for the Lions tour. Working collaboratively with the team from concept to conclusion meant that we were able to get the story right and show off First Nations art to the world in a unique and compelling way.”Konstantina

 

The visual sequence was brought to life by Sky Creative, in collaboration with VFX studio Coffee & TV, combining Aboriginal art with immersive visual effects.

“Working with a First Nations artist has helped us create an authentic and respectful visual identity. The lion embodies the unity of the four nations - a powerful symbol of shared pride and strength.

For this Australian tour, we chose to portray him as a respectful traveller. By combining traditional Indigenous art techniques with cutting-edge visual effects, we’ve crafted a character that is both culturally authentic and visually striking, which is perfectly suited to the series.”Harry Ward, Creative Director, Sky Creative

 

The project also involved composer Dave Connolly and cultural advisor and musician Matthew Doyle, who performed the didgeridoo and percussion in the title sequence.
While AI was used in the early conceptual stages, it was a careful artistic process, carried out in close collaboration with Konstantina, that shaped the final result. Every detail was carefully considered to remain faithful to the forms, stories, and cultural principles of Aboriginal tradition, while respecting its symbolism, values, and sensitivity.

The lion reaches Sydney, Gadigal land, a living symbol of the connection between past and present ©Sky Creative ©Konstantina
The lion reaches Sydney, Gadigal land, a living symbol of the connection between past and present ©Sky Creative ©Konstantina

The campaign will appear across all platforms, television, digital, social media, and advertising, in the lead-up to and during the Lions Series.

Sky Sports is the only place to watch the entire 2025 British & Irish Lions Tour of Australia in the UK and Ireland, including three test matches and six warm-up games, live from 20 June to 2 August.

The Sky Lions Series 2025 celebrates rugby, Aboriginal art, and the unity of nations.

 

*Songlines, or “Dreaming tracks,” are paths traced by ancestral beings during the creation of the world. These stories, passed down orally and through art, connect Aboriginal people to their land and spirituality.
(Source: Musée du quai Branly – Jacques Chirac, Songlines: Chant des pistes du désert australien

 

To find out more about the campaign, click here

To find out more about the design, click here

To view the creative process, click here

For more information on the project, click here

To see Konstantina's work, click here

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2024 4 12 /12 /décembre /2024 15:50
Konstantina Gadigal British Museum Australie Eora Aborigène
Konstantina manipulant des objets Gadigal dans les réserves du British Museum ©Konstantina ©British Museum

Dans le cadre de son travail engagé pour la mémoire du peuple Gadigal, l’artiste Konstantina est invitée au sein des collections du British Museum, à la recherche de l’histoire de son peuple. Le British Museum nous propose une série de vidéos ou nous pouvons observer Konstantina manipuler les objets et découvrir leur histoire. L’actuelle Australie est habitée depuis plus de 65 000, laissant dans son histoire des trésors encore méconnus.

Konstantina Aborigène Gadigal British Museum
©British Museum ©Konstantina

 

C’est au travers d’une analyse attentive de ces objets et avec l’accompagnement de professionnels de la conservation que Konstantina cherche à identifier et appréhender ces objets. C’est avec la même passion qui l’anime lors de la création de son art que nous la voyons expliquer le processus de pigmentation d’un objet de cérémonie en plume ou les spécificités liées aux perles d’un collier.

Pour accéder aux vidéos cliquez ici 

 

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2024 4 03 /10 /octobre /2024 11:52
Publication de l'hebdomadaire  « Ya ! » le 02/10/2024

Publication de l'hebdomadaire « Ya ! » le 02/10/2024

À l'occasion de la nouvelle exposition de Konstantina à la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob, l'hebdomadaire en breton « Ya ! » s’est intéressé au sujet.

Pendant la durée de l'exposition, participez aux visites guidées en breton, animées par Brieuc Bourreau, en stage à la galerie.

 

"SE REAPPROPRIER LA CULTURE ABORIGENE D’AUSTRALIE"

À partir du 12 octobre 2024, une nouvelle exposition intitulée "Nala Ngura, Colours of Country" sera présentée à la galerie d'art Arts d'Australie à Paris… Et un des médiateurs est breton ! Il sera possible de découvrir en breton l'histoire et la culture du peuple aborigène Gadigal d'Australie grâce au travail de cette artiste.

L’art de Konstantina est souvent présenté à la galerie d'art « Arts d'Australie » par le directeur Stéphane Jacob. De nouvelles toiles seront exposées pendant trois mois et demi, du 12 octobre 2024 au 25 janvier 2025, pour l'exposition "Nala Ngura, Colours of Country". "C'est une artiste aborigène d'Australie du côté de son père et anglaise par sa mère", explique Brieuc Bourreau, qui s’occupe notamment de la médiation et de l'accompagnement pendant son stage dans la galerie.

Ce dernier est Brestois et bretonnant, en plus ! "Il sera possible de proposer la visite de l'exposition en breton pendant une trentaine de minutes pour les personnes intéressées par cet art ou bien l’art en général", dit-il.

Kate Constantine est issue du peuple Eora. "Elle vit à Sydney, entourée de trois rivières : Hawkesbury, Nepean et Georges River", explique Konstantina dans une interview vidéo réalisée par l'Institut des langues rares (ILARA). "Il existe 29 langues principales appartenant à 11 groupes linguistiques. Gadigal est l'un de ces groupes linguistiques."

Brieuc Bourreau compare la situation des Bretons avec celle du peuple Gadigal, en soulignant les discriminations qui ont été mises en place par la politique du gouvernement australien depuis longtemps : "Les premiers arrivants dans la région étaient eux, autour de Sydney. Les gens ont été contraints de ne pas transmettre leur langue. Le grand-père de Konstantina a rapidement absorbé la culture des Blancs."

 

DOUBLE CULTURE

"Konstantina a une culture double : celle de l'Occident et celle des Gadigal", explique Brieuc Bourreau. "Elle se réapproprie sa culture." On peut le voir dans ses toiles, qui intègrent des thèmes et des techniques traditionnelles de sa terre. Dans une partie des œuvres qui seront présentes lors de l'exposition, des points sont visibles sur les toiles : ce sont les "mapping mobs", représentant la cartographie des clans. Chaque point représente un foyer qui parle une langue en Australie. Les éléments sont rapidement mélangés pour créer une toile riche en couleurs.

Six personnes parlent la langue Gadigal, également connue sous le nom de Dharug, aujourd'hui, et Konstantina en fait partie. Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), la langue est en danger. "Les gens apprennent de plus en plus les langues des ancêtres, venant de communautés différentes en Australie", a écrit en 2010 Christopher Moselay, le rédacteur en chef de l'atlas des langues en danger dans le monde. Konstantina est fière quand on parle sa langue, ou bien aussi quand elle se replonge dans les techniques de son peuple à travers son art : "C'est une base pour aller de l’avant vers la réunification et le renouveau."

 

Article de Manon Deniau publié le 02/10/2024

Traduction par Brieuc Bourreau

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2023 6 18 /11 /novembre /2023 15:51
Œuvres de la série "Negative Space" de Konstantina, présentées à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob

Œuvres de la série "Negative Space" de Konstantina, présentées à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob

Konstantina est une artiste aborigène contemporaine descendante du peuple Gadigal. Passionnée par sa langue, sa culture et son histoire, dont une grande partie a disparue depuis la colonisation, Konstantina raconte la véritable histoire de son peuple avec des recherches approfondies. 

Elle réimagine les traditions des peintres de son peuple et propose un récit moderne permettant à tous les Australiens de mieux comprendre que les aborigènes font partie intégrante du tissu australien.

La série “Negative Space” est une exploration poussée de l’identité aborigène de Konstantina, constituée et caractérisée par l’absence plutôt que la présence. Elle questionne ainsi sa découverte tardive, à 20 ans, de son appartenance au peuple Gadigal. Les plantes représentées, spinifex et bungalow palm tree représentent son lien à la nature, et de fait, à son peuple.

Les peintures de cette série se composent de diptyques. A la manière d’une ombre chinoise, la silhouette végétale de l’espèce représentée s’incarne par un assemblage de pointillés finement apposés ou se soustrait à son environnement laissant derrière elle l’empreinte de son absence révélée par ses contours de points.

Son travail reflète sa sensibilité au travers des réflexions qu'elle porte sur le récit, qui rend compte des oppressions et des luttes subies par son peuple. En invoquant ses souvenirs sur le mouvement missionnaire, elle ouvre un dialogue interculturel sur les blessures du passé et restitue la parole à ses ancêtres en faisant vivre la culture aborigène au temps présent.

Venez apprécier son exposition " KONSTANTINA, GARRIGARANG BADU " jusqu'au 16 décembre 2023 à la galerie ARTS D'AUSTRALIE - STEPHANE JACOB située au 13 rue Chapon, 75003 PARIS et ouverte du lundi au samedi, de 10h à 18h.

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2023 6 18 /11 /novembre /2023 15:45
Vue d'une oeuvre de la série "Raining Series", visible dans l'exposition "Garrigarang Badu" de l'artiste Konstantina, présentée à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Vue d'une oeuvre de la série "Raining Series", visible dans l'exposition "Garrigarang Badu" de l'artiste Konstantina, présentée à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Konstantina est une artiste aborigène contemporaine descendante du peuple Gadigal. Passionnée par sa langue, sa culture et son histoire, dont une grande partie a disparue depuis la colonisation, Konstantina raconte la véritable histoire de son peuple avec des recherches approfondies. 

Elle réimagine les traditions des peintres de son peuple et propose un récit moderne permettant à tous les Australiens de mieux comprendre que les aborigènes font partie intégrante du tissu australien.

Son travail reflète sa sensibilité au travers des réflexions qu'elle porte sur le récit, qui rend compte des oppressions et des luttes subies par son peuple. En invoquant ses souvenirs sur le mouvement missionnaire, elle ouvre un dialogue interculturel sur les blessures du passé et restitue la parole à ses ancêtres en faisant vivre la culture aborigène au temps présent.

La série "Raining Series" entremêle lignes de couleurs et points. L'acrylique interagit avec l'ocre naturel et créée une matérialité qui contraste avec l'image de ces précipitations. Cette série s’intègre parfaitement à sa démarche artistique qui est d’interroger la thématique de l’identité à travers le monde de la nature. Elle représente ses rêves, ses inquiétudes, ses angoisses mais également ses joies.

Na (To See), qui se traduit par “Voir”, fait partie de cette série d'œuvres Raining vues de son lit. Konstantina réfléchit à Wiyanga (la maternité), Dyin (la féminité) et à ce que c'est que d'être, d’exister. Beaucoup de Wiyanga ressentent un lien plus fort avec leur pays et leur culture suite à la naissance d'un enfant. Pour Konstantina, cette pièce explore les thèmes du renouveau, de la force, de la culture, des questionnements sur la couleur de peau et de l’acceptation de celle-ci, du bonheur et de la satisfaction d'être en ce moment Wiyanga s’occupant de Durung (fils).

Venez apprécier son exposition " KONSTANTINA, GARRIGARANG BADU " jusqu'au 16 décembre 2023 à la galerie ARTS D'AUSTRALIE - STEPHANE JACOB située au 13 rue Chapon, 75003 PARIS et ouverte du lundi au samedi, de 10h à 18h.

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2023 6 18 /11 /novembre /2023 15:07
Vue d'une oeuvre de la série "Ken Done", visible dans l'exposition "Garrigarang Badu" de l'artiste Konstantina à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Vue d'une oeuvre de la série "Ken Done", visible dans l'exposition "Garrigarang Badu" de l'artiste Konstantina à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Konstantina est une artiste aborigène contemporaine descendante du peuple Gadigal. Passionnée par sa langue, sa culture et son histoire, dont une grande partie a disparue depuis la colonisation, Konstantina raconte la véritable histoire de son peuple avec des recherches approfondies. 

Elle réimagine les traditions des peintres de son peuple et propose un récit moderne permettant à tous les Australiens de mieux comprendre que les aborigènes font partie intégrante du tissu australien.

Son travail reflète sa sensibilité au travers des réflexions qu'elle porte sur le récit, qui rend compte des oppressions et des luttes subies par son peuple. En invoquant ses souvenirs sur le mouvement missionnaire, elle ouvre un dialogue interculturel sur les blessures du passé et restitue la parole à ses ancêtres en faisant vivre la culture aborigène au temps présent.

La série "Ken Done Aboriginal Series" s'organise avec des palettes très colorées sur lesquelles des cimes de petits points blanc évoquent la perspective de paysages enchantés, puisés au Temps du Rêve.

Cette série d'oeuvres interroge ma pratique des beaux-arts aborigènes contemporains. Il s'agit aussi d'un clin d'oeil à la légende des années 80, Ken Done devenu l'un des artistes les plus célèbres d'Australie. Son utilisation de la couleur et sa vaste documentation sur Sydney (la terre de mes ancêtres Gadigal) sont un cadeau pour tous ceux qui connaissent cet endroit si particulier. Les motifs de chacune de mes œuvres font référence à la topographie du paysage. Ces œuvres sont faites pour être rêvées.

Venez apprécier son exposition " KONSTANTINA, GARRIGARANG BADU " jusqu'au 16 décembre 2023 à la galerie ARTS D'AUSTRALIE - STEPHANE JACOB située au 13 rue Chapon, 75003 PARIS et ouverte du lundi au samedi, de 10h à 18h.

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2023 6 18 /11 /novembre /2023 13:42
Vue d'une des oeuvres de la série Under the Sea visible à l'exposition "Garrigarang Badu" de l'artiste Konstantina à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Vue d'une des oeuvres de la série Under the Sea visible à l'exposition "Garrigarang Badu" de l'artiste Konstantina à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Konstantina est une artiste aborigène contemporaine descendante du peuple Gadigal. Passionnée par sa langue, sa culture et son histoire, dont une grande partie a disparue depuis la colonisation, Konstantina raconte la véritable histoire de son peuple avec des recherches approfondies. 

Elle réimagine les traditions des peintres de son peuple et propose un récit moderne permettant à tous les Australiens de mieux comprendre que les aborigènes font partie intégrante du tissu australien.

Konstantina interroge la thématique de l'identité en explorant le monde de la nature. Son travail reflète sa sensibilité au travers des réflexions qu'elle porte sur le récit, qui rend compte des oppressions et des luttes subies par son peuple. En invoquant ses souvenirs sur le mouvement missionnaire, elle ouvre un dialogue interculturel sur les blessures du passé et restitue la parole à ses ancêtres en faisant vivre la culture aborigène au temps présent.

La série Walibanga Garrigarrang explore l’amour que Konstantina a pour son pays y compris l’océan. En tant que femme de la mer, elle éprouve une grande connexion avec elle et toutes ses merveilles. L’éclat et les couleurs d’un monde où aucun humain n’a touché.

La série Under the Sea représente la Grande Barrière de Corail, joyau du patrimoine mondial de l’UNESCO. Konstantina lui fait honneur avec des récifs tous plus colorés les uns que les autres, qui nous emmène à la plongée de ses merveilles auxquelles elle tient tant. Corails, algues, mollusques, poissons, insectes marins, méduses, l’oeuvre nous permet d’apprécier tous ses éléments loin de l’Australie. Cette nature, si belle mais tout autant fragile, est mise à mal par le réchauffement climatique et la pollution des eaux.

Les oeuvres arborent cette relation au toucher, avec un aspect physique qui se retrouve dans les reliefs de l'oeuvre et dans ses couleurs. En reprenant le style typique du "dot painting", que l'on peut comparer au pointillisme, l'artiste donne à l'oeuvre un aspect mouvant et graphique.

Venez apprécier son exposition " KONSTANTINA, GARRIGARANG BADU " jusqu'au 16 décembre 2023 à la galerie ARTS D'AUSTRALIE - STEPHANE JACOB située au 13 rue Chapon, 75003 PARIS et ouverte du lundi au samedi, de 10h à 18h.

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2023 6 18 /11 /novembre /2023 13:24
Vue de la série "Big Dots" lors de l'exposition de Konstantina "Garrigarang Badu" à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Vue de la série "Big Dots" lors de l'exposition de Konstantina "Garrigarang Badu" à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Konstantina est une artiste aborigène contemporaine descendante du peuple Gadigal. Passionnée par sa langue, sa culture et son histoire, dont une grande partie a disparue depuis la colonisation, Konstantina raconte la véritable histoire de son peuple avec des recherches approfondies. 

Elle réimagine les traditions des peintres de son peuple et propose un récit moderne permettant à tous les Australiens de mieux comprendre que les aborigènes font partie intégrante du tissu australien.

C'est à l'âge de 20 ans qu'elle découvre son appartenance à la population aborigène et qu'elle décide d'explorer les différentes manières d'exprimer son identité : c'est à travers l'art ou à travers son étude de la nature qu'elle puise son inspiration.

Les œuvres de la série "Big Dots" se composent autour de couleurs contrastées sur lesquels de gros points blancs ou noirs évoquent la place qu’occupe les populations autochtones et celles issues de la colonisation. Le point fait référence à la peinture aborigène traditionnelle mais est grossi pour montrer qu’il s’agit d’individualités distinctes.

Konstantina porte ici sa réflexion sur le mouvement missionnaire blanc en Australie :

Ce mouvement missionnaire blanc en Australie a “ignoré ou "blanchi" la beauté de la culture et des coutumes aborigènes pendant les longues années de colonisation. Ceux qui ont été enlevés, ceux qui ont été déplacés vers des lieux qui leur étaient étrangers, ceux qui ont été séparés de leur famille et opprimés... nous en ressentons encore les effets aujourd'hui ! Cette dislocation de la population est la plus grande honte de l'Australie...

Chez les Gadigal, le bleu est la couleur de la mer, leur territoire. Le jaune et le orange sont des couleurs masculines rappelant le Feu.

Venez apprécier son exposition " KONSTANTINA, GARRIGARANG BADU " jusqu'au 16 décembre 2023 à la galerie ARTS D'AUSTRALIE - STEPHANE JACOB située au 13 rue Chapon, 75003 PARIS et ouverte du lundi au samedi, de 10h à 18h.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris
  • : Stéphane Jacob, diplômé de l'Ecole du Louvre, spécialiste de l'art australien contemporain, expert C.N.E.S. en art aborigène, a créé en 1996 la galerie Arts d'Australie · Stephane Jacob en France à Paris dans le XVIIe arrondissement. Expert en art aborigène. Membre de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d’Art et de Collection (C.N.E.S.) - Membre du Comité Professionnel des Galeries d'Art - Officier honoraire de l’Ordre d’Australie Retrouvez-nous sur www.artsdaustralie.com
  • Contact

Recherche

Liens