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13 juin 2024 4 13 /06 /juin /2024 09:53
Boomerang retournant en bois sculpté provenant du Sud du Queensland

Boomerang retournant en bois sculpté provenant du Sud du Queensland

 En Australie, l'évolution des bâtons de lancer est visible non seulement à travers les découvertes archéologiques et l'art rupestre, mais aussi via une grande diversité d'objets ethnologiques. Les mythes des peuples autochtones, tels que celui de l'invention des boomerangs, apportent également des éclaircissements sur l'origine et l'évolution de ces outils.

Selon l'article de Luc Bordes* "A Scheme of Evolution for Throwing Stick", publié le 04 juin 2024 dans le EXARC Journal numéro 2024/2 :

Les "throwing sticks", ou bâtons de lancer, ont traversé plusieurs phases d'évolution technologique, marquant des avancées significatives en matière de conception et d'utilisation.

Phases de Développement

Le développement des bâtons de lancer peut être divisé en plusieurs phases :

  1. Phase Archaïque: Utilisation de bâtons comme projectiles avec des extrémités brutes.
  2. Adaptation des extrémités: Affinement des extrémités en pointe, légère courbure pour stabilisation
  3. Profilage biconvexe: invention de la section biconvexe, début des réglages de lame.
  4. Fendage: début d’invention du profil plano-convexe
  5. Raffinement: Profil plano-convexe, réglage perfectionné des lames.
  6. Diversification: Nouvelles formes et sections, utilisation du métal.

Limites de l'Approche Technologique et Nouvelle Classification

Les études sur les bâtons de lancer ont longtemps été limitées par l'absence de typologies basées sur leurs caractéristiques aérodynamiques. Les classifications antérieures étaient principalement basées sur des aspects stylistiques et culturels. Une nouvelle classification, intégrant des paramètres aérodynamiques, permet désormais une évaluation plus précise des performances de ces outils et une meilleure compréhension de leur évolution technologique et fonctionnelle.

Luc Bordes (South Australian museum, Musée Quai Branly, Pitt River museum, Musée de Leyden, collection Stéphane Jacob)

Multifonctionnalité des Bâtons de Lancer

Il est important de noter que les bâtons de lancer n'étaient pas utilisés uniquement comme projectiles. Ils servaient également à d'autres fonctions, telles que l'excavation ou le combat. Cette polyvalence a influencé leur conception et leur évolution. Les hominidés préhistoriques, souvent en mouvement, privilégiaient des outils multifonctionnels en bois et en pierre. 

Usages contact (sans lancer) :  combat rapproché, parade, bâton à fouir, pelle à fouir, gestion du feu, allumage du feu, désarticulation de gibier, percuteur à silex, cueillette, propulseur à sagaie, guidage des troupeaux de bétail, musique, dance, cérémonie, échange.

Usages comme projectile: Chasse petit gibier (incluant lapin, lièvre), chasse gros gibier (incluant kangourou, émeu, cerf, buffle), combat à distance (conflit humains), rabattage de troupeau de bétail à distance, chasse aux oiseaux, rabattage des oiseaux, jeux, pêche.

Le boomerang (bâton de jet retournant) ne sert que pour la chasse au oiseaux, le rabattage des oiseaux et le jeux. (Bordes, 2014)

Groupes de Bâtons de Lancer

Les bâtons de lancer archaïques peuvent être classés en trois groupes principaux selon leur forme et symétrie :

  1. Bâtons de lancer asymétriques avec une extrémitée élargie ou bombée.
  2. Bâtons de lancer incurvés asymétriques.
  3. Bâtons de lancer symétriques.

Importance Historique et Adaptations

Les bâtons de lancer ont joué un rôle crucial dès les débuts de l'utilisation des outils par les hominidés. La découverte d'un bâton de lancer à double pointe archaïque à Schöningen illustre leur utilisation précoce en Europe. Pendant l'ère glaciaire, lorsque le bois était rare, des adaptations comme l'utilisation de l'ivoire (bâton de lancer d'Oblazowa) montrent l'ingéniosité des utilisateurs.

En résumé, l'évolution des bâtons de lancer illustre une progression technologique complexe influencée par des besoins pratiques, des découvertes aérodynamiques et des adaptations culturelles. Ces outils multifonctionnels ont été essentiels dans les sociétés humaines primitives et continuent de fasciner par leur ingéniosité et leur efficacité.

Pour lire l'article, cliquez sur ce lien : https://exarc.net/issue-2024-2/ea/scheme-evolution-throwing-sticks

*Luc Bordes. UMR5608 Travaux et Recherches Archéologiques sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés (TRACES), Université Toulouse Jean Jaurès, 5 allées A. Machado, F-31058 Toulouse Cedex 9, France.

luc.bordes@univ-tlse2.fr

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25 mai 2024 6 25 /05 /mai /2024 11:58
Vue de l'exposition "Racines", en compagnie de Stéphane Jacob (Galerie Arts d'Australie) et Hervé Cadet (Galerie Oia)

Vue de l'exposition "Racines", en compagnie de Stéphane Jacob (Galerie Arts d'Australie) et Hervé Cadet (Galerie Oia)

La Galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob invite la Galerie Oia, pour une conversation en deux temps au 13 rue Chapon 75003 Paris.
Rencontre entre l’art aborigène et l’art d’Asie du sud-est, deux cultures qui mettent leur énergie narrative au service d’un travail poétique de mémoire.

Au printemps (16 mai - 15 juin) l’exposition « Racines » marquera la genèse de ce partenariat, en interrogeant les liens qui unissent le présent au passé et invoquent héritage et mythologies.
 
L’été venu et pendant la période olympique (6 juillet - 21 septembre) l’exposition « Strong », célèbrera la force vitale du territoire et la nécessité de l’engagement artistique.
 
Afin de vous présenter ces deux expositions, nous vous convions à deux visioconférences présentées par Hervé Cadet et Stéphane Jacob. 
Racines le jeudi 30/05 de 12h à 12h45 ou de 18h à 18h45
Strong le jeudi 11/07 de 12h à 12h45 ou de 18h à 18h45

Inscription obligatoire par mail : sj@artsdaustralie.com
Merci de préciser l’heure et le jour.
 

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25 mai 2024 6 25 /05 /mai /2024 11:08
Design graphique ©Mammamiadesign

Design graphique ©Mammamiadesign

La Galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob invite la Galerie Oia, pour une conversation en deux temps. Rencontre entre l’art aborigène et l’art d’Asie du sud-est, deux cultures qui mettent leur énergie narrative au service d’un travail poétique de mémoire. L'exposition explore les significations physiques et philosophiques des racines.

Seyha Hour, Spiderweb, acrylique et enamel sur toile, 60 x 100 x 3cm, 2019

Seyha Hour, Spiderweb, acrylique et enamel sur toile, 60 x 100 x 3cm, 2019

La quête d’identité et l'exploration des origines transcendent les frontières géographiques et temporelles pour exprimer un lien profond avec la terre, la culture et l'histoire.

L’arbre illustre au plus profond, la nature ambiguë du végétal, aérienne et souterraine, visible et invisible. Dans bien des cultures, l’invisible revêt une grande importance. Les racines, qui appartiennent à l’invisible, y ancrent le visible et exprime la “part active” souterraine.

Une racine ne reste jamais seule. Pour vivre, elle a besoin de se démultiplier, de se ramifier en radicelles qui forment un système racinaire étendu et plus ou moins enchevêtré. Il arrive aussi que les racines de deux plantes fusionnent entre elles pour leur permettre d’échanger matières et signaux. En tissant un véritable réseau, elles constituent un terreau fertile où s'épanouissent les récits personnels et collectifs puissants qui interrogent les liens entre le présent et le passé et convoquent héritages et mythologies.

PROGRAMME
PREVIEW 
Jeudi 16 Mai 2024 
17-21h Visite commentée par Stéphane Jacob & Hervé Cadet

VERNISSAGE
Samedi 18 Mai 2024
17-18 Visite commentée par Stéphane Jacob & Hervé Cadet

VISITES GUIDEES
Visites commentées par Stéphane Jacob & Hervé Cadet

Mercredi 22 Mai 2024 à 15h
Samedi 25 Mai 2024 à 15h
Mercredi 29 Mai 2024 à 15h
Samedi 01 Juin 2024 à 15h
Mercredi 05 Juin 2024 à 15h
Samedi 08 Juin 2024 à 15h
Mercredi 12 Juin 2024 à 15h
Samedi 08 Juin 2024 à 15h

 

EXPOSITION EN COURS

Exposition "Racines"
Jusqu'au 15 juin 2024
A la Galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob
13 rue Chapon, 75003 Paris
Du lundi au samedi de 10h à 18h

Pour + d'infos: www.artsdaustralie.com
 

Niah Juella Mcleod, Gugaa Waraawara 1 - Stringy bark with fishing line string, acrylique sur toile, 150 x 100cm, 2022

Niah Juella Mcleod, Gugaa Waraawara 1 - Stringy bark with fishing line string, acrylique sur toile, 150 x 100cm, 2022

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29 mars 2024 5 29 /03 /mars /2024 12:24
Design graphique ©Mammamiadesign

Design graphique ©Mammamiadesign

L’exposition "Métamorphoses*" marque la réouverture de la galerie après plusieurs mois de travaux. Elle incarne le changement de forme, de nature et de structure; illustre le renouvellement, l’éclosion, la re-naissance. À cette occasion, découvrez des pièces de collection, d’artistes et de communautés récemment mises à l’honneur dans le cadre d’expositions internationales, comme ce fût le cas d’ Emily Kame Kngwarreye, des artistes des APY* Land (*Anangu Pitjantjatjara Yankunytjatjara) ou des ghostnets d’ Erub Arts.

œuvre aborigène
Leah Brady, Wanampi Tujkurpa Pilati, acrylique sur toile, 151 x 197 cm, 2019

L'art aborigène contemporain, malgré sa dimension éminament moderne, puise son inspiration dans ce souvenir toujours vivant de la création de l'Australie qu'on appelle le "Temps du Rêve" - ensemble de mythes partagés par tous les Aborigènes et évoquant l'apparition de Grands Ancêtres ("Esprits-éclairs", demi-dieux, animaux, voire plantes) sortis du magma originel pour façonner le continent à leur image, donner naissance aux tribus, instaurer lois et coutumes sociales et religieuses. Sur le point de disparaître, les grands ancêtres ont laissé aux différents clans le souvenir de leur rôle dans la Création de l'Australie : charge à elles de le célébrer et de le ressusciter lors de cérémonies rituelles, transposées sous diverses  formes artistiques depuis 1971. Le parcours de cette exposition vous emmène sur les chemins labyrinthiques de ces métamorphoses, qui sollicitent notre imaginaire sur les traces du serpent arc-en-ciel.

 

*MÉTAMORPHOSE (nom féminin) Étymologie: XIVe siècle. Emprunté, par l’intermédiaire du latin, du grec metamorphôsis, de même sens.

1.    Changement de forme, de nature ou d’état qui, dans la légende ou les récits merveilleux, s’opère par quelque cause surnaturelle. Les métamorphoses des génies et des fées. Se dit notamment des transformations par lesquelles les dieux de la mythologie revêtent des apparences diverses aux yeux des mortels ou font passer l’un d’eux de sa forme naturelle à une autre. Les métamorphoses de Zeus, de Protée. La métamorphose de Daphné en laurier, mais aussi : Les Métamorphoses, d’Ovide (ier siècle après Jésus-Christ) ; La Métamorphose, de Franz Kafka (1915).

2.    En zoologie : changement de forme et de structure qui se produit au cours du développement, chez certains insectes et chez d’autres animaux. La métamorphose du têtard en grenouille. La transformation de la chenille en papillon est une métamorphose complète.

3.    Fig. Changement frappant dans l’apparence, l’attitude ou le caractère d’une personne. Les métamorphoses d’un acteur.

 

PROGRAMME

PREVIEW
Jeudi 14 Mars 2024
17h > 21h Visite commentée par Stéphane Jacob

VERNISSAGE
Samedi 16 Mars 2024
15h > 18h Visite commentée par Stéphane Jacob

ANTICA BRUSSELS
18 Avril > 21 Avril 2024
11h > 19h Tour & Taxis, Belgique
Invitations sur demande : sj@artsdaustralie.com

 

EXPOSITION EN COURS

14 Mars > 11 Mai 2024

ARTS D’AUSTRALIE • STEPHANE JACOB

13 rue Chapon 75003 PARIS

du lundi au samedi, de 10h à 18h

Pour + d'infos : www.artsdaustralie.com

 

 

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26 mars 2024 2 26 /03 /mars /2024 10:09

La galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob réouvre ses portes après trois mois de travaux de rénovation.

Toute l'équipe de la galerie vous accueille du lundi au samedi de 10h à 18h au 13 rue Chapon 75003 Paris (à droite du restaurant Parcelles).

Galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob
©Atha Studio

La galerie est un espace dédié à la représentation d'artistes aborigènes, insulaires du détroit de Torres et occidentaux australiens, dans le cadre d'expositions personnelles ou collectives. La réserve de la galerie, conçue comme la colonne vertébrale du lieu, regorge d'une variété d'œuvres qui illustrent la pluralité des styles régionaux et l'approche très personnelle des artistes.

Œuvres aborigènes d'Australie
©Atha Studio

The gallery Arts d'Australie • Stéphane Jacob reopens its doors after three months of renovation work.

The gallery team welcomes you Monday to Saturday from 10am to 6pm at 13 rue Chapon 75003 Paris (to the right of the Parcelles restaurant).

The gallery is dedicated to the representation of Aboriginal, Torres Strait Islander and Western Australian artists, through solo and group exhibitions. The gallery's stockroom, conceived as the backbone of the space, is brimming with a variety of works that illustrate the plurality of regional styles and the highly personal approach of the artists.

13 rue Chapon 75003 Paris
©Atha Studio

Remerciements à / Thanks to:

 

Pour plus d'informations, le site de la galerie 

For further informations, the website of the gallery

  • Galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob
  • 13 rue Chapon 75003 PARIS
  • sj@artsdaustralie.com
  • 01 46 22 23 20
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29 novembre 2023 3 29 /11 /novembre /2023 16:17
Affiche du film The Survival of Kindness, Rolf de Heer, production Nour Films, 2023

Affiche du film The Survival of Kindness, Rolf de Heer, production Nour Films, 2023

Ce mercredi 30 novembre à 20h aura lieu une projection du nouveau film du réalisateur australien Rolf de Heer au cinéma UGC Les Halles, situé 7 places de la Rotonde, 75001 Paris.

Rolf de Heer sera à Paris afin de présenter ce chef d'oeuvre portant sur l'histoire d'une femme qui se trouve bloquée dans une cage de fer au beau milieu du désert australien. Après Charlie's Country (2013) et Bad Boy Buddy (1993), le réalisateur se penche sur la lutte de cette femme pour s'échapper et retrouver son chemin malgré un environnement inhospitalier : chaleur, aridité, paysages reculés. Il s'agit aussi d'une course effrénée et touchante qui s'intéresse à la représentation et l'exclusion des personnes noires dans nos sociétés actuelles.

Le film a été le fruit du Covid et de son confinement, époque durant laquelle le réalisateur a pris le temps de questionner sa manière de filmer. Au lieu de s'entourer de son équipe de production habituelle, particulièrement grande, il a décidé d'engager une poignée de jeunes issus de différentes cultures et de se laisser guider par des expériences variées.

C'est à partir de ses promenades dans les montagnes néo-zélandaises que l'idée lui est venue : celle du désert australien et de son ami et acteur aborigène Peter Djigirr, coincé dans une cage. Un rêve monstrueux duquel De Heer ne pouvait "se débarrasser". Il a alors pensé à Mwajemi Hussein, une assistante sociale d'origine éthiopienne qui avait fui son pays et sa culture avant de trouver sa place en Australie : "Quand je lui ai demandé, elle a refusé. Elle sortait d’une situation traumatisante et était très heureuse d’avoir été acceptée comme réfugiée en Australie. Elle ne voulait rien changer.". Au final, c'est un défi relevé par l'actrice, en qui Rolf de Heer a cru pour ce premier rôle haletant.

Rendez-vous ce jeudi soir, ou bien le mercredi 13 décembre à 19h40 au cinéma Reflet Médicis, situé au 3 rue Champollion, 75005 Paris pour en découvrir davantage sur l'histoire et le processus de création.

 

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18 novembre 2023 6 18 /11 /novembre /2023 15:51
Œuvres de la série "Negative Space" de Konstantina, présentées à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob

Œuvres de la série "Negative Space" de Konstantina, présentées à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob

Konstantina est une artiste aborigène contemporaine descendante du peuple Gadigal. Passionnée par sa langue, sa culture et son histoire, dont une grande partie a disparue depuis la colonisation, Konstantina raconte la véritable histoire de son peuple avec des recherches approfondies. 

Elle réimagine les traditions des peintres de son peuple et propose un récit moderne permettant à tous les Australiens de mieux comprendre que les aborigènes font partie intégrante du tissu australien.

La série “Negative Space” est une exploration poussée de l’identité aborigène de Konstantina, constituée et caractérisée par l’absence plutôt que la présence. Elle questionne ainsi sa découverte tardive, à 20 ans, de son appartenance au peuple Gadigal. Les plantes représentées, spinifex et bungalow palm tree représentent son lien à la nature, et de fait, à son peuple.

Les peintures de cette série se composent de diptyques. A la manière d’une ombre chinoise, la silhouette végétale de l’espèce représentée s’incarne par un assemblage de pointillés finement apposés ou se soustrait à son environnement laissant derrière elle l’empreinte de son absence révélée par ses contours de points.

Son travail reflète sa sensibilité au travers des réflexions qu'elle porte sur le récit, qui rend compte des oppressions et des luttes subies par son peuple. En invoquant ses souvenirs sur le mouvement missionnaire, elle ouvre un dialogue interculturel sur les blessures du passé et restitue la parole à ses ancêtres en faisant vivre la culture aborigène au temps présent.

Venez apprécier son exposition " KONSTANTINA, GARRIGARANG BADU " jusqu'au 16 décembre 2023 à la galerie ARTS D'AUSTRALIE - STEPHANE JACOB située au 13 rue Chapon, 75003 PARIS et ouverte du lundi au samedi, de 10h à 18h.

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18 novembre 2023 6 18 /11 /novembre /2023 15:45
Vue d'une oeuvre de la série "Raining Series", visible dans l'exposition "Garrigarang Badu" de l'artiste Konstantina, présentée à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Vue d'une oeuvre de la série "Raining Series", visible dans l'exposition "Garrigarang Badu" de l'artiste Konstantina, présentée à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Konstantina est une artiste aborigène contemporaine descendante du peuple Gadigal. Passionnée par sa langue, sa culture et son histoire, dont une grande partie a disparue depuis la colonisation, Konstantina raconte la véritable histoire de son peuple avec des recherches approfondies. 

Elle réimagine les traditions des peintres de son peuple et propose un récit moderne permettant à tous les Australiens de mieux comprendre que les aborigènes font partie intégrante du tissu australien.

Son travail reflète sa sensibilité au travers des réflexions qu'elle porte sur le récit, qui rend compte des oppressions et des luttes subies par son peuple. En invoquant ses souvenirs sur le mouvement missionnaire, elle ouvre un dialogue interculturel sur les blessures du passé et restitue la parole à ses ancêtres en faisant vivre la culture aborigène au temps présent.

La série "Raining Series" entremêle lignes de couleurs et points. L'acrylique interagit avec l'ocre naturel et créée une matérialité qui contraste avec l'image de ces précipitations. Cette série s’intègre parfaitement à sa démarche artistique qui est d’interroger la thématique de l’identité à travers le monde de la nature. Elle représente ses rêves, ses inquiétudes, ses angoisses mais également ses joies.

Na (To See), qui se traduit par “Voir”, fait partie de cette série d'œuvres Raining vues de son lit. Konstantina réfléchit à Wiyanga (la maternité), Dyin (la féminité) et à ce que c'est que d'être, d’exister. Beaucoup de Wiyanga ressentent un lien plus fort avec leur pays et leur culture suite à la naissance d'un enfant. Pour Konstantina, cette pièce explore les thèmes du renouveau, de la force, de la culture, des questionnements sur la couleur de peau et de l’acceptation de celle-ci, du bonheur et de la satisfaction d'être en ce moment Wiyanga s’occupant de Durung (fils).

Venez apprécier son exposition " KONSTANTINA, GARRIGARANG BADU " jusqu'au 16 décembre 2023 à la galerie ARTS D'AUSTRALIE - STEPHANE JACOB située au 13 rue Chapon, 75003 PARIS et ouverte du lundi au samedi, de 10h à 18h.

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18 novembre 2023 6 18 /11 /novembre /2023 15:07
Vue d'une oeuvre de la série "Ken Done", visible dans l'exposition "Garrigarang Badu" de l'artiste Konstantina à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Vue d'une oeuvre de la série "Ken Done", visible dans l'exposition "Garrigarang Badu" de l'artiste Konstantina à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Konstantina est une artiste aborigène contemporaine descendante du peuple Gadigal. Passionnée par sa langue, sa culture et son histoire, dont une grande partie a disparue depuis la colonisation, Konstantina raconte la véritable histoire de son peuple avec des recherches approfondies. 

Elle réimagine les traditions des peintres de son peuple et propose un récit moderne permettant à tous les Australiens de mieux comprendre que les aborigènes font partie intégrante du tissu australien.

Son travail reflète sa sensibilité au travers des réflexions qu'elle porte sur le récit, qui rend compte des oppressions et des luttes subies par son peuple. En invoquant ses souvenirs sur le mouvement missionnaire, elle ouvre un dialogue interculturel sur les blessures du passé et restitue la parole à ses ancêtres en faisant vivre la culture aborigène au temps présent.

La série "Ken Done Aboriginal Series" s'organise avec des palettes très colorées sur lesquelles des cimes de petits points blanc évoquent la perspective de paysages enchantés, puisés au Temps du Rêve.

Cette série d'oeuvres interroge ma pratique des beaux-arts aborigènes contemporains. Il s'agit aussi d'un clin d'oeil à la légende des années 80, Ken Done devenu l'un des artistes les plus célèbres d'Australie. Son utilisation de la couleur et sa vaste documentation sur Sydney (la terre de mes ancêtres Gadigal) sont un cadeau pour tous ceux qui connaissent cet endroit si particulier. Les motifs de chacune de mes œuvres font référence à la topographie du paysage. Ces œuvres sont faites pour être rêvées.

Venez apprécier son exposition " KONSTANTINA, GARRIGARANG BADU " jusqu'au 16 décembre 2023 à la galerie ARTS D'AUSTRALIE - STEPHANE JACOB située au 13 rue Chapon, 75003 PARIS et ouverte du lundi au samedi, de 10h à 18h.

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18 novembre 2023 6 18 /11 /novembre /2023 13:42
Vue d'une des oeuvres de la série Under the Sea visible à l'exposition "Garrigarang Badu" de l'artiste Konstantina à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Vue d'une des oeuvres de la série Under the Sea visible à l'exposition "Garrigarang Badu" de l'artiste Konstantina à la galerie Arts d'Australie - Stéphane Jacob.

Konstantina est une artiste aborigène contemporaine descendante du peuple Gadigal. Passionnée par sa langue, sa culture et son histoire, dont une grande partie a disparue depuis la colonisation, Konstantina raconte la véritable histoire de son peuple avec des recherches approfondies. 

Elle réimagine les traditions des peintres de son peuple et propose un récit moderne permettant à tous les Australiens de mieux comprendre que les aborigènes font partie intégrante du tissu australien.

Konstantina interroge la thématique de l'identité en explorant le monde de la nature. Son travail reflète sa sensibilité au travers des réflexions qu'elle porte sur le récit, qui rend compte des oppressions et des luttes subies par son peuple. En invoquant ses souvenirs sur le mouvement missionnaire, elle ouvre un dialogue interculturel sur les blessures du passé et restitue la parole à ses ancêtres en faisant vivre la culture aborigène au temps présent.

La série Walibanga Garrigarrang explore l’amour que Konstantina a pour son pays y compris l’océan. En tant que femme de la mer, elle éprouve une grande connexion avec elle et toutes ses merveilles. L’éclat et les couleurs d’un monde où aucun humain n’a touché.

La série Under the Sea représente la Grande Barrière de Corail, joyau du patrimoine mondial de l’UNESCO. Konstantina lui fait honneur avec des récifs tous plus colorés les uns que les autres, qui nous emmène à la plongée de ses merveilles auxquelles elle tient tant. Corails, algues, mollusques, poissons, insectes marins, méduses, l’oeuvre nous permet d’apprécier tous ses éléments loin de l’Australie. Cette nature, si belle mais tout autant fragile, est mise à mal par le réchauffement climatique et la pollution des eaux.

Les oeuvres arborent cette relation au toucher, avec un aspect physique qui se retrouve dans les reliefs de l'oeuvre et dans ses couleurs. En reprenant le style typique du "dot painting", que l'on peut comparer au pointillisme, l'artiste donne à l'oeuvre un aspect mouvant et graphique.

Venez apprécier son exposition " KONSTANTINA, GARRIGARANG BADU " jusqu'au 16 décembre 2023 à la galerie ARTS D'AUSTRALIE - STEPHANE JACOB située au 13 rue Chapon, 75003 PARIS et ouverte du lundi au samedi, de 10h à 18h.

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Présentation

  • : Le blog de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris
  • : Stéphane Jacob, diplômé de l'Ecole du Louvre, spécialiste de l'art australien contemporain, expert C.N.E.S. en art aborigène, a créé en 1996 la galerie Arts d'Australie · Stephane Jacob en France à Paris dans le XVIIe arrondissement. Expert en art aborigène. Membre de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d’Art et de Collection (C.N.E.S.) - Membre du Comité Professionnel des Galeries d'Art - Officier honoraire de l’Ordre d’Australie Retrouvez-nous sur www.artsdaustralie.com
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