Une oeuvre aborigène pointilliste de Theo Hudson Nangala
La peintre aborigène australienne Theo Hudson Nangala présente avec ce tableau sa version du Rêve de Pikilyi, un site sacré où se trouvent un trou d’eau et un ruisseau, non loin de Yuendumu. La légende dit qu’un couple de Serpents Arc-en-ciel y vivait. Des femmes venaient enlever des poux attachés aux corps des deux êtres mythiques qui, en échange, leur donnaient le droit de prendre de l’eau dans le ruisseau. Les Aborigènes célèbrent encore de nos jours des cérémonies dans ce lieu où résident toujours les esprits de ces deux serpents.
L'artiste a utilisé un bâtonnet afin d’apposer des pointillés et également un pinceau pour peindre des lignes colorées. L'ensemble allie sûreté du trait et richesse des couleurs pour donner naissance à une oeuvre qui vibre.
Originaire de Yuendumu dans le désert central australien, Jill Watson est une artiste aborigène. Jill Watson célèbre ici le territoire sacré de Purrupurru, au nord de Yuendumu, où les femmes des deux clans viennent cueillir des oignons du bush (Janmarda), sortes de petits bulbes qui poussent aux abords des marais.
La légende dit qu’au Temps du Rêve des femmes-Ancêtres venues à Purrupurru pour cueillir des Janmarda aperçurent un vieil ancêtre de lignée Jungarrayi, Warungurla, en train de les observer, caché derrière un buisson. Voulant les séduire, il fit entrer son sexe très long (ngirnti) dans le sol et le fit ressortir près des femmes. Prises de panique, celles-ci se mirent à frapper son sexe avec leurs bâtons jusqu’à tuer Warungurla que l’on peut voir encore aujourd’hui à Purrupurru sous la forme d’un gros rocher.
Le cercle central symbolise le site sacré de Purrupurru, alors que les autres formes concentriques qui scandent cette peinture représentent les bulbes d’oignon vus du ciel qui semblent s’étendre à l’infini et donnent à la toile une grande énergie. Ainsi se caractérise au mieux l'art aborigène contemporain : ancré dans le monde mythique du Temps du Rêve, il doit en assurer la permanence par un imaginaire pictural sans cesse renouvelé dont la poésie profonde lui permet de rivaliser avec celui des grands artistes occidentaux.
Stéphane Jacob & S.E. Sir Peter Cosgrove (c) Photo : Claire de Robespierre
Stéphane Jacob-Langevin s’est vu décerner le 12 novembre 2018 la médaille de Membre Honoraire (AM) de la division générale de l’Ordre d’Australie pour ses services rendus à la promotion de l’art et des artistes aborigènes australiens.
Pour les amateurs d’histoire, nous vous proposons ici un bref rappel de la genèse de cette remarquable distinction.
Créé le 14 février 1975 par la reine Elizabeth II, reine d’Australie, l’objectif de l’Ordre d’Australie est de reconnaître par un honneur national ceux qui ont fait des contributions exceptionnelles aux communautés et au pays et de les identifier comme modèles pour encourager les aspirations et idéaux des communautés.
Il existe deux divisions de cet ordre : Générale (Civile avant 1976) et Militaire. Chacune compte quatre catégories de reconnaissance : compagnon, officier, membre et médaillé de l’Ordre d’Australie.
La nomination peut être proposée par n’importe quel citoyen australien ou organisation et doit rester confidentielle, la personne nominée ne doit pas être mise au courant de cette démarche qui peut prendre au minimum 18 mois à deux ans. Toute candidature est étudiée par le secrétariat avant d’être présentée au conseil de l’Ordre d’Australie. Ce conseil est composé du Vice-Président du Conseil Exécutif Fédéral, du ministre responsable de l’administration du système d’honneur australien, du chef de la Défense et de 16 autres personnes désignées par le Gouverneur-Général (Représentant du chef de l’Etat australien, Elisabeth II, reine d’Australie.) Parmi ces 16 personnes se trouvent : huit désignées par le Premier Ministre, un par chaque état d’Australie, un par le Territoire du Nord et un par le Territoire de la capitale australienne.
Ce Conseil se réunit deux fois par an puis rend ses recommandations au Gouverneur Général.
Les annonces sont faites le 26 janvier lors de la fête nationale et le 8 juin, anniversaire officiel de la reine.
Le titre de Membre de l’Ordre d’Australie est décerné afin de récompenser une personne s’étant dévouée dans une région ou un secteur d’activité particulier ou bien pour un groupe particulier.
Lorsque le prix est remis à un non-citoyen australien, cela fait de lui un membre honoraire de l’Ordre d’Australie.
Cette médaille a été conçue par M. Stuart Delvin AO CMG en 1976. La médaille de 45mm de diamètre présente une fleur de mimosa doré en forme de disque d’argent plaqué d’or à la riche texture de perles et lignes radiantes. Son centre est cerclé d’un bandeau accueillant le mot « Australia » et paré de part et d’autre de deux brins de mimosa.
Le tout est surmonté d’une Couronne de Saint-Édouard (joyaux de la Couronne britannique, utilisée désormais exclusivement pour le couronnement des monarques) qui est émaillée et d’un ruban de 38 mm de large, couleur bleu roi où sont réparties des fleurs de mimosa de diverses tailles.
La médaille se porte sur la poitrine ou bien l’épaule gauche, suspendue à son ruban ou bien en nœud pour les femmes.
Deux autres décorations sont remises avec la médaille :
- Une miniature présentant l’Emblème de l’Ordre de 20 mm de diamètre surmonté de la Couronne de Saint-Édouard qui a un centre émaillé de bleu. Elle se porte sur la poitrine gauche, suspendue à un ruban de l’Ordre de 16mm de large ou placée sur une barre de métal.
- Le badge présentant l’Emblème de l’Ordre de 10mm de diamètre au centre émaillé.
Règles de précédence :
Une récompense de la division Générale donne précédence à son porteur par rapport à quelqu’un qui aurait le même titre au sein de la division Militaire.
Ce titre autorise la personne l’ayant reçu de mettre la particule « AM » après son nom pour toute occasion qui s’y porterait et de porter la décoration comme indiquée.
C’est une bien triste nouvelle que nous avons apprise cette semaine. En effet, Kathleen Petyarre est décédée le 24 Novembre 2018 à Alice Springs à environ 80 ans.
Née entre 1931 et 1940 sur le vaste domaine désertique de sa famille, Atnangker, situé près de la communauté d’Utopia, à 270 kilomètres au nord-est d’Alice Springs, cette artiste appartenait à un groupe familial qui réunissait parmi les plus grandes artistes aborigènes du XXème siècle : Emily Kame Kngwarreye, Lilly Sandover Kngwarreye, Gloria Petyarre, mais aussi une des plus grandes artistes de notre époque : Abie Loy Kemarre, sa petite-fille. Elle faisait ainsi partie de la génération qui participa au développement de la peinture aborigène contemporaine à Papunya, Yuendumu puis Utopia.
Kathleen Petyarre ou « Kweyetwemp », de son nom traditionnel, commença à pratiquer l’art du batik sur soie en 1977 grâce à l’arrivée à Utopia d’une éducatrice, Jenny Green, venue enseigner cet art aux femmes de la communauté. L’artiste utilisa cette technique jusqu’à l’introduction dans sa communauté de la peinture à l’acrylique grâce à Rodney Gooch, en 1987. Cette découverte donna une nouvelle impulsion à la production artistique de l’artiste qui découvrit en l’acrylique son medium de choix.
Kathleen Petyarre était la gardienne d’un mythe hérité du Temps du Rêve, celui de la « Femme-Lézard » Arnkerrth, dont les lézards du désert appelés « Moutain Devils » (à cause de leurs piquants semblables à des cornes) sont l’incarnation.
Arnkerrth est la gardienne de mines d’ocres que les Aborigènes utilisent afin de réaliser des peintures corporelles ou sur sol. Elle est aussi une divinité législatrice qui fixa les règles de vie des femmes du groupe familiale de l’artiste. C’est donc tout naturellement que dans ses oeuvres Kathleen Petyarre célébrait cet esprit ancestral à travers des cartes mythiques peintes comme vues du ciel.
Ces peintures acquirent rapidement une grande notoriété. Ce qui frappait le plus le public était le caractère contemporain de ces œuvres. Totalement abstraites pour un public profanes, elles décrivaient en fait, vues du ciel, les déambulations d’Arnkerrth à travers son territoire. Sans compter l’extraordinaire talent et modernité dont l’artiste faisait preuve dans la maîtrise du dot painting (ou « pointillisme ») propre aux peintures religieuses traditionnelles sur sol.
Les conservateurs de musées à travers le monde ne s’y trompèrent pas puisqu’on retrouve ses œuvres accrochées aux murs des plus grands musées australiens mais aussi en France au musée du Quai Branly – Jacques Chirac, au musée des Confluences à Lyon, au Metropolitan Museum à New York, etc.
Kathleen était également une guérisseuse traditionnelle et pouvait communiquer avec les esprits de ses parents. Quand on l’interrogeait sur ce qui lui manquait le plus, elle évoquait toujours son enfance, libre sur les terres de ses parents et souhaitait y retourner un jour définitivement.
Avec elle, c’est une des plus grandes artistes aborigènes que nous venons de perdre.
Voici ci-dessous de multiples informations qui vous permettront de découvrir un peu plus cette artiste exceptionnelle :
Visionnez la vidéo tournée en 2010 de la résidence d'artiste de Kathleen Petyarre et Abie Loy Kemarre à l'abbaye de Daoulas qui avait été organisée dans le cadre de l'exposition "Grand Nord-Grand Sud. Artistes Inuits et Aborigènes" réalisée par l'EPCC Chemins du patrimoine en Finistère en co-production avec le Musée des Confluences - Département du Rhône.
Le Docteur Christine Nicholls de la Flinders University est la grande spécialiste de l’œuvre de Kathleen Petyarre. Elle a écrit une monographie sur son œuvre – " Genius of Place". Lisez ici un très bon article en anglais qu’elle vient de publier dans The Conversation et qui nous a beaucoup aidé à écrire notre post.
Collections publiques (sélection)
· Musée des Confluences, Lyon
· The Metropolitan Museum, New York
· Musée du quai Branly -Jacques Chirac, Paris
· Collection privée de la reine Elizabeth II d'Angleterre
· Seattle Art Museum, Seattle, USA
· The Art Gallery of Western Australia, Perth, Australie
· Musée d'Art Aborigène, Utrecht, Hollande
· National Gallery of Australia, Canberra, Australie
· National Gallery of Victoria, Melbourne, Australie
· Art Gallery of South Australia, Adelaïde, Australie
· Art Gallery of South Australia, Adelaïde, Australie
· Museum and Art Gallery of the Northern Territory, Darwin, Australie
· ATSIC Collection, Adelaïde, Australie
· Edith Cowan University, Perth, Australie
· Flinders University Art Museum, Adelaïde, Australie
· Museum Puri Lukisan, Ubud, Bali, Indonesie
· The Kluge-Ruhe Collection, University of West Virginia, USA
· Peabody Anthropology and Ethnology Museum, Havard University, USA
· The Essel Collection, Vienne, Autriche
· The Holmes à Court Collection, Perth, Australie
· The John W. Kluge Collection, Charlottesville, USA
· The Kelton Foundation, California, USA
· University of South Australia Art Museum, Adelaïde, Australie
Kathleen Petyarre - Stéphane Jacob - Abie Loy Kemarre
"Sowlal" / S.A.S. le Prince Albert II & Alick Tipoti (c) Photo de gauche : Musée océanographique de Monaco – Photo de droite : Monaco Explorations / A. Fuchs
C’est en 2016 que S.A.S. le Prince Albert II a rencontré l’artiste Alick Tipoti lors de l’exposition" TABA NABA" dont un volet - « Australie : la défense des océans au coeur de l'art des Aborigènes et des insulaires du détroit de Torres » - proposé par Stéphane Jacob et Suzanne O'Connell, rassemblait les œuvres de plus de 50 artistes au Musée océanographique de Monaco. Cette exposition-événement illustrait le long travail de sensibilisation et de pédagogie mené par la Principauté de Monaco et initié par le Prince Albert Ier au XIXème siècle, afin d’alerter la communauté internationale sur la nécessité de mieux connaître les océans, pour mieux les protéger – dénonçant déjà en 1921 la surexploitation, causée à l’époque par les chalutiers à vapeur.
Alick Tipoti avait habillé à cette occasion une des terrasses du musée avec « Sowlal », une installation monumentale transposée d’une de ses linogravures. L’œuvre de 640 m2 avait fasciné les plus de 550 000 visiteurs venus du monde entier.
C’est lors de la présentation de cette œuvre au Prince Souverain que l’artiste l’avait invité à venir sur l’île de Badu, son île natale. Cette visite a finalement eu lieu du 31 octobre au 4 novembre 2018 dans le cadre des Explorations de Monaco, une campagne triennale sur toutes les mers du globe impulsée par S.A.S. le Prince Albert II. Stimulant un rapport à l’océan plus respectueux et durable, les missions viennent compléter la connaissance des écosystèmes marins, en appui aux chercheurs et intervenants locaux tout en associant des équipes internationales pluridisciplinaires. Pour répondre à l'ambition des Explorations de Monaco de réconcilier l'Humanité et la Mer, il est aussi essentiel de comprendre la relation qui les anime. Ce fut le propos de ces 4 jours en immersion dans la culture des insulaires du détroit de Torres.
S.A.S. le Prince Albert II a été accueilli par les dignitaires du peuple Badulgul qui lui ont montré leur île. L’occasion pour le Prince de découvrir la relation fusionnelle que ce peuple animiste entretient avec l’océan et sa faune marine ainsi que son combat contre la pollution. En effet, ces peuples de marins installés dans le détroit de Torres depuis des millénaires n’ont dû leur survie qu’au respect de leur environnement et de sa biodiversité inscrit jusque dans leurs nombreux mythes. Mais aujourd’hui, à cause du réchauffement climatique qui occasionne la montée des eaux d’une part et de la pollution marine (filets de pêches abandonnés, déchets plastiques, etc.) d’autre part, c’est la survie même de ces peuples qui est en péril.
Cette visite qui restera gravée dans la mémoire collective des habitants de Badu était la première en son genre effectuée par un haut dignitaire occidental. D’après Robert Calcagno, directeur du Musée océanographique de Monaco, elle fut « marquée par la volonté de mieux comprendre les relations diverses et complexes que l’homme entretient avec le monde marin, depuis des siècles ». Elle a donné lieu à de longs échanges entre le prince et Alick Tipoti. Les œuvres de ce dernier sont d’ailleurs conçues afin d’enseigner les mythes de son peuple aux jeunes de son île mais aussi d’ouvrir les yeux du public sur la richesse culturelle et environnementale du détroit de Torres.
NICOLAS-MARTIN PETIT (1777 – 1804, French) ABORIGINAL WARRIOR WITH SPEAR, June – November 1802 pen, ink and graphite on laid paper with armorial watermark with fleur-de-lys 278 x 214 mm
Qui l'eut crû ? Les dessins d'une expédition aux Terres Australes quasiment oubliée, l'expédition Baudin (1800-1804) à qui l'on doit entre autres la première carte de l'Australie de Freycinet (1811) et des milliers d'espèces animales et végétales (contre quelques centaines seulement pour Cook et Bougainville) se vendent à prix d'or en Australie !
La vente aux enchères des dessins des artistes de cette expédition, Charles-Alexandre Lesueur (1778-1846) et Nicolas Martin Petit (1777-1804), aura lieu Mercredi 28 novembre à 19 h à South Yarra près de Melbourne. Les enchères sont très élevées et certains dessins pourraient atteindre plus de 900 000 dollars australiens. L'ampleur que prennent les ventes de ces originaux pourrait bien redorer le blason de Nicolas Baudin et de son étonnante expédition qui eût lieu à l'époque
napoléonnienne.
Martine Marin - Présidente des Amis de Nicolas Baudin
amis_de_nicolas_baudin@hotmail.com
Mercredi 28 Novembre 2018
105 Commercial Road - South Yarra, Victoria, 3141 - Australia
Tel 03 9865 6333 https://deutscherandhackett.com
Marina Abramovic, l’artiste performeuse la plus célèbre de notre époque, a fait une résidence artistique à Sydney en 2015. Elle y a proposé des ateliers performances dans le cadre de son projet : "Marina Abramovic: In Residence". Ces ateliers consistaient à proposer aux participants des techniques de méditation afin de se recentrer, c’est à dire d’être « dans le présent » et d’évacuer ainsi les pensées parasites.
A cette occasion, lors d’une interview donnée à des journalistes elle a rappelé avoir été profondément influencée par un séjour d'un an passé dans différents groupes familiaux Aborigènes du désert central. Ce long séjour lui a permis d'observer leur mode de vie. D'après elle, ceux-ci n'ont aucun attachement aux objets matériels et se désintéressent du passé et du futur. Pour eux, le temps n’est pas linéaire; tout se déroule dans le présent, même le temps du Rêve - le temps de la Création pour les Aborigènes - qui doit se ressentir à tout moment.
C’est ce recentrage sur soi qui a fasciné l’artiste. Ainsi, après 50 ans de création artistique, celle qui se dit « la grand-mère de la performance » continue d'enjoindre son public à contempler afin d'éprouver une expérience métaphysique.
L’idée de ce post nous est venue suite à la lecture de l’article de la Dépêche sur le même sujet. Merci à eux. Lisez l’article de la Dépêche en cliquant ici
Abie Loy KEMARRE, "Bush Leaves Treillis - Optic ", Acrylique sur toile, 40 x 60 cm, 2018
PALPITATIONS ET CHUCHOTEMENTS
Abie Loy Kemarre & Pierre Ribà
au "6, Mandel" / 6, avenue Georges Mandel - Paris 16 /
Vernissage : mardi 6 novembre 2018 de 17h à 22h
Exposition du 7 novembre au 15 décembre 2018
Entrée libre par le 1, rue Greuze du mardi au samedi de 14h à 19h
(sauf en cas de privatisation ponctuelle du lieu)
Proche parente des femmes artistes qui ont fait la renommée de l’école d’Utopia - Ada Bird Petyarre, Gloria Petyarre, Kathleen Petyarre et Emily Kngwarreye – et membre comme elles du clan Anmatyerre, Abie Loy Kemarre est née en 1972 dans cette communauté située, au cœur du désert australien, à 275 kms au nord-est d’Alice Springs.
Elle a commencé à peindre en 1994 sur les conseils de sa grand-mère, la célèbre Kathleen Petyarre, qui l’a guidée dans ses premiers travaux, inspirés des « rêves » dont elle est la gardienne rituelle : principalement celui de la “ poule du bush ” (Bush Hen Dreaming) - en fait un volatile assez proche de la dinde et qui, comme beaucoup d’animaux en Australie, a une valeur totémique pour certains clans aborigènes - et celui de la “ Bush Leaf ” dont cette toile est la célébration.
Abie Loy a en effet rapidement acquis une manière propre qui rend son travail hors norme et explique la présence de ses oeuvres aussi dans des institutions publiques australiennes qu'à l'étranger :
•The Metropolitan Museum, New York
•Musée des Confluences de Lyon
•Bridgestone Museum of Art, Tokyo, Japon
•Seattle Art Museum, Seattle
•Fondation Colas, Paris, France
•The Art Gallery of South Australia, Australie
•The National Gallery of Victoria, Victoria, Australie, etc.
On notera également la présence d'une de ses oeuvres dans la collection très pointue de la Fondation Colas à Paris.
L'exposition au "6, Mandel" marque une occasion rare de voir près de 20 oeuvres de l'artiste exposées au côté des sculptures de Pierre Ribà. Si rien ne prédisposait ces deux artistes à exposer un jour ensemble, leurs œuvres se côtoieront pendant plus d’un mois au 6, Mandel. Elles ont cela en commun de puiser leur force dans les origines du monde, le magma en fusion que Ribà dompte, la vibration de la terre qu’Abie peint. La confrontation est envoûtante.
PALPITATIONS ET CHUCHOTEMENTS
Abie Loy Kemarre & Pierre Ribà
au "6, Mandel"
6, avenue Georges Mandel - Paris 16
Vernissage : mardi 6 novembre 2018 de 17h à 22h
Exposition du 7 novembre au 15 décembre 2018
A l'occasion de l'exposition "Palpitations et Chuchotements", nous voulions vous faire revoir cette vidéo de la résidence des deux femmes-peintres aborigènes Kathleen Petyarre et Abie Loy Kemarre organisée en septembre 2010 dans le cadre de l'exposition "GRAND NORD GRAND SUD" à l'Abbaye de Daoulas, en collaboration avec le Musée des Confluences à Lyon.
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Le blog de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris
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Stéphane Jacob, diplômé de l'Ecole du Louvre, spécialiste de l'art australien contemporain, expert C.N.E.S. en art aborigène, a créé en 1996 la galerie Arts d'Australie · Stephane Jacob en France à Paris dans le XVIIe arrondissement. Expert en art aborigène.
Membre de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d’Art et de Collection (C.N.E.S.) -
Membre du Comité Professionnel des Galeries d'Art -
Officier honoraire de l’Ordre d’Australie
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