Afin de célébrer le 50ème anniversaire du référendum de 1967 en Australie qui changea la constitution et officialisa la volonté des authorités de traiter les Aborigènes et Insulaires du détroit de Torres comme étant des citoyens égaux aux autres, une animation réalisée à partir de 5 oeuvres d'artistes indigènes australiens (Jenuarrie (Judith Warrie), Frances Belle Parker, Alick Tipoti ainsi que deux artistes décédés : Lin Onus and Minnie Pwerle), est projetée pendant un an sur le toit de l'opéra de Sydney, tous les soirs à partir de 19h00. Cette projection coincide avec la NAIDOC Week qui célèbre chaque première semaine de juillet en Australie l'histoire et la culture des Aborigènes et Insulaires du détroit de Torres.
Nous sommes fiers que "Mulungu", une linogravure d'Alick Tipoti, ait été choisie pour réaliser cette installation vidéo. Voici le commentaire d'Alick Tipoti sur cette oeuvre : “Malungu désigne la mer dans la langue Kala Lagaw Ya des Maluilgal de Zenadh Kes (détroit de Torres). On voit sur cette gravure deux chasseurs regagner leur île après être partis en mer chasser le Dhangal (dugong) et le Waru (tortue). Les motifs dans le ciel représentent Zibazib (le coucher du soleil) après une journée entière de chasse en mer, ou Bani (l’aube) dans la nuit sombre juste avant la lumière du jour. Les deux animaux étaient pris selon une méthode traditionnelle, avec un wap (harpon) posé sur l’épaule du Buai Garka (chasseur). On remarque les Kuyuri (flèches) plantées dans le dos des bêtes.”
La galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob est fière d'avoir assuré le commissariat général de l'exposition « Australie : le défense des océans » au siège des Nations Unies à New York.
Cette exposition est visible jusqu'au 30 juin 2017 puis sera présentée par la suite à la Kluge-Ruhe Aboriginal Art Collection University of Virginia (Charlottesville, USA) du 17 Juillet 2017 au 10 Janvier 2018.
Cette exposition regroupe une installation de sculptures aborigènes en ghostnet créées par les artistes aborigènes de la communauté de Pormpuraaw (Queensland) mises en regard avec les oeuvres (sculpture et estampes) de Brian Robinson (artiste insulaire du détroit de Torres, Queensland).
Cette oeuvre monumentale (180 x 400 x 200 cm) est prêtée par la galerie
Arts d’Australie • Stéphane Jacob le temps de l'exposition
"L'effet boomerang. Les arts aborigènes d'Australie"
au Musée d'ethnographie de Genève (MEG) jusqu'au 7 janvier 2018.
La baleine franche australe est le totem du clan Mirning dont l’histoire est contée par trois soeurs : Dorcas, Elma et Verna (propos recueillis par Pam Diment).
« Jidirah la Baleine entra dans le sol et se débarrassa de sa peau pour devenir un serpent. Celui-ci fit un voyage souterrain, passa dans des cavernes et des tunnels sous la plaine de Nullarbor (Australie-Méridionale). Vous pouvez parfois entendre le souffle de la baleine à travers les trous qu’elle a créés. Lorsque Jidirah est dans les grottes, elle devient Gamba, le grand serpent qui voyage sous la plaine de Nullarbor et bien au-delà. “Jidirah et Gamba sont le même être”. Le paysage a été créé pendant le Temps du Rêve mais les créatures de cette époque de la Création sont toujours présentes et font partie de la vie des Aborigènes. Dorcas explique l’importance de la présence de la baleine dans la Grande Baie australienne. À ce titre Jidirah/Gamba a été indispensable à la formation des galeries souterraines.
Ces sites sacrés sont des endroits d’une grande importance pour le peuple Mirning qui vit dans la région de Nullarbor. Les peintures de Verna décrivent les déambulations de Jidirah venue de l’océan Austral jusqu’aux plaines arides de Nullarbor. »* Avec l’assistance de Jessica Viersma, coordinatrice de Yalata Women et des rangers de Yalata qui ont collecté les débris marins
Un atelier de Tjutjuna Arts and Culture (septembre 2014) coordonné par Pam Diment, directrice du Centre d'art
Facilité par Ananguku Arts & Ghost Net Arts Projects - Sue Ryan et Gina Allain Initié et sponsorisé par Alinytjara Wilurara Natural Resources et Ananguku Arts Projet subventionné par l'Australia Council for the Arts, Arts South Australia & the Indigenous Visual Arts Industry Support Programme
Oeuvre collaborative de Verna Lawrie (Elder), Josephine Lennon (sur l'initiative de Jo), Margaret Argent, Ashley Sansbury, Natalie Austin, Estelle Miller, Elma Lawrie (Elder), Collette Gray, Denise Scott, Beaver Lennon, Carmel Windlass, Sophia Gibson, Dorcas Miller (Elder), Yasmin Wolf.
*Texte tiré du catalogue "L’Art des ghostnets / Vingt mille filets autour de la mer". Textes de Géraldine Le Roux. Éditions Arts d’Australie • Stéphane Jacob, Paris, 2016 : Consulter ce catalogue
Exposition au Künstler Bei Wu de Wesenberg, Mecklenburg, Allemagne
25 juin - 31 octobre 2017
de 10h à 16h du mardi au dimanche
entrée libre
Vernissage : samedi 24 juin 2017
Pour célébrer l'ouverture de l'espace d'exposition permanent d’art aborigène du Künstler Bei Wu de Wesenberg à Mecklenburg (à 2 heures de route au nord de Berlin), une exposition dédiée à l’art des Aborigènes de la Terre d’Arnhem et des Insulaires du détroit de Torres sera inaugurée le samedi 24 juin 2017. Avec le soutien des Ambassades d’Australie en Allemagne et en France et en lien avec "Australia Now Germany 2017"
A cette occasion, la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob prête huit sculptures « Mimih », un important ensemble de linogravures créées par Alick Tipoti et des sculptures articulées de Ken Thaiday Snr.
L’Ambassade d’Australie en France prête un ensemble rare de 16 peintures sur écorce.
La fondation Peter Wilmot Thompson Stiftung
Peter Wilmot Thompson Stiftung est une fondation à but non lucratif créée le 18 septembre 2014 à Berlin. L'objectif principal de la Fondation est d'établir le Sculpture Park Wesenberg à Mecklembourg, en Allemagne. L'intention de la Fondation est de faire réaliser et de collectionner des sculptures contemporaines d'artistes locaux et internationaux reconnus, d'exposer leurs œuvres d'art et d'établir une plate-forme de marketing par laquelle leurs oeuvres peuvent être vendues pour le bénéfice mutuel de l'artiste et de la Fondation. Les bénéfices perçus sur ces ventes par la Fondation seront utilisés pour la création de nouvelles œuvres. Un autre objectif de la fondation est la mise en place d'un programme d'artistes en résidence avec l'École Nationale des Beaux-Arts d'Australie. Chaque année, une exposition de sculptures favorisera les échanges culturels entre artistes allemands et australiens.
A l'occasion de la soirée de présentation de l'exposition "Corail coeur de vie" le 1er juin dernier, l'artiste aborigène Sid Bruce Short Joe a prononcé un discours très émouvant sur la problématique posée par les filets dérivants qui tuent la faune marine dans le nord de l'Australie.
La méduse est un animal zooplanctonique dérivant avec le courant qui utilise des filaments urticants pour paralyser ses proies. Apparues sur terre il y a 650 millions d’années, il existe plus de 1500 espèces de méduses. Suivant les saisons, certaines côtes australiennes regorgent de méduses tueuses qui rendent leurs eaux impropres à la baignade. L'artiste aborigène Jeannie Holroyd a choisie de représenter l'une d'entre elles avec cette oeuvre afin d'illustrer une des croyance locales. En effet, sur la terre de son peuple pousse un arbre que personne n’a le droit de couper. Si un bout en est coupé malgré tout, la mer se retrouve infestée de méduses qui rendent la pêche impossible...
La galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob (expert en art aborigène) organise plusieurs expositions en Europe et aux Etats-Unis dédiées au mouvement artistique des sculptures ghostnet qui interpellent le public sur la pollution des océans, notamment celle causée par les débris de filets de pêche dérivants. Retrouvez ici la page dédiée.
A l’occasion de la Conférence sur les océans qui se tient aux Nations Unies à New York du 5 au 9 juin, le Bureau des affaires maritimes et du droit de la mer des Nations Unies célébrera le 8 juin 2017 la Journée mondiale des océans.A cette occasion, Stéphane Jacob est le commissaire général de l’exposition
« Australie : le défense des océans » présentée au Siège des Nations Unies, à New York
du 5 au 30 juin 2017.
Cette exposition regroupe une installation de sculptures ghostnet créées par les artistes aborigènes de la communauté de Pormpuraaw (Queensland) mises en regard avec les oeuvres (sculpture et estampes) de Brian Robinson (artiste insulaire du détroit de Torres, Queensland).
Une édition de la superbe sculpture de dugong "Kisay Dhangal" créée par Alick Tipoti vient d'être acquise par The Australian National Maritime Museum (Sydney).
Créée à l'occasion de l'exposition "Taba Naba" qui s'est tenue en 2016 au musée océanographique de Monaco, l'exemplaire n°1 de cette oeuvre éditée à 3 exemplaires est exposée actuellement au Musée d'Ethnographie de Genève (MEG) jusqu'au 7 janvier 2018.
Sid Bruce Short Joe et les sculptures ghostnet : un artiste aborigène s’engage pour la défense des océans
Rencontre avec le public
Samedi 3 juin 2017 à 15h
Aquarium de Paris (jardins du Trocadéro)
5 Avenue Albert de Mun, 75016 Paris
Sid est un artiste aborigène né en 1964 non loin de Pormpuraaw (état du Queensland, Australie). Considéré par ses pairs comme un sage, Sid est respecté aussi bien pour ses connaissances érudites des légendes sacrées des différents peuples de la région que pour ses savoirs sans faille sur la faune et la flore locales.
Sid Bruce présentera au public les œuvres de l’exposition « Australie : la défense des océans » qui regroupe 28 sculptures monumentales en ghostnet réalisées à partir de débris de filets dérivant appelés « filets fantômes ».
Ces filets non biodégradables dérivent au gré des courants marins et continuent de piéger et de tuer pendant des années une faune fragilisée tout en endommageant fonds marins et récifs coralliens avant de venir s’échouer sur les plages du littoral australien.
Sid et les artistes de Pormpuraaw ont choisi de représenter des espèces dont certaines sont menacées, comme le poisson-scie qui a quasiment disparu de leur littoral, pris au piège par ces filets depuis des décennies.
Tarifs entrées :
Adultes : 20,50 €
Jeunes (13 à 17 ans) : 16 €
Enfants (3 à 12 ans) : 13 €
Enfants de – de 3 ans : gratuit Voir tous les tarifs
L'artiste aborigène Christine Yantumba représente avec cette oeuvre un poisson pierre. Le poisson pierre de son nom latin Synanceia verrucosa se camoufle avec des débris de corail et d’algues, ce qui le fait ressembler à une pierre et lui donne son nom. Poisson venimeux, potentiellement mortel. On en trouve dans la zone Indo-Pacifique, notamment dans les eaux de la mer d'Arafura sur laquelle se trouve Pormpuraaw, la communauté où vit Christine Yantumba.
Voici ce qu'elle dit de ce poisson : "Quand nous tirons les filets, nous bougeons lentement les pieds dans le sable. Nous effleurons les poissons pierre le plus délicatement possible pour leur donner l’occasion de nager au loin. Nous ne mangeons pas ce poisson."
La galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob (expert en art aborigène) organise plusieurs expositions en Europe et aux Etats-Unis dédiées au mouvement artistique des sculptures ghostnet qui interpellent le public sur la pollution des océans, notamment celle causée par les débris de filets de pêche dérivants. Retrouvez ici la page dédiée.
:
Le blog de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris
:
Stéphane Jacob, diplômé de l'Ecole du Louvre, spécialiste de l'art australien contemporain, expert C.N.E.S. en art aborigène, a créé en 1996 la galerie Arts d'Australie · Stephane Jacob en France à Paris dans le XVIIe arrondissement. Expert en art aborigène.
Membre de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d’Art et de Collection (C.N.E.S.) -
Membre du Comité Professionnel des Galeries d'Art -
Officier honoraire de l’Ordre d’Australie
Retrouvez-nous sur www.artsdaustralie.com