ONU, Genève
Australie : la défense des océans. L'art des ghostnets.
Soirée officielle : 13 septembre 2017
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51, rue de Seine - Paris 6
Jusqu'au 17 septembre 2017
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Un article de Marie Zawiska dans l'Oeil à lire ici
Vous trouverez dans ce très bon article une interview de Stéphane Jacob, directeur de la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob.
Vous pouvez visiter cette exposition jusqu'au 7 janvier 2018.

Vous retrouverez dans ce nouveau n° de Totem, la programmation riche (expositions, visites commentées, rencontres, ateliers, films, etc.) du musée d'ethnographie de Genève (MEG) ainsi que des articles de fond sur l'exposition"L'effet boomerang" pour laquelle la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob a prêté de nombreuses oeuvres.
http://www.ville-ge.ch/meg/totem/totem75.pdf
Originaire de Yuendumu dans le Désert Central, Sarah Leo évoque ici le Rêve (Jukurrpa) de l’Eau (Ngapa) lié au site sacré de Puyurru, situé à l’ouest de sa communauté.
Les « Rêves » sont des légendes transmises oralement par les Aborigènes de génération en génération. Dans une culture où la vraie richesse se trouve non pas dans la possession matérielle mais dans le savoir, la connaissance de ces « Rêves » est un très long processus qui commence dès l’enfance au travers des cérémonies initiatiques. Lors de ces cérémonies, les participants revêtent leurs corps de peintures et dansent tout en chantant des épopées au son des percussions (souvent des bâtons à fouir ou des lances en ce qui concerne les habitants du désert central). Ces rêves expliquent la geste de grands ancêtres (hommes, animaux, plantes, reptiles, arbres, fruits, etc.) qui ont créé le monde au Temps du Rêve et dont les exploits ont fixé les règles de vie, la Loi.
Au fil des cérémonies, l’initié en apprend un peu plus sur le rêve qui lui est légué par son groupe familial. Ce rêve ayant une valeur sacrée, les artistes comme Sarah Leo ne nous donnent que la version inculquée aux enfants. Celle qui nous a été donnée mêle de multiples rêves - ou pistes de rêves - qui s’entrecroisent durant les périples engagés par différents ancêtres. L’histoire contée par cette toile commence avec deux hommes faiseurs de pluie de la famille Jangala qui appelèrent de leurs chants la pluie et déclenchèrent ainsi un énorme orage. Celui-ci se déplaça le long de leur territoire clanique dans un bruit tonitruant produit par les éclairs. L’histoire se complique par la suite et peut se résumer au simple fait que ce Rêve majeur explique comment les multiples marais dont dépendent la survie des peuples du désert ont été créés et surtout donne des repères spatiaux pour les trouver en fonction des dunes, des promontoires rocheux, etc.
Voir cette oeuvre sur le site de la Galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob, expert en art aborigène.
Voir d'autres oeuvres d'art aborigène

Retrouvez sur le site du New York Times le carnet photographique d'Adam Ferguson ainsi que son article sur le roadtrip qu'il a effectué dans l'arrière-pays australien, parcourant près de 20 000 km en trois mois.
Pour voir des oeuvres d'art australiennes, c'est ici.

Le joueur de rugby Kurtley Beale voulait que son équipe rende hommage à la culture aborigène de son pays et aux Aborigènes et Insulaires du détroit de Torres qui ont enrichi les rangs de l'équipe nationale australienne au fil des décennies. Son rêve vient d'être exaucé puisque l'équipe de rugby nationale va porter un maillot décoré de motifs aborigènes retranscrits par l'artiste Dennis Golding.
Lisez à ce sujet l'article en anglais du Rugby.com.au

Retrouvez cet article sur le site du Temps
+ d'info sur cette exposition sur le site du MEG
Voir la liste des oeuvres prêtées par la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob

L'Université de Newcastle en Australie a créée un site Internet répertoriant via une carte satellite les lieux des nombreux massacres avérés d'Aborigènes et d'Insulaires du détroit de Torres dans l'est de l'Australie.
Fruit de longues années de recherche dans les archives, cette carte permet de comprendre la banalité que représentait le massacre des autochtones aux XVIIIèmes et XIXèmes siècles pour les colons mais également pour l'armée. Voir ce site ici.
Un très bel article (en anglais) a été publié par le Guardian à ce sujet. Interviewée, Lyndall Ryan - une des universitaires australiennes ayant travaillé sur ce projet - explique en quoi sa tâche a été si ardue. Ainsi, en parlant des colons qui ont écrit froidement les comptes-rendus de leurs massacres, elle dit :
"Ils sont absolument insensibles et horribles".
Et elle d'ajouter : "[La lecture de ces écrits est tellement traumatisante] que vous devez parfois arrêter votre travail de recherche ... C'est probablement une des raisons pour lesquelles il nous a fallu tellement de temps [pour concevoir cette carte]",
Lire cet article dans son intégralité sur le site du Guardian.