Retrouvez ici les photographies du stand 105 A de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob dédié à l'art aborigène contemporain à Art Elysées 2018.
Avenue des Champs-Elysées / Paris 8
Stand 105A
Retrouvez ici les photographies du stand 105 A de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob dédié à l'art aborigène contemporain à Art Elysées 2018.
Mary Jane Dixon NAPANGARDI vit dans la communauté de Yuendumu, à 250 kms au nord-ouest d’Alice Springs. Avec cette toile de style pointilliste (dot painting) cette artiste aborigène évoque le rêve (Jukurrpa) de la Lukarrara (une graminée), qui appartient aux femmes Nakamarra et Napurrurla, deux clans féminins de l’ethnie Warlpiri, et est rattaché au site sacré de Jaralypari, au nord de Yuendumu.
Comme souvent dans le désert central, l’artiste n’a pas donné d’explications sur le rêve qui lui appartient car seuls les initiés aborigènes ont le droit d’en connaître les tenants et les aboutissants. On sait simplement que la Lukarrara est une herbe dont les graines sont comestibles, d’où l’importance symbolique de celle-ci dans un milieu si hostile.
Rappelons qu’à l’origine, les Aborigènes créaient des peintures sur sol à l’occasion de cérémonies religieuses. Les pointillés servaient à souligner les contours des objets et des lieux représentés. Sur toile, leur usage a vite été systématisé au point de devenir le style qui a fait connaître la peinture aborigène contemporaine de par le monde. Dans le même temps, chaque artiste propose sa version du dot painting, et la maîtrise de cet art est devenue aussi l’un des critères d’appréciation des œuvres.
Retrouvez cette peinture ainsi que plus de 100 oeuvres aborigènes (estampes, sculptures, etc.) sur les Champs-Elysées dans le cadre d'Art Elysées sur le stand 105A de la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob
A côté des communautés «historiques» du désert où la peinture aborigène contemporaine est née dans les années 1970 (Papunya, Utopia), il existe d’autres communautés de créations plus récentes qui témoignent du caractère dynamique de l’art aborigène en constante évolution et en permanente mutation. Dans cette «vie» foisonnante, les femmes aborigènes jouent depuis longtemps un grand rôle.
Il n’est donc pas étonnant que ce soient des femmes qui soient à l’origine de la communauté artistique d’Ampilatwatja fondée dans le désert central en 1999 et qui a très rapidement été reconnue sur la scène internationale de l’art contemporain grâce à d’importantes expositions à Paris, New York, Londres et Milan.
Les œuvres d’Ampilatwatja témoignent d’une grande maîtrise du « dot painting » dont les artistes tirent des effets de densité. Mais elles font appel à d’autres méthodes, comme celle qui consiste à utiliser une aiguille comme pinceau, technique héritée du batik sur soie qui fut leur premier moyen de représenter leurs « Rêves » ou légendes.
Comme dans les autres communautés aborigènes, leurs oeuvres sont dédiées à la célébration de leur territoire et des richesses mythiques et naturelles dont ils recèlent, notamment les graines - symboles de fertilité, thème central des deux oeuvres qui illustrent ce post.
Où trouver des oeuvres des peintres aborigènes d'Ampilatwatja ?
Originaire de Lajamanu (Grand Désert central), l'artiste aborigène Angela Kelly NANGALA illustre avec cette peinture le “Rêve des Hommes qui chassent”.
Ce Rêve est célébré encore aujourd’hui dans le cadre de cérémonies initiatiques au cours desquelles on enseigne aux jeunes hommes la chasse traditionnelle qui consistait à allumer des feux et faire le guet.
Les proies étaient ensuite tuées à l’aide de boomerangs et de lances que l’on retrouve peints sur la toile à côté des propulseurs à lance, des boucliers, des coolamons (récipients en bois) qui entourent les participants aux cérémonies eux-mêmes représentés par des formes en “U”.
Cette oeuvre sera présentée à Art Elysées 2018 sur le stand 105A, du 12 au 22 octobre 2018.
Retrouvez cette oeuvre et bien d'autres sur le site de Stéphane Jacob, expert en art aborigène, membre de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d'Art et de Collection (C.N.E.S.).
La galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob marquera sa 11ème participation à Art Elysées par une nouvelle sélection d’oeuvres d'art aborigène et du détroit de Torres. Certains artistes présentés seront exposés en Europe pour la première fois... Ce sera le cas notamment de Barbara Long NGWARRAYE.
La galerin Perrotin présente une exposition de Laurent Grasso jusqu'au 8 ocotbre 2018. Le visiteur peut y voir entre autres "Otto", une vidéo réalisée à l’invitation de la 21e Biennale de Sydney (2018), tournée en novembre 2017 dans le désert australien, sur des sites sacrés des environs de la communauté de Yuendumu.
Vous pouvez lire ici l'excellent article de Stéphane Renault (Télérama) qui a rencontré l'artiste.
+ d'infos sur le site de la galerie
Où trouver des peintures des artistes aborigènes de Yuendumu ?
Le musée La Grange propose une nouvelle fois une très belle exposition centrée sur les arts indigènes australiens (aborigène & insulaire du détroit de Torres).
Le visiteur pourra avoir un aperçu de la riche collection du musée qui s'attache à présenter depuis ses débuts les nombreux styles d'arts australiens qui ne se limitent pas au célèbre pointillisme (ou dot painting) créé par les artistes du désert.
Vous pourrez ainsi voir des sculptures ghostnet, des peintures de la communauté de Lockhart River, des estampes provenant du détroit de Torres, des oeuvres d'artistes Tiwi, des peintures sur écorce, etc.
Où trouver des sculptures ghostnet ?
Où trouver des oeuvres du détroit de Torres ?
Où trouver des oeuvres d'artistes Tiwi ?
Où trouver des peintures sur écorce ?
Né en 1952, John Mawurndjul est l’un des plus grands noms de l’art aborigène contemporain. Ses oeuvres font parties des collections des plus grands musées australiens, on peut les voir également en Europe au musée du quai Branly (c’est lui qui a peint le plafond de la librairie), en Suisse, en Allemagne, aux Etats-Unis, etc.
Avec cette oeuvre il représente un site sacré situé à 50km de Maningrida où a lieu une cérémonie : le mardayin. De cette cérémonie aborigène très secrète on sait seulement qu'elle marque la fin d'une période de deuil et qu'à la faveur de celle-ci ont lieu des initiations au cours desquelles les participants se couvrent le corps de peintures semblables à celles reproduites sur l'écorce : site rituel, espace cérémoniel et marques initiatiques coïncident donc ici dans une évocation symbolique unique.
Vous pouvez retrouver cette oeuvre, parmi les 130 exposées, dans l'exposition "L'imagerie des Rêves" que propose Stéphane Jacob à la galerie de Causan (26 rue de Seine / Paris 6) jusqu'au 16 septembre 2018.
Une exposition monographique lui est dédiée en 2018 au Musée d’Art Contemporain de Sydney. Voir cette exposition

Retrouvez ici les photographies de la dernière exposition de Stéphane Jacob - expert en art aborigène - à la galerie de Causan (26 rue de Seine - Paris 6) à l'occasion de sa nouvelle participation au Parcours des mondes à St-Germain-des-Prés.
Ouverture du mercredi 12 au dimanche 16 septembre de 11 h à 20 h
Dans le cadre de l'exposition sur les artistes du détroit de Torres présentant le travail d'Alick Tipoti et de Ken Thaiday Snr., découvrez le documentaire réalisé par Phil Cairney à voir sur VIMEO