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Visionnez comme dans un livre quelques unes des peintures et sculptures aborigènes arrivées récemment à la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob.
Pour voir ce catalogue, cliquez ici.
La peinture aborigène contemporaine s'est faite connaître dans les années dix-neuf-cent soixante-dix grâce à des peintres aborigènes nés dans le désert central qui ont décidé de peindre sur des surfaces planes des représentations des légendes sacrées (ou "Jukurrpa") de leurs peuples . Dès le départ, ces artistes ont employé un style pointilliste.
Voici un extrait de notre livre "La peinture aborigène" sur le pointillisme ou "dot-painting" :
"La plupart des motifs sont tracés au moyen de lignes de pointillés (dots en anglais) sur un fond plus sombre, lui aussi constitué de pointillés qui laissent voir, par transparence, un à-plat opaque. On trouve l’origine du point aussi bien dans la peinture sur sable, la décoration corporelle, que sur les gravures rupestres poinçonnées. Le pointillisme moderne s’est généralisé dans toutes les communautés artistiques du désert. Peut-être parce que c’est un élément graphique adapté à la toile et à la peinture acrylique. Sans doute aussi parce que le point permet le scintillement, la recréation de la lumière. Pourtant, des peintres aborigènes d'autres régions l'emploient également (comme avec cette oeuvre).
Avec les points, les artistes tracent des lignes ou des contours. Les points ne se mélangent jamais, mais se suivent, serrés.
L’artiste alterne différentes couleurs pour renforcer sa ligne, sans les mélanger. Cette démarche technique et esthétique des maîtres du désert ne s’est jamais appuyée sur des bases théoriques, comme celles sur le contraste et la lumière, qui influencèrent les impressionnistes et les pointillistes, en France, au XIXe siècle. Mais sur le plan esthétique, on arrive au même résultat de vibration, de profondeur et d’énergie.
Le dot painting a une double fonction : esthétique et rituelle. Le pointillisme permet de saturer l’espace total de la toile, remplissant les creux et les espaces vides, densifiant le décor en créant un fond neigeux, très serré. Ce traitement permet de récréer et d’incarner les paysages, la géologie et la végétation. Les fonds sont de couleurs variées, signifiant et incarnant un type de paysage (dunes, rochers) ou une végétation particulière. La couche sous-jacente, souvent noire, transparaît entre les motifs. Cela crée un effet de volume.
Certains artistes, comme Emily Kame Kngwarreye saturent la toile de vibrations de couleurs serrées et denses, évoquant formellement le pointillisme européen.
D’autres, telle Abie Loy, espacent et allègent les points pour créer un effet évanescent, comme la voie lactée.
Le pointillisme a une autre fonction. Au début du mouvement artistique, les artistes étaient des hommes de savoir, des grands initiés. Lorsqu’ils se rendirent compte que leurs récits sacrés seraient exposés à des non-initiés, certains utilisèrent cette technique pour cacher certaines parties du récit ou, au contraire, par transparence, les révéler de façon dynamique, magique, comme les métaphores chez les poètes symbolistes."
Visionnez notre diaporama sur le sujet
Voir des peintures pointillistes aborigènes sur le site de la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob, expert en art aborigène.
Je partage avec vous depuis vingt ans ma passion pour l’art des Aborigènes d'Australie et des Insulaires du détroit de Torres et tiens à vous remercier de votre fidélité.
Ce mouvement artistique exceptionnel continue de s'imposer jour après jour sur la scène internationale.
Je suis heureux de pouvoir contribuer à faire découvrir et reconnaître de nombreux talents et ce, dans un souci d'excellence et de rigueur.
J'ai le plaisir de vous inviter à fêter le XXème anniversaire de ma galerie lors d'un

Pour fêter les vingt ans de sa création, la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob (expert en art aborigène) participe à la 20ème édition de St-Art, stand E05.
Dans le cadre de cette manifestation dédiée à l'art, la Galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob fera un focus sur les artistes aborigènes australiens du désert central et du détroit de Torres (Queensland). Vous pourrez notamment retrouver sur son stand des oeuvres majeures d’Abie Loy KEMARRE, Alick TIPOTI - qui a conçu une œuvre monumentale de 590 m2 sur la terrasse du musée océanographique de Monaco - et des œuvres des artistes du mouvement Ghost Net qui ont réalisés une installation monumentale pour le même musée.

Le Monde a publié un article sur le très beau discours qu'a donné Linda Burney, la première femme députée aborigène au Parlement australien.
Lisez ici l'article sur le site du Monde.

Valérie Apiou a rencontré Stéphane Jacob - expert en art aborigène - sur son stand d'Art Elysées Art & Design afin de parler d'art et de peinture aborigène.
Voir la vidéo sur le site d'Arte
Margaret Levi & Robert Kaplan ont constitué au fil des années l’une des plus grande collection privée d’art aborigène aux Etats-Unis.
C’est en 1984 que Margaret Levi, originaire de Seattle, est invitée par la Research School of Social Sciences (Australian National University) en sa qualité de sociologue. C’est lors de ce premier voyage qu’invitée à un repas chez l’anthropologue Diane Bell (une des premières à avoir livré une étude approfondie sur les femmes aborigènes), elle découvre, accrochée au mur de son salon, une grande peinture acrylique de l'artiste aborigène Dick Leichleitner. Tombée en admiration devant cette œuvre, Margaret décide d’aller voir l’artiste à Alice Springs afin de lui commander une toile.
L'année suivante, Margaret retourne en Australie et, malheureusement, est victime d’un grave accident, renversée par une voiture. Sept ans plus tard, au bout d’un long procès, elle obtient finalement enfin des dommages et intérêts. Elle décide alors d’acheter immédiatement une peinture d’Emily Kngwarreye. Entre temps, Margaret épouse Bob et, ensemble, ils décident d’utiliser l'argent du dédommagement afin de constituer une collection de qualité muséale. Bien que l’art aborigène soit alors peu connu aux États-Unis et qu’aucun musée ne montre d’intérêt pour leur collection, Margaret et Bob continuent d’enrichir celle-ci, ne choisissant que des œuvres qui les fascinent, aidés en cela par des galeristes ou bien des directeurs de centres d’art qui repèrent pour eux les plus belles pièces.Cette collection commencée il y a plus de trente ans leur a permi d’accumuler de nombreuses pièces mais aussi des souvenirs inoubliables, comme celui de la regrettée Dorothy Napangardi. Cette artiste dont le travail les subjuguait était même venu passer « Thanksgiving » dans leur maison à Seattle, à l’occasion d’une exposition aux Etats-Unis. Bob se remémore d’ailleurs avec joie ce repas pendant lequel Dorothy leur avait fait part de ses talents de chasseuse de varan. En effet celle-ci arrivait à les stopper dans leur élan rien qu’en chantant.
Dès 1996, le Seattle Art Museum commence à exposer régulièrement des œuvres de leur collection pour créer par la suite une galerie permanente consacrée à l'art aborigène australien (la première grande galerie des Etats-Unis dédiée à cet art) grâce notamment aux généreux dons de Margaret et Bob.
La cote de l’art aborigène n’a cessé d’augmenter au fil des années, une œuvre de Clifford Possum Tjapaltjarri a d’ailleurs été vendue pour 2 millions de dollars en 2007 par la National Gallery of Australia. Dernièrement, une vente aux enchères à Londres a dépassé toutes les attentes de Sotheby’s (article ici).
Le dernier coup d’éclat en date de ces deux collectionneurs passionnés a été le don par leurs soins de huit toiles au Metropolitan Museum de New York.
L'entrée d'Abie Loy dans les collections du MET.
L'entrée de Kathleen Petyarre dans les collections du MET.
Visionner une interview filmée de Margaret Levi & Robert Kaplan

Arts d'Australie • Stéphane Jacob & Art and Tracks
Vous invitent à l'exposition
L'empreinte de l'art.
Peintures, gravures et sculptures des Aborigènes d'Australie
du 18 au 29 octobre 2016
tous les jours de 10h à 19h
Conférence de Stéphane Jacob le mercredi 26 octobre à 19h suivie d'un pot
Télécharger le communiqué de presse (+ d'info, conférences, vernissage, etc.)

Retrouvez les photographies du stand 111A de la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob, Paris en cliquant ici.