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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 14:33

(c) Pormpuraaw Art & Culture

Artiste phare de l'exposition "Australie : la défense des océans / Sculptures en ghostnet" (du 5 avril au 15 août 2017 à l'Aquarium de Paris), Sid Bruce Short Joe est un artiste aborigène né en 1964 dans la mission d'Aurukun, au nord de Pormpuraaw. Considéré par ses pairs comme un sage, Sid est respecté pour ses connaissances érudites des légendes sacrées des différents peuples de la région aussi bien que pour ses savoirs sans faille sur la faune et la flore locales.

Sid est un grand conteur. Lorsqu’il parle des légendes qui lui ont été transmises par ses Ancêtres, ses yeux brillent et on l’imagine les conter le soir autour d’un feu à un auditoire médusé.

Il doit ses vastes connaissances au fait d’avoir habité dans différents lieux du Cap York. Ainsi, s’il est habituel chez les Aborigènes vivant dans ces régions de parler 4 à 6 langues, lui en parle 9 (!). C’est une des raisons pour lesquelles il assiste le magistrat local en tant qu’interprète et médiateur. Respecté par l’administration australienne, il l’est aussi par les différents clans du Queensland qui l’invitent volontiers à leurs cérémonies. Il est également le président du comité de management de la communauté de Pormpuraaw dont il est l’un des plus éminents artistes.

Ses totems sont le requin taureau, le lézard à langue bleue et la raie-guitare maculée ou “Mundha” en dialecte kugu, une des neuf langues parlées par Sid.

Sid Bruce est réputé pour ses linogravures, ses toiles mais aussi ses sculptures en ghostnet dont une a été exposée au musée océanographique de Monaco à l’occasion de l’exposition « TABA NABA : Australie, Océanie, arts des peuples de la mer” qui a attiré en 2016 510 000 visiteurs venus de plus de soixante-dix pays.

Ses connaissances sur la faune, la flore et les cultures locales ont été la source d'inspiration principale des deux livres publiés par le centre d’art de Pormpuraaw intitulés «Totems Pormpuraaw» et «Pormpuraaw Art and Culture».

L’Australian Museum de Sydney a acquis récemment une de ses sculptures.

Voir les oeuvres de Sid Bruce

Site dédié aux expositions ghostnets.

Australie : la défense des océans / Sculptures en ghostnet

Aquarium de Paris, 5 Avenue Albert De Mun - 75016 Paris

Standard : 01 40 69 23 23

+ d'info

 

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 15:12

sculpture aborigène, aquarium Paris

"Corail coeur de vie"

1er avril - 30 Septembre 2017

AQUARIUM DE PARIS

Des artistes s’engagent à l’Aquarium de Paris à travers un parcours artistique ambitieux.

Trois expositions sont présentées. Parmi elles, "AUSTRALIE : LA DÉFENSE DES OCÉANS - SCULPTURES EN GHOSTNET" est une installation de 28 sculptures monumentales créées à partir de filets de pêche dérivant abandonnés.

Téléchargez le dossier de presse de cette exposition-évènement en cliquant ici.

+ d'info sur le site de l'Aquarium de Paris

+ d'info sur les sculptures en ghostnet

Voir des sculptures en ghostnet

Aquarium de Paris, 5 Avenue Albert De Mun - 75016 Paris

Standard : 01 40 69 23 23

 

www.artsdaustralie.com/fr/expositions/australie-la-defense-des-oceans-sculptures-en-ghostnet

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 12:43

Art Paris Art Fair 2017  : Stéphane Jacob commente une oeuvre exceptionnelle d'Abie Loy Kemarre sur son stand au Grand Palais.

Visonnez cette vidéo tournée par "Achetez de l'Art".

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 16:42

Retrouvez ici toutes les photos du stand A2 (galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob).

Art Paris 2017

Art Paris Art Fair 2017
Grand Palais - Paris 8ème
Stand A2

Voir une sélection d'oeuvres aborigènes présentées à Art Paris

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 10:43

Des oeuvres exceptionnelles d'Abie Loy Kemarre seront visibles ainsi que d'autres toiles et sculptures d'artistes aborigènes contemporains à Art Paris Art Fair 2017.

Abie Loy

Art Paris Art Fair 2017
Grand Palais - Paris 8ème
Stand A2

Voir toutes les oeuvres d'Abie Loy Kemarre

Voir une sélection d'oeuvres aborigènes présentées à Art Paris

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 14:07

(c) creativecowboy

Les communautés de Yirrkala et Maningrida créent des sculptures funéraires à partir de troncs d'arbres évidés par les termites.

Retrouvez sur le blog de creativecowboy (en anglais) comment l'artiste aborigène Napuwarri Marawili sélectionne ses troncs d'arbres : cliquez ici.

Des poteaux peints sont exposés à Art Paris Art Fair 2017 (Grand Palais, Paris 8) jusqu'au 2 avril sur le stand 2 de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob. Retrouvez-les ici.

Pour voir une sélection d'oeuvres présentées sur le stand A2, c'est ici.

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 15:04

L'art aborigène contemporain sera de nouveau à l'honneur sur le stand de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob qui présentera plus de 80 oeuvres.

Du jeudi 30 mars au dimanche 2 avril

Art Paris Art Fair 2017
Grand Palais - Paris 8ème
Stand A2

Horaires :
Jeudi 30 mars de 11h30 à 20h
Vendredi 31 mars de 11h30 à 21h
Samedi 1 avril de 11h30 à 20h
Dimanche 2 avril de 11h30 à 19h

Voir un aperçu des oeuvres (catalogue en ligne)

+ d'info sur le site d'Art Paris Art Fair

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 15:39

Peinture aborigène
    Mary Butcher NAPANGARDI présente avec ce tableau sa version du Rêve de Pikilyi, un site sacré où se trouvent un trou d’eau et un ruisseau, non loin de Yuendumu. La légende dit qu’un couple de Serpents Arc-en-ciel y vivait. Des femmes venaient enlever des poux attachés aux corps des deux êtres mythiques qui, en échange, leur donnaient le droit de prendre de l’eau dans le ruisseau. Les Aborigènes célèbrent encore de nos jours des cérémonies dans ce lieu où réside toujours l’esprit des deux serpents.

     Comme la plupart des peintres du Désert Central, Mary Butcher a recourt au "dot painting", ou pointillisme, qui s'inspire des peintures sur sol traditionnellement réalisées à l'occasion de cérémonies rituelles. L’effet vibratoire qui en résulte donne l’idée même de la vie et rappelle que pour les Aborigènes, le Temps du Rêve n’appartient pas au passé, mais qu’éternel présent dont l’art et les rites religieux assurent la permanence, il est avant tout création continue et énergie.

Voir d'autres oeuvres du centre d'art de Yuendumu.

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 12:01

he malaka’s (superintendent’s) house’, by Larry Jungarrayi, from The Warlpiri Drawings 1953-54, Meggitt Collection. Photograph: Australian Institute of Aboriginal and Torres Strait Islander Studies

L'anthropologue Mervyn Meggit s'installa pour dix mois entre 1953 et 1954 dans la communauté de Lajamanu afin d'étudier la culture des Aborigènes Warlpiri qui y avaient été installés par le gouvernement australien.

Il demanda à 21 hommes et femmes de dessiner. Le résultat marque les prémices de la naissance de l'art aborigène contemporain (il y en eu d'autres ailleurs) qui aura lieu au début des années 1970 à Papunya, dans le désert central.

L'oeuvre reproduite ici est un formidable exemple de la poésie avec laquelle les artistes du désert représentent l'indicible. En effet, Larry Jungarrayi a choisi de mettre au centre de sa composition le grillage anti-mouches posé sur les fenêtres du logement du surintendant (un Blanc) de la communauté afin de représenter la maison de celui-ci. L'homme avait ainsi été le plus éberlué, non pas simplement par le fait que des hommes fabriquent des "boîtes" pour se loger, mais par le fait que ceux-ci aient besoin de se protéger - ou de se couper ? - de leur environnement pour se sentir à l'aise.

L'autre artiste qui marqua Mervyn Meggit par la qualité de ses oeuvres était Abie Jangala. Nous sommes fiers d'avoir faciliter l'accès d'une de ses oeuvres dans les collections du musée des Confluences (Lyon). Pour la voir, c'est ici.

Pour voir des oeuvres contemporaines des artistes Warlpiri installés depuis à Yuendumu, cliquez ici.

L'anthropolgue Barbara GLOWCZEWSKI a écrit un livre qui a fait date sur la culture Warlpiri.

Pour écrire cet article, nous nous sommes inspirés du très bon post (en anglais) de Paul Daley. Retrouvez-le ici.

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 16:51

Emily Kame KNGWARREYE

      Emily Kame Kngwarreye (c.1910 - 1996) est la figure emblématique de la communauté d’Utopia. Elle a commencé à peindre à près de 80 ans. Cette vieille dame du désert, coiffée de son bandana, fut la première femme artiste aborigène à devenir une véritable “star”. Au cours de sa courte vie artistique, sans jamais abandonner ses obligations traditionnelles et rituelles, elle a exploré plusieurs styles, de plus en plus dépouillés, adaptant sa technique aux limitations physiques liées à son âge. Mais toujours avec une puissance, une énergie, une liberté onirique, une poésie et un sens de la couleur phénoménaux.

     Au milieu des années 1970, elle débuta sur le batik. Sur toile, elle commença par des fresques pointillistes destructurées. Elle évoque le foisonnement de la végétation en jetant sur la toile, comme des confettis, un semis de points méticuleux. Les motifs floraux forment des champs de fleurs suspendus entre la terre et le ciel. La gamme de couleurs, le rendu, proposent une esthétique qui évoquent aussi bien l’impressionnisme que l’iconographie florale japonaise. Bientôt, sous le tapis de fleurs, apparurent en transparence des structures discrètes, des réseaux, des entrelacs de racines labyrinthiques, auxquels s’accrochent les points, comme des fleurs aux treillages : ce sont les rhizomes de l’igname,  ou “Anooralya”, thème central dans l’œuvre de l’artiste puisque celle-ci est la responsable rituelle du territoire sacré d’Alalgura, près de la communauté d’Utopia, auquel ce Rêve est rattaché. Les points devinrent des lignes, brossées et non plus pointillées, les réseaux occupant tout l’espace, formant des entrelacs de couleurs vives, une danse parfaitement maîtrisée et pleine d’énergie.

     Dans une troisième période, elle épura son dessin, pour proposer des à-plats de couleurs brossés, évoquant les Nymphéas de Monet. Enfin, avant sa mort, elle revint aux rubans alignés, croisés ou entrelacés, cette fois en noir et blanc, minimalistes.


       Ce tableau qui date de la troisième période de l’artiste évoque le Rêve de l’Anooralya, cette tubercule dont les fleurs s'appellent Kame, le nom tribal d’Emily. L’œuvre représente les fleurs de l’igname au printemps et donne l’impression que celles-ci sont en train d’éclore littéralement sous nos yeux, grâce à l’emploi de couleurs vives. L’igname semble étendre ses racines sous le sol, jusqu’aux entrailles de la terre. L’impression de profondeur est accentuée par le jeu de superpositions des lignes symbolisant le “déferlement” de la végétation environnante.

      L’une des finalités de l’art aborigène est d’être pédagogique. En représentant la fleur à divers stades de maturité par le biais des différentes couleurs employées, l’œuvre permet aux plus jeunes de comprendre le cycle de vie des plantes qui sont une source majeure d’alimentation dans un milieu aride hostile. Cette connaissance est également enseignée par le biais de chants au cours de cérémonies initiatiques dites « Awelye ».

Voir cette oeuvre sur le site de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob.

Voir les oeuvres des artistes d'Utopia.

 

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Présentation

  • : Le blog de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris
  • : Stéphane Jacob, diplômé de l'Ecole du Louvre, spécialiste de l'art australien contemporain, expert C.N.E.S. en art aborigène, a créé en 1996 la galerie Arts d'Australie · Stephane Jacob en France à Paris dans le XVIIe arrondissement. Expert en art aborigène. Membre de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d’Art et de Collection (C.N.E.S.) - Membre du Comité Professionnel des Galeries d'Art - Officier honoraire de l’Ordre d’Australie Retrouvez-nous sur www.artsdaustralie.com
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