Desert Painters of Australia Gagosian, Beverly Hills, Los Angeles
Jusqu'au 6 septembre 2019
La galerie Gagosian propose une exposition itinérante d'oeuvres d'art aborigène contemporain provenant des collections de la Kluge-Ruhe Aboriginal Art Collection (Université de Viriginie - USA) ainsi que de la Collection de l'acteur Steve Martin et de sa femme, Anne Stringfield.
Le public a déjà pu admirer ces peintures abstraites d’artistes aborigènes de grand renom (Emily Kame, Warlimpirrnga TJAPALTJARRI, George TJUNGURRAYI, Bill Whiskey TJAPALTJARRI, Ronnie TJAMPITJINPA, etc.) dans sa galerie new-yorkaise.
Cette exposition est maintenant présentée à la galerie Gagosian de Beverly Hills.
Pour ceux qui ne pourront pas y aller, vous pouvez visionner ici (en anglais) la conversation publique qui a eu lieu à New York entre l'anthropologue Fred Myers et les historiens de l'art Margo Smith et Henry Skerritt* le 21 mai 2019.
* : Henry Skerritt a écrit pour le compte des éditions Arts d’Australie • Stéphane Jacob, "Nyilyari Tjapangati : Vivre le Rêve / Living the Dream". + d'informations sur ce livre
Conférence de Fred Myers, Margo Smith et Henry Skerritt
Originaire de la communauté de Yuendumu dans le Désert Central, Elizabeth Katakarinja représente avec cette toile le Rêve (Jukurrpa) de la Chenille (Jajutuma) qui est associé à Wapurtali (Mt. Singleton), un lieu sacré situé à l’ouest de Yuendumu.
La légende dit qu’au Temps du Rêve - le temps de la Création pour les Aborigènes - un ancêtre chenille se battit violemment avec l’ancêtre Yarla (pomme de terre du bush). On n’en sait pas plus sur cette légende dont les détails ne sont connus que des initiés et permettent aux plus jeunes d’apprendre, entre autres, à reconnaître les espèces comestibles et savoir où les trouver.
Les ondulations formées sur la toile par l’accumulation habile des multiples pointillés forment des lignes qui symbolisent les déambulations de l’ancêtre et de ses semblables à travers le désert, mais également le mouvement des dunes.
Ce style est d’ailleurs qualifié de pointilliste (ou dot-painting en anglais) et s'inspire des peintures sur sol traditionnellement réalisées à l'occasion de cérémonies rituelles. Les cercles concentriques représentent quant à eux différent sites sacrés, notamment Wapurtali, au centre.
Connaissance des Arts publie un hors-série sur la collection exceptionnelle de près de 800 oeuvres de la Fondation Opale fondée par Bérangère Primat.
Bien que le terme « art aborigène » recouvre de nombreux styles et peuples différents, une oeuvre aborigène évoque généralement une légende - ou dreaming - à laquelle se rattache un site sacré. Bien souvent, des ancêtres s’y sont arrêtés afin de s’y reposer mais aussi dans le but d’y célébrer une cérémonie. En peignant un Dreaming qui lui a été légué par ses aïeux, l’artiste ne se contente pas de réaliser une oeuvre mais également de célébrer la terre à laquelle il appartient. Les artistes aborigènes ont d’ailleurs l’habitude de dire que « Ne pas peindre sa terre, c’est la laisser mourir ».
La lecture des textes écrits par Bérénice Geoffroy-Schneiter donneront aux amateurs des pistes qui leur permettront de mieux comprendre ces oeuvres dans lesquelles l’art est l’expression du sacré.
Originaire de la communauté de Yuendumu dans le Désert Central, Theresa Ross NAPURRURLA représente avec cette toile le Rêve de Pamapardu, ou “Fourmi Volante” en dialecte Warlpiri.
Ces insectes vivent dans des fourmilières géantes (Mingkirri) qui sont submergées par l’eau à la saison des pluies. C’est alors que les ailes des fourmis poussent, leur permettant de voler avec leur reine vers d’autres contrées où elles pourront bâtir à nouveau d’autres fourmilières. Lorsqu’elles ont trouvé leur nouvel habitat, leurs ailes tombent. Ces fourmis sont mangées par les varans et les lézards mais également par les femmes aborigènes qui les apprécient beaucoup pour leur goût sucré.
Un portrait de Stéphane Jacob dans la revue Art Passions
A l'occasion de sa nouvelle participation au Parcours de Mondes, lisez le beau portrait écrit par Bérénice Geoffroy-Schneiter pour Art Passion sur Stéphane Jacob, expert en art aborigène et directeur de la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob qui a participé à la constitution de collections muséales en France et en Europe.
Vous pourrez visiter sa nouvelle exposition à la Galerie Etienne de Causans
25 rue de Seine 75006 Paris
dans le cadre du Parcours des Mondes du 10 au 15 septembre 2019
entrée libre
Valma White NAKAMARRA appartient à l’une des communautés artistiques du désert central australien les plus connues, celle de Yuendumu où, dans les années 1970, la peinture aborigène contemporaine est apparue en même temps qu’à Papunya.
On retrouve dans cette toile tout l’esprit de la peinture aborigène qui consiste à évoquer par des formes abstraites des légendes - ou Rêves - transmises de génération en génération depuis le Temps primordial du Rêve au cours duquel des êtres mythiques (les Hommes-éclairs, le Python arc-en-ciel, l’igname, etc.) ont créé l’Australie et fondé les lois morales, religieuses, spirituelles qui régissent encore la culture aborigène actuelle.
L’artiste évoque avec cette toile le Rêve (Jukurrpa) du Serpent (Warna) lié au site sacré de Ngama, au sud de Yuendumu. Comme les tenants et les aboutissants d’un rêve ne sont connus que des initiés, l’artiste n’en donne que les grandes lignes au public. Ainsi sait-on qu’il est question de Yarrilpi, l’ancêtre serpent, qui voyagea au Temps du Rêve à travers toute l’Australie afin de retrouver sa famille alors qu’il était handicapé. Il fut transporté tout au long de son périple par le “kurdungurlu”, celui qui a la charge de faire respecter les lois enseignées dans les rêves. A chaque fois que sa queue s’enroulait et touchait le sol, des marais apparaissaient. Les lignes de pointillés semi-circulaires symbolisent d’ailleurs sur la toile les empreintes laissées par le serpent.
Les Aborigènes sont généralement présentés comme des peuples semi-nomades. Si cela est vrai en ce qui concerne les peuples ayant vécu dans le désert, ce n'est pas le cas de tous les Aborigènes. Ainsi, certains d'entre eux étaient sédentarisés, comme les Gunditjmara (état de Victoria) qui - il y a environ 6 600 ans de cela - avaient établi à Budj Bim un des réseaux d'aquaculture les plus vastes et les plus anciens du monde à l'aide de canaux, de digues et de barrages.
Ce site plus ancien que les pyramides d'Egypte vient ainsi d'être inscrit au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.
En 2016, le Musée océanographique de Monaco proposait l’exposition « Taba Naba » afin de faire découvrir les arts des peuples d’Océanie, notamment ceux des Aborigènes et des Insulaires du détroit de Torres en Australie.
Parmi les artistes figurait Alick Tipoti, qui est de nouveau allé dans la Principauté de Monaco afin d'inaugurer l’exposition intitulée « Badu Island » retraçant la visite de S.A.S. Le Prince Albert II de Monaco.
IDOLES - COCO FRONSAC
Farinier de l'abbaye de Cluny
Jusqu'au 28 juillet 2019 - tous les jours, de 9h30 à 18h
dernier accès 17h15)
Chaque année, Gus Adler & Filles organise à l'abbaye de Cluny une exposition d’art extra-européen en marge du Bourgogne Tribal Show – la première foire internationale d’art à se tenir à la campagne. À cette occasion, des institutions et des marchands participants prêtent des œuvres de leurs collections privées et permettent au plus large public possible de découvrir les trésors des arts classiques du monde entier.
Cette année, c'est l'artiste Coco Fronsac qui a été choisie comme commissaire d'exposition. Elle a non seulement réalisé la scénographie d'"Idoles" mais également conçu des oeuvres en miroir des objets prêtés par les galeristes et collectionneurs. Sa démarche a consisté à chiner de vieilles photographies de paysages et de monuments qu'elle a ensuite retravaillées à l'encre et à la gouache en y intégrant les sculptures à côté desquelles elles sont exposées.
Parmi les prêteurs d'oeuvre figure la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob qui a mis à disposition de Coco Fronsac des sculptures Bagu créées par le artistes aborigène de Girringun (Queensland, Australie).
Arte propose cet été une série policière australienne remarquable : « Mystery Road ».
Si l’histoire est pleine de rebondissement, ce qui attire également dans cette mini-série de six épisodes, c’est l’étude de la société australienne qu’elle nous propose. A cela s’ajoute la beauté époustouflante des paysages du Kimberley (Australie Occidentale) filmés par la réalisatrice aborigène Rachel Perkins. Auteure de plusieurs films, elle a réalisé entre autres « Bran Nue Dae », une comédie musicale qui fit grand bruit et rafla plusieurs prix en Australie.
Signalons enfin les deux acteurs principaux : Aaron Pedersen (acteur aborigène) et Judy Davis, tous deux considérés à raison comme étant parmi les plus grands acteurs australiens.
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Le blog de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris
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Stéphane Jacob, diplômé de l'Ecole du Louvre, spécialiste de l'art australien contemporain, expert C.N.E.S. en art aborigène, a créé en 1996 la galerie Arts d'Australie · Stephane Jacob en France à Paris dans le XVIIe arrondissement. Expert en art aborigène.
Membre de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d’Art et de Collection (C.N.E.S.) -
Membre du Comité Professionnel des Galeries d'Art -
Officier honoraire de l’Ordre d’Australie
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