Peinture aborigène pointilliste de Linda Walker, 46 x 46 cm (c)www.artsdaustralie.com / Linda Walker NAPURRURLA
Linda Walker est une artiste aborigène qui habite non loin d’Alice Springs, dans le désert central australien. Elle illustre avec cette toile de style pontilliste la légende de l’ancêtre de la Yarla, la pomme de terre sauvage comestible. Si le thème qu’elle célèbre peut paraître étrange aux yeux d’un occidental, il faut prendre en compte le fait que dans un milieu aride les plantes permettant la survie sont sacralisées. C’est pourquoi les Aborigènes les classent dans le panthéon de leurs grands ancêtres qui au Temps du Rêve façonnèrent le paysage et léguèrent chants, danses et lois aux premiers habitants de l’Australie.
D’après cette légende, l’Ancêtre Yarla et l’Ancêtre Wapirti (carotte du bush) s’affrontèrent près de Ngarparapunyu, un marais sacré. On n’en sait pas plus sur cette histoire connue seuls des initiés mais on peut reconnaître dans cette toile plusieurs éléments de l’iconographie traditionnelle Warlpiri, le peuple de l’artiste. En effet, les lignes courbes symbolisent les tiges de la yarla d’où éclosent les fleurs. Les cercles concentriques représentent quant à eux le marais ainsi que les feux de camp autour desquels les participants aux cérémonies religieuses se rassemblent.
L’ambassade d’Australie à Paris présente une très belle exposition : « Jarracharra : vents de la saison sèche », qui met en lumière les travaux d’arts textiles des femmes artistes du Babbarra Women’s Centre (Maningrida, Terre d’Arnhem centrale).
Jarracharra est le nom du vent puissant qui, lorsqu’il souffle sur la Terre d’Arnhem, marque le début de la saison sèche. C’est alors le moment pour les différents groupes d’amorcer un voyage de plusieurs mois à travers le territoire afin de pratiquer des échanges et cérémonies entre groupes. C’est une période de rencontre mais aussi de transmission entre générations.
Le titre de l’exposition évoque de façon métaphorique la manière dont le Babbarra Women’s Centre célèbre la diversité culturelle de Terre d’Arnhem en rassemblant des femmes aborigènes de différents groupes linguistiques.
L’exposition qui rassemble les travaux de 17 artistes-femmes issues de 9 groupes linguistiques différents se fait le reflet, à travers des médiums contemporains, de la richesse des récits millénaires et pratiques artistiques de la région.
Cette exposition est à découvrir du 04 octobre 2019 au 10 janvier 2020, du lundi au vendredi de 09 h 00 à 17 h 00 à l’Ambassade d’Australie en France (entrée libre) https://france.embassy.gov.au/
JARRACHARRA, vents de la saison sèche
Jusqu'au 10 janvier 2020
Ambassade d’Australie - 4, rue Jean Rey, 75015 Paris
Entrée libre* du lundi au vendredi de 9h à 16h30
* cette exposition ayant lieu dans une ambassade, les visiteurs doivent être munis d'une pièce d'identité.
Interviewé par Casoar (association et blog consacrés aux arts, à l’anthropologie et à l’actualité de l’Océanie), Stéphane Jacob-Langevin est revenu sur l’histoire de la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob dont il est le directeur-fondateur ainsi que sur les éditions 2019 de Parcours des Mondes et de la Biennale de Paris auxquelles il a prit part.
Lire l'article ici.
Pour retrouver toutes les actualités de la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob c'est ici.
Vous pourrez lire ici l'article écrit par Bérénice Geoffroy-Schneiter sur la nouvelle exposition de la Fondation Opale. Créée par Bérangère Primat, cette fondation installée à Lens (Suisse) est un musée dédié à l'art aborigène où le public peut admirer les oeuvres des plus grands artistes aborigènes australiens.
Après avoir dressé le portrait de Stéphane Jacob-Langevin, Art Passions (revue suisse d'art et de culture) vient de publier un post pour annoncer la participation de la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob au Parcours des Mondes ainsi qu'à la Biennale de Paris ce mois-ci.
BIENNALE PARIS
Grand Palais - Paris
Du vendredi 13 au mardi 17 septembre 2019
Stand B27
Ouvert tous les jours de 11 h à 22 h, excepté le mardi 17 de 12 h à 20 h. www.labiennaleparis.com
Dans le cadre de « Un Dimanche à la Galerie » organisé chaque année par
le Comité Professionnel des Galeries d’Art, Stéphane Jacob-Langevin, expert en art aborigène, vous propose de découvrir "Le parcours des Rêves", sa nouvelle exposition qu'il présente à la galerie Etienne de Causans.
L'occasion pour le public de découvrir une collection qui regroupe des oeuvres d'artistes aborigènes et insulaires du détroit de Torres (Queensland).
« Un Dimanche à la Galerie »
Dimanche 15 septembre 2019
11h - 19h Galerie Etienne de Causans
25 rue de Seine 75006 Paris
Entrée libre
Desert Painters of Australia Gagosian, Beverly Hills, Los Angeles
Jusqu'au 6 septembre 2019
La galerie Gagosian propose une exposition itinérante d'oeuvres d'art aborigène contemporain provenant des collections de la Kluge-Ruhe Aboriginal Art Collection (Université de Viriginie - USA) ainsi que de la Collection de l'acteur Steve Martin et de sa femme, Anne Stringfield.
Le public a déjà pu admirer ces peintures abstraites d’artistes aborigènes de grand renom (Emily Kame, Warlimpirrnga TJAPALTJARRI, George TJUNGURRAYI, Bill Whiskey TJAPALTJARRI, Ronnie TJAMPITJINPA, etc.) dans sa galerie new-yorkaise.
Cette exposition est maintenant présentée à la galerie Gagosian de Beverly Hills.
Pour ceux qui ne pourront pas y aller, vous pouvez visionner ici (en anglais) la conversation publique qui a eu lieu à New York entre l'anthropologue Fred Myers et les historiens de l'art Margo Smith et Henry Skerritt* le 21 mai 2019.
* : Henry Skerritt a écrit pour le compte des éditions Arts d’Australie • Stéphane Jacob, "Nyilyari Tjapangati : Vivre le Rêve / Living the Dream". + d'informations sur ce livre
Conférence de Fred Myers, Margo Smith et Henry Skerritt
Connaissance des Arts publie un hors-série sur la collection exceptionnelle de près de 800 oeuvres de la Fondation Opale fondée par Bérangère Primat.
Bien que le terme « art aborigène » recouvre de nombreux styles et peuples différents, une oeuvre aborigène évoque généralement une légende - ou dreaming - à laquelle se rattache un site sacré. Bien souvent, des ancêtres s’y sont arrêtés afin de s’y reposer mais aussi dans le but d’y célébrer une cérémonie. En peignant un Dreaming qui lui a été légué par ses aïeux, l’artiste ne se contente pas de réaliser une oeuvre mais également de célébrer la terre à laquelle il appartient. Les artistes aborigènes ont d’ailleurs l’habitude de dire que « Ne pas peindre sa terre, c’est la laisser mourir ».
La lecture des textes écrits par Bérénice Geoffroy-Schneiter donneront aux amateurs des pistes qui leur permettront de mieux comprendre ces oeuvres dans lesquelles l’art est l’expression du sacré.
:
Le blog de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris
:
Stéphane Jacob, diplômé de l'Ecole du Louvre, spécialiste de l'art australien contemporain, expert C.N.E.S. en art aborigène, a créé en 1996 la galerie Arts d'Australie · Stephane Jacob en France à Paris dans le XVIIe arrondissement. Expert en art aborigène.
Membre de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d’Art et de Collection (C.N.E.S.) -
Membre du Comité Professionnel des Galeries d'Art -
Officier honoraire de l’Ordre d’Australie
Retrouvez-nous sur www.artsdaustralie.com