Arts d'Australie • Stéphane Jacob : expert en art aborigène, membre de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d'Art et de Collection (C.N.E.S.)
Stéphane Jacob parle d'art aborigene sur BFM BUSINESS...
Emission "Chercheur d'Art a Paris" - Olivier de Rincquesen invite Stéphane
Jacob, Galerie Arts d'Australie•Stéphane Jacob, Paris - Pierre Moos & Françoise Barrier ( Parcours des mondes/Tribal Art Magazine)
TNT Canal 80 ou sur le site internet : http://www.bfmbusiness.com/
Rediffusion Samedi 3/09 : 18.05
Dimanche 4/09 : 8.05
Dimanche 4/09 : 18 ou 18.30
Retrouvez également dans le reportage, cette
toile de Dorothy Napangardi....
Aujourd'hui nous faisons un gros plan sur "Wati Kisai" une expression qui signifie "Mauvaise Lune" en Kal-lagaw-ya, la langue de Dennis Nona.
Voici une pratique ancestrale illustrée par cette superbe eau-forte :
Encore récemment, les habitants du Détroit de Torres empêchaient les enfants de regarder la pleine Lune. Ils croyaient que les Mari - ou « mauvais esprits » - qui se trouvaient autour de la Lune à ce moment pouvaient abîmer les yeux des enfants en bas âge.
Les dommages occasionnés par les rayons de la Lune n’étaient pas sensés apparaître immédiatement, mais pouvaient se manifester des années plus tard. Dennis se rappelle que quand il était un petit enfant il était toujours accompagné d’un adulte qui couvrait sa tête et ses yeux à chaque fois qu’il allait dehors en période de pleine Lune.
Les petits personnages à l’intérieur de la composition représentent des enfants protégeant leurs yeux des rayons de la Lune.
Vous pourrez découvrir toutes les oeuvres de Dennis Nona exposées en ce moment à Rochefort en cliquant ici.
Face au succès remporté par l'exposition, celle-ci a été prolongée jusqu'au 31 décembre 2011.
Musée d’Art et d’Histoire - Hôtel Hèbre de Saint-Clément
63 avenue Charles de Gaulle - 17300 Rochefort
Tél. +33 (0)5 46 82 91 60
Arts d'Australie • Stéphane Jacob - expert en art aborigène, visitez le site
Les oeuvres de Dennis Nona (estampes et sculptures) sont exposées jusqu'au 31 décembre 2011 au Musée d'Art et d'Histoire de Rochefort. C'est l'occasion pour nous de faire un zoom sur l'une de ses oeuvres. Aujourd'hui il s'agit d'une linogravure, Ubirikubiri II.
Cette oeuvre illustre une légende qui a pris naissance sur la rivière Mai Kusa, sur la côte ouest de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
A la suite de la mort de sa femme un homme décida de donner un animal de compagnie à sa fille afin de la consoler. Il lui amena un chiot qu’elle refusa. Il décida alors de lui apporter un porcelet qu’elle rejeta également. On voit d’ailleurs ces deux animaux au bas de la composition.
Un jour qu’il pêchait il trouva un bébé crocodile qu’il rapporta à la maison pour le montrer à sa fille. L’animal plut beaucoup à celle-ci ; elle lui donna alors un nom : Ubirikubiri. Son père fabriqua un enclos pour le crocodile qu’il adapta à sa taille à mesure qu’il grandissait.
Une fois que le crocodile atteignit sa taille adulte, le père partit rendre visite à des amis dans un autre village et oublia de nourrir le crocodile pendant son séjour. Ubirikubiri était affamé et très en colère d’avoir été laissé sans nourriture pendant si longtemps. Quand le père rentra et alla nourrir enfin le crocodile, celui-ci le tua, détruisit l’enclos et emporta le cadavre sur son dos pour rejoindre la rivière Mai Kusi en laissant des traces derrière lui (on voit ces traces au centre de la composition). Lorsqu’elle revint à la maison la fille vit l’enclos détruit ainsi que les traces d’un affrontement. Elle suivit les traces laissées par Ubirikubiri jusqu’à la rivière appelant le crocodile pour lui demander ce qui était arrivé à son père. Quand elle le trouva enfin elle pria le crocodile de lui rendre son père mais celui-ci refusa et s’enfonça dans la rivière.
La morale de cette histoire est que lorsque l’on prend des animaux dans la nature il faut bien les traiter.
Grâce au succès rencontré par l'exposition de Dennis Nona (estampes et sculptures) au Musée d'Art et d'Histoire de rochefort - Hôtel Hèbre de Saint-Clément, l'exposition est finalement prolongée
jusqu'au 31 décembre 2011.
C'est l'occasion pour nous de vous présenter une des 60 oeuvres exposées, "Byerb Ibaik" qui est une sculpture en Cuivre blanc, nacre et fibre végétale :
Les crânes humains étaient la monnaie la plus utilisée par les habitants du Détroit de Torres dans leurs échanges avec leurs voisins de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ces crânes étaient conquis lors
de batailles et au cours de raids vers d’autres îles et le continent australien. Les crânes des membres de la famille ainsi que ceux de leaders et de guerriers vénérés n’étaient pas échangés. Les
crânes étaient utilisés lors de différents rituels.
« Byerb Ibaik » fait référence au grattage de l’os audessus du globe oculaire du crâne qui appartient à un guerrier légendaire. Une pâte était faite à base de cette poudre d’os que l’on donnait à
manger aux bébés garçons pour leur inculquer l’adresse, le courage et d’autres attributs qui avaient contribué à l’aura du guerrier pendant sa vie. Le bébé et la position de ses mains sur la
sculpture sont une référence à cette tradition.
Le nez et les globes oculaires du crâne étaient remplis de cire d’abeille. La nacre était ensuite apposée sur les yeux. De la fibre et d’autres ornements étaient accrochés sur
le crâne afin d’améliorer son apparence et d’en faire un objet plus beau.
L'exposition a été conçue par Stéphane Jacob (Galerie Arts d’Australie•Stéphane Jacob, Paris) et The Australian Art Print Network (Sydney), en partenariat avec l’Ambassade d’Australie en France et l’Etat du Queensland représenté par le Queensland Indigenous Arts Marketing and Export Agency (QIAMEA).
Les organisateurs remercient O.G.E. (Office de Génie Ecologique) pour sa contribution ainsi que le Musée des Confluences (Lyon) et les collectionneurs privés pour leurs prêts d’œuvres.
Arts d'Australie • Stéphane Jacob représentera l'art aborigène contemporain australien avec les artistes Kathleen Petyarre et Abie Loy Kemarre dans le cadre du Pavillon des Arts et du Design du Mercredi 30 mars au dimanche 3 avril 2011.
Esplanade des Feuillants, Tuileries – Paris 1er
Stand N°: 61 Tous les jours de 11h00 à 20h00
Nocturne Jeudi 31 mars jusqu’à 23h00
Stéphane Jacob dirige la galerie « Arts d’Australie • Stéphane Jacob ». Membre de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d’Art et de Collection (C.N.E.S.), co-auteur du catalogue des collections du musée des Confluences de Lyon et signataire de la charte d’éthique australienne Indigenous Art Code, il s’attache depuis 1996 à faire connaître l’art et les artistes contemporains d’Australie.
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Le blog de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris
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Stéphane Jacob, diplômé de l'Ecole du Louvre, spécialiste de l'art australien contemporain, expert C.N.E.S. en art aborigène, a créé en 1996 la galerie Arts d'Australie · Stephane Jacob en France à Paris dans le XVIIe arrondissement. Expert en art aborigène.
Membre de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d’Art et de Collection (C.N.E.S.) -
Membre du Comité Professionnel des Galeries d'Art -
Officier honoraire de l’Ordre d’Australie
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