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2 juin 2021 3 02 /06 /juin /2021 13:36

Le Bourgogne Tribal show est la première foire d’art internationale à se tenir à la campagne. Dans un cadre champêtre, et une ambiance détendue propice à la découverte, le Bourgogne Tribal Show propose à son public une expérience résolument différente.

+ d'info

Vous pourrez retrouvez les artistes représentés par la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob :

Abie Loy Kemarre, Alick Tipoti, Regina Wilson, Paddy Carrol Tjungurrayi, Gracie Morton Pwerle...

 

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2 juin 2021 3 02 /06 /juin /2021 09:39
©Julien Rouard - Dreamtime Nature Photography

Les nids de termites foisonnent en Australie, que ce soit dans les zones boisées ou bien dans les zones arides. Ces insectes qui sont la hantise de tout propriétaire de maison en bois sont également de grands bâtisseurs, il suffit de voir les nids gigantesques qu'ils construisent.

Ces constructions fascinantes et leurs propriétaires sont le sujet de mythes ou "Rêves" dans plusieurs groupes familiaux aborigènes, notamment celui des Warlpiris dont les terres ancestrales s'étendent au nord d'Alice Springs.

Dans l'oeuvre ci-dessous, Theresa Ross Napurrurla représente un Rêve dédié à ces insectes qui lui a été transmis par ses ancêtres. Cette histoire sacrée est connue seule des initiés. Les cercles concentriques qui s'étalent sur la toile symbolisent les nids vus du ciel.

Theresa Ross Napurrurla, "Pamapardu Jukurrpa¶(Flying Ant Dreaming) - Warntungurru", Acrylique sur toile, 76 x 30 x 3 cm, 2019 © Theresa Ross Napurrurla/www.artsdaustralie.com

Voir cette oeuvre sur le site de la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob

Litchfield National Park, Territoire du Nord (c) Benjamin Curtet

 

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31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 11:13
Kim Westcott, "Blackboard", Pointe sèche sur papier Hahnemuhle, 90 x 72 cm, 2000 © Kim Westcott/www.artsdaustralie.com

Utilisant exclusivement la technique de la pointe sèche, la Maître Graveuse Kim Westcott (née en 1968) retranscrit les sursauts intimes de la nature. Elle traduit les mouvements abstraits du paysage australien dans toute sa diversité que ce soit le Désert Central, le littoral du sud ou bien la « Great Dividing Range », une barrière rocheuse très escarpée qui se trouve près de l’endroit où l’artiste vit depuis 2001, dans l’état de Victoria.

Kim Westcott évide et gratte des plaques de cuivre grand format, y applique des matières qu’elle pulvérise, repoussant les frontières habituelles de l’estampe. Elle emploie souvent des outils du monde de l’industrie pour créer les ornements et les repères qu’elle obtient. Elle est ouverte aux possibilités visuelles et au dynamisme lyrique de cette méthode et exploite les cavités des arêtes créées par les lignes et les points qu’elle creuse sur le cuivre. Cette manière instinctive de travailler s’applique également à ses techniques d’encrage d’impression directe sur les plaques.

La relation que Kim Wescott entretient avec son environnement géographique est innée et spirituelle, et se révèle dans l’originalité et la beauté de ses œuvres que l’on retrouve présentes dans de grandes collections australiennes et internationales parmi lesquelles :

•The New York Public Library, New York
•The Cleveland Museum of Art, Cleveland, U.S.A.
•Machida City Museum of Graphic Arts, Machida, Japon
•San Diego Museum of Art, San Diego, USA
•Taipei Fine Arts Museum, Taipei, Taiwan
•Museum Of Modern Art, Sao Paulo, Brésil
•National Gallery of Australia, Canberra
•Art Gallery of New South Wales, Sydney
•Art Gallery of South Australia, Adelaide
•National Gallery of Victoria, Melbourne
•Queensland Art Gallery, Brisbane
•A-Z Gallery, Tokyo, Japon, etc.

Retrouvez les oeuvres de Kim Westcott sur le site de la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob

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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 13:09
Julian Oates, "Cardinal", Acrylique sur toile, 51 x 41 x 5 cm, 2020 © Julian Oates/www.artsdaustralie.com

Né en 1991, Julian Oates est un artiste aborigène de la localité de Mountain River, au sud de Hobart (Tasmanie). Descendant du chef Mannalargenna (vers 1770-1835), un grand guerrier et leader du clan des Ben Lomond (Plangermaireener), il est issu d'une famille d'artistes.
Il a été profondément inspiré par son père, Leigh Oates, qu’il écoutait raconter les légendes de son peuple tout en peignant ses toiles.

C’est en 2009 que Julian Oates a développé son propre style de peinture mêlant références aux arts aborigènes de Tasmanie, du désert central, de Terre d’Arnhem mais aussi à l’art contemporain occidental afin de retranscrire sur la toile ses expériences, sa culture et de transmettre à son tour ses connaissances traditionnelles aux générations futures.
Si les plus de 200 toiles qui constituent à ce jour son oeuvre ont toutes un titre, seules quelques unes d’entre elles sont accompagnées d’un texte explicatif, car l’artiste souhaite que son public crée à son tour une nouvelle oeuvre en regardant ses toiles.
Les histoires qu’il conte à travers celles-ci viennent du fin fond de son subconscient; contrairement à ses pairs Aborigènes, il n’a jamais de sujet prédeterminé en tête quand il se lance dans la création d’une nouvelle peinture : celle-ci naît du processus créatif.

Retrouvez les oeuvres de Julian Oates sur le site de la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob, expert en art aborigène auprès de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d'Art et de Collection (C.N.E.S.).

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18 mai 2021 2 18 /05 /mai /2021 13:36

Si l’Australie est connue pour sa mythique Grande barrière de corail, son opéra à Sydney, l’ahurissant Ayers Rock (Uluru) ou encore ses déserts immenses, on connaît moins dans nos contrées le détroit de Torres.
Cette étendue d’eau comprise entre le Cap York (pointe nord du Queensland) et la Papouasie-Nouvelle-Guinée est habitée par les Insulaires du détroit de Torres qui peuplent 17 des 274 îles qui s’étalent dans le détroit.
D’origine mélanésienne, les habitants des îles du détroit de Torres sont de grands navigateurs qui ont une longue histoire d’échanges avec les Papous et les Aborigènes du Cap York.
Les îles paradisiaques du détroit de Torres sont très peu visitées par les touristes car éloignées des grandes villes mais aussi parce que leurs habitants tiennent à les préserver d’un tourisme de masse.

Leur art, volontiers figuratif, est très éloigné par exemple de celui des Aborigènes qui vivent dans le Désert Central, comme le montre cette oeuvre d'Alick Tipoti (Ile de Badu), un de leurs représentants les plus connus sur la scène internationale :

Alick Tipoti, "Koedalal ar Sapural", Linogravure, 50 x 70 cm, 2006 © Alick Tipoti/www.artsdaustralie.com

Voir les oeuvres des artistes du détroit de Torres

Ile de Badu (c) Kim Wirth
Ile du détroit de Torres © Tourism Australia

 

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18 mai 2021 2 18 /05 /mai /2021 11:26
serpent
Natasha Oldfield Nakamarra

Originaire de Yuendumu dans le Désert Central, Natasha Oldfield NAKAMARRA évoque ici le Rêve (Jukurrpa) du Serpent (Warna) lié au site sacré de Ngama, situé au sud de sa communauté.
Ce rêve ayant une valeur sacrée, les artistes comme Natasha Oldfield ne nous donnent que la version inculquée aux enfants. Celle qui nous a été donnée mêle de multiples légendes - ou pistes de rêves - qui s’entrecroisent durant les périples engagés par différents ancêtres. L’histoire contée par cette toile a pour héro principal Yarrilpi, l’ancêtre serpent, qui voyagea à travers toute l’Australie afin de retrouver sa famille alors qu’il était handicapé. Il fut transporté tout au long de son périple par le “kurdungurlu”, celui qui a la charge de faire respecter les lois enseignées dans les rêves. A chaque fois que sa queue s’enroulait et touchait le sol, des marais apparaissaient.
Ce rêve très important explique comment les multiples marais dont dépendent la survie des peuples du désert ont été créés et surtout donne des repères spatiaux pour les trouver en fonction des dunes, des promontoires rocheux, etc.
Les lignes de pointillés en zig zag  qui séparent la toile en deux représentent, vues du ciel, les traces laissées par le serpent. Les cercles concentriques dans le fonds de la toile symbolisent quant à eux des sites sacrés évoqués dans le rêve qui sont la plupart du temps des points d’eau. Les cercles plus sombres représentent probablement les réceptacles de fleurs couverts de leurs graines.

Retrouvez cette oeuvre sur le site de la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob, expert en art aborigène auprès de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d'Art et de Collection (C.N.E.S.).

 

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 14:05
Environs d'Alice Springs (c) Benjamin Curtet

Les eucalyptus sont des arbres à fleurs originaires d’Australie. Dans ce pays seul, on dénombre plus de 800 espèces. Leur mécanisme d’adaptation très développé leur a permis de s’acclimater à la plupart des climats que l’on trouve sur cette île-continent, notamment au climat désertique.

On en retrouve bien entendu en Terre d'Arnhem où les artistes s'en servent notamment pour réaliser des poteaux funéraires comme celui ci-dessous.

Aileena LAMANGA, "Wak Wak" (oeuvre soclée), L : 17 x H : 132 x P : 17 cm , 2016

Retrouvez cette oeuvre sur le sur le site de la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob, expert en art aborigène auprès de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d'Art et de Collection (C.N.E.S.).

Environs d'Alice Springs (c) Benjamin Curtet

 

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 13:20
peinture aborigène, pigments
"Ganiny", peinture sur papier de l'artiste aborigène Charlie Matjuwi BURARRWANGA

Originaire de l'île d'Elcho, au Nord de l'Australie (Terre d'Arnhem), Charlie Matjuwi BURARRWANGA est un grand nom de l'art aborigène : ses œuvres sont exposées aussi bien dans des collections privées et publiques australiennes qu'européennes.

L'originalité de cet artiste lumineux tient principalement à ses sources d'inspiration liées à son île natale dont il célèbre les mythes en les reliant comme ici à des objets rituels utilisés lors de cérémonies religieuses : le Ganiny (ou Ganini) qui donne son titre à cette peinture aux pigments naturels sur papier est un instrument qui sert à écorcer les "paperbark trees", variété d'eucalyptus poussant dans la région septentrionale du continent.

Les pointes blanches des trois ganinis représentés ici évoquent les fines écorces prélevées sur le tronc de ces arbres. Elles sont peintes à l'aide de pigments naturels que les artistes de la côte nord préfèrent d'habitude à l'acrylique employé dans le désert central.

Outre son aspect utilitaire, le ganini est un objet sacré dont les aborigènes se servent lors des certaines cérémonies en particulier funéraires se déroulant au pied des "paperbark trees" : en ces occasions, les ganinis sont enduits de miel et les motifs qui occupent la partie centrale de ces objets évoquent cette pratique. Les motifs dont les ganinis sont couverts sont d'ordre initiatique et représentent de manière très stylisée l'environnement naturel de l'île d'Elcho : eau, marées, territoires claniques, miel mais aussi les abeilles – totem du clan de l'artiste – et le feu sacré.

Ces motifs se retrouvent par exemple dans les peintures corporelles et les scarifications rituelles des aborigènes d'Elcho : elles témoignent du statut d'initiés de ces derniers et, en les reprenant dans cette œuvre, l'artiste, lui aussi initié, la sacralise, témoignant de l'inspiration profondément mystique de l'art aborigène. Les scarifications des initiés représentent aussi les mêmes motifs en losanges sur le fond desquels s'inscrivent les ganinis : leurs couleurs noire et rouge symbolisent le charbon et les flammes du feu primordial qui est au cœur de la mythologie de l'île d'Elcho.


Voir cette peinture aborigène

Voir des oeuvres aborigènes de communautés de la Terre d'Arnhem

 

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 11:54
Serena Bonson, "Warraburnburn"

Née en 1980 à Miwirnbi, un petit hameau de la région de la River Blyth (Terre d’Arnhem), Serena Bonson vit et travaille à Maningrida. Cette communauté aborigène compte environ 2500 habitants. Elle est connue internationalemnt grâce au travail de ses artistes issus des différents clans de Terre d’Arnhem Centrale.
Elle-même membre du clan Murrungun, elle s’est rapidement faite remarquer par ses sculptures en bois de kapokier (bombas ceiba) peintes d’ocres noire et blanches. Son sujet de prédilectin sont les Warraburnburn, ou “esprits fantômes”, auxquels les habitants du centre de la Terre d’Arnhem croient. Ce sont ces esprits que les danseurs incarnent lors du dernier acte d’une cérémonie funéraire. Cette danse a alors valeur d’adieu final fait au défunt par sa famille.
Ces esprits ont de nombreux traits communs avec les humains : comme eux, ils sortent en famille pour aller chercher de la nourriture hors de leur campement. Les esprits mâles pêchent alors que leurs femmes s’occupent de la cueillette.
Toutefois, les Warraburnburn sont nettement plus grands que les humains et sont dotés de pouvoirs surnaturels.
Les artistes recouvrent toujours leurs corps en blanc, une des caractéristiques qui les différencient des esprits Mimih, autres esprits de la région.

Voir les oeuvres de Serena Bonson sur le site de la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob

Voir les oeuvres des artistes de Maningrida

 

 

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5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 10:59
Kata Tjuta (ou monts Olga) ©Julien Rouard - Dreamtime Nature Photography

Les Kata Tjuta (ou monts Olga) forment un massif rocheux de 36 dômes dans le parc national d'Uluṟu-Kata Tjuṯa, à 365 km au sud-ouest d'Alice Springs (Territoire du Nord, Australie). Ils font partie du territoire sacré des Pitjantjatjara, un groupe familial aborigène dont la culture, la langue et les croyances religieuses ont traversées des milliers d'années. Ses membres s'appellent entre eux les "Anangu" ou "gens".

Les Anangu sont les gardiens des lieux qui s'étendent jusqu'au nord de l'Australie Méridionale.

Voir des oeuvres d'artistes Pitjantjara.

Janie Lewis Kulyuru, artiste Pitjantjara

 

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Présentation

  • : Le blog de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris
  • : Stéphane Jacob, diplômé de l'Ecole du Louvre, spécialiste de l'art australien contemporain, expert C.N.E.S. en art aborigène, a créé en 1996 la galerie Arts d'Australie · Stephane Jacob en France à Paris dans le XVIIe arrondissement. Expert en art aborigène. Membre de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d’Art et de Collection (C.N.E.S.) - Membre du Comité Professionnel des Galeries d'Art - Officier honoraire de l’Ordre d’Australie Retrouvez-nous sur www.artsdaustralie.com
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