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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 10:37
© Arts d'Australie • Stéphane Jacob -  "Ngapa Jukurrpa", Sabrina Robertson NANGALA

© Arts d'Australie • Stéphane Jacob - "Ngapa Jukurrpa", Sabrina Robertson NANGALA

🇫🇷

Dans cette oeuvre, Sabrina Robertson Nangala représente le Rêve (Jukurrpa) de l’Eau (Ngapa) lié au site sacré de Pirlinyarnu, situé à 165 km à l’ouest de Yuendumu.

La légende raconte qu’au Temps du Rêve - le temps mythique de la création pour les Aborigènes, deux ancêtres faiseurs de pluie de la famille Jangala appelèrent de leurs chants la pluie et déclenchèrent ainsi un énorme orage. Celui-ci se mêla à un autre orage et se déplaça le long de différents territoires claniques. Il fut saisi par la suite par un ancêtre faucon brun (kirrkarlanji) qui le laissa s’abattre sur Pirlinyarnu où se forma un très grand marais (maluri). Ce marais existe toujours aujourd’hui et lorsqu’il pleut, des centaines de canards (ngapangarla) s’y regroupent.

L’apposition minutieuse de milliers de pointillés de différentes couleurs crée sur la toile de multiples formes qui s’imbriquent pour donner naissance à une œuvre extraordinaire. Chacune de ces formes a un sens. Ainsi, les cercles concentriques représentent-ils des trous d’eau, notamment le marais de Pirlinyarnu. Les lignes ondulantes symbolisent quant à elles la puissance du ruissellement des pluies diluviennes sur le versant des collines couleur ocre. Enfin, les multiples petits traits contenus à l’intérieur de ces lignes symbolisent pour les Warlpiri - le groupe familial de l’artiste - les cumulus et stratocumulus qui se formèrent dans le ciel avant la tempête.    

Comme la plupart des artistes du Désert Central, Sabrina Robertson a recourt au "dot painting", ou pointillisme, qui s'inspire des peintures sur sol traditionnellement réalisées à l'occasion de cérémonies rituelles. L’effet vibratoire qui en résulte donne l’idée même de la vie et rappelle que pour les Aborigènes, le Temps du Rêve n’appartient pas au passé, mais à l'éternel présent dont l’art et les rites religieux assurent la permanence : il est avant tout création continue et énergie.

Retrouvez d'autres oeuvres de Sabrina Robertson Nangala ici

🇬🇧

In this work, Sabrina Robertson Nangala represents the Water (Ngapa) Dreaming (Jukurrpa) linked to the sacred site of Pirlinyarnu, located 165 km west of Yuendumu.

Legend has it that during the Dreamtime - the mythical time of creation for the Aboriginals - two rainmaking ancestors of the Jangala family called for rain with their songs and thus triggered a huge storm. This storm mixed with another storm and traveled along different clan territories. It was then seized by a brown hawk ancestor (kirrkarlanji) who let it fall on Pirlinyarnu where a very large swamp (maluri) formed. This swamp still exists today and when it rains, hundreds of ducks (ngapangarla) gather there.

The meticulous application of thousands of dots of different colors creates multiple shapes on the canvas that merge to create this extraordinary work. Each of these shapes has a meaning. For example, the concentric circles represent water holes, such as the Pirlinyarnu marsh. The curved lines symbolize the power of the torrential rains on the ochre-colored hillsides. Finally, the multiple small lines contained within these lines symbolize the cumulus and stratocumulus clouds that formed in the sky before the storm, for the Warlpiri - the artist's family group.

Like most Central Desert artists, Sabrina Robertson uses dot painting, which is inspired by the traditional ritual ground paintings. The resulting vibratory effect captures the very idea of life and reminds us that for Aboriginals, the Dreamtime does not belong to the past, but to the eternal present, of which art and religious rites provide the continuity: it is above all continuous creation and energy.

Find more of Sabrina Robertson Nangala's works here

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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 09:21
© RecipeTinEats
© RecipeTinEats

© RecipeTinEats

🇫🇷

La nourriture a toujours été vecteur d’intérêt dans l’art aborigène et sa culture de manière générale. La gastronomie australienne est fortement influencée d'abord par son histoire, avec des inspirations venant d'Angleterre et plus généralement d'Europe, mais aussi par sa géographie, avec l'Asie et l'Océanie. 

Nous avons choisi de vous proposer une recette traditionnelle australienne faite pour la journée de l'ANZAC, le 25 avril, commémorant la participation des néo-zélandais et australiens aux batailles sanglantes de la Première Guerre Mondiale. La recette a été conçue par les femmes des soldats qui devaient trouver des biscuits qui resteraient frais pendant des mois avant qu'ils ne puissent atteindre les soldats en Europe.

Ces biscuits se conservent donc très bien et se réalisent à partir d'ingrédients simples et traditionnels dans la cuisine anglo-saxonne. 

Ingrédients :

1 tasse de farine

1 tasse de flocons d'avoine

1 tasse de sucre vergeoise

1/2 tasse de noix de coco râpée

125g de beurre

2 cuillères à soupe de golden syrup

1 cuillère à soupe d'eau

1/2 cuillère à café de bicarbonate de soude

Instructions :

Tamisez la farine dans un bol. Ajoutez le sucre, les flocons d'avoine et la noix de coco.

Faites fondre le beurre dans une casserole, puis ajoutez le sirop et l'eau.

Ajoutez le bicarbonate de soude au mélange liquide, puis ajoutez ce dernier au ingrédients secs et mélangez bien.

Formez des boules sur une plaque graissée et faites cuire au four à 150°C pendant 10-15 minutes, en fonction de si vous les voulez moelleux ou croquants.

Laissez refroidir une vingtaine de minutes et dégustez !

🇬🇧

Food has always been of interest in Aboriginal art and culture in general. Australian gastronomy is strongly influenced by its history, with English and European inspirations, but also by its geography, with its proximity to Asia and Oceania. 

We have chosen to share with you a traditional Australian recipe, historically made for ANZAC day, celebrated on April 25th, commemorating New Zealanders and Australians' participation in the battles of First World War. The recipe was invented by the soldiers' wives who needed to find cookies that would stay fresh for months before they could reach the soldiers in Europe.

As a result, these cookies keep very well and are made from simple ingredients traditional to Anglo-Saxon cooking. 

Ingredients:

1 cup flour

1 cup rolled oats

1 cup brown sugar

1/2 cup of grated coconut

125g of butter

2 tablespoons golden syrup

1 tablespoon of water

1/2 teaspoon baking soda

Instructions:

Sift the flour into a bowl. Add the sugar, oats and coconut.

Melt the butter in a saucepan, then add the syrup and water.

Add the baking soda to the liquid mixture, then add it to the dry ingredients and mix well.

Form balls on a greased baking sheet and bake at 150°C for 10-15 minutes, depending on whether you want them soft or crispy.

Let cool for about 20 minutes and enjoy!

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6 juillet 2021 2 06 /07 /juillet /2021 11:43
© Arts d'Australie • Stéphane Jacob - "Pirlinyanu Dreaming", Julie Robertson NANGALA

© Arts d'Australie • Stéphane Jacob - "Pirlinyanu Dreaming", Julie Robertson NANGALA

🇫🇷

Originaire de Yuendumu, Julie Robertson NANGALA est la fille de la célèbre femme peintre aborigène, Dorothy NAPANGARDI qui l'a progressivement initiée à son art avant qu'elle ne se mette elle-même à peindre sa propre vision des mystères du Temps du Rêve dont elle était devenue détentrice.
Dans cette oeuvre, l’artiste propose une « étude en noir » du site sacré de Pirlinyanu qui donne son nom à la toile. 

Mot à mot « lieu près d’un rocher », il s’agit d’un point d’eau creusé dans la roche dont l’existence est symbole de vie au sein du désert. Une telle représentation s’inscrit d’ailleurs en plein dans la tradition picturale du désert dont les représentants excellent à évoquer – plus qu’à représenter de manière figurative – des sites devenus lieux de cérémonies religieuses.

Trouvez d'autres oeuvres de Julie Robinson Nangala ici.

🇬🇧

Julie Robertson NANGALA, originally from Yuendumu, is the daughter of notorious Aboriginal painter Dorothy NAPANGARDI, who gradually introduced her to her art until Julie began to paint her own vision of the Dreamtime mysteries she had come to possess.
In this work, the artist presents a "study in black" of the sacred site of Pirlinyanu, which she named the painting after.

Pirlinyanu literally means "place near a rock", and refers to a soakage water site that was dug into the rock, and symbolises life in the midst of the desert. Such a representation is perfectly in line with the desert's pictorial tradition, whose representatives excel in suggesting - rather than representing figuratively - sites that have become places where religious ceremonies are held.

Find other artworks by Julie Robinson Nagala here.

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29 juin 2021 2 29 /06 /juin /2021 15:39

Dans le cadre de la nouvelle année australienne, de nombreuses expositions sur l’art et culture d’Australie font leur apparition dans le paysage culturel français.

Voici notre Top 5 des meilleures expos à faire en ce moment en France pour mieux appréhender l’art australien, aborigène comme contemporain.

© Australia Now

"Gularri. Paysages de l'eau au nord de l'Australie" - Musée du Quai Branly – Jacques Chirac

22 juin – 26 sept 2021

C’est la représentation des paysages aquatiques sacrés des Yolngu de l’île de Milingimbi en Terre d’Arnhem que le musée du Quai Branly – Jacques Chirac a souhaité mettre à l’affiche cet été pour le lancement d’Australia Now. L’exposition Gularri révèlera l’importance de l’eau peuple ce peuple à l’eau matérialisée par l’utilisation d’une cartographie sacrée associant des lieux et des ancêtres, des évènements mythiques et des droits fonciers, des connexions et des relations de parenté.

En savoir plus

Découvrez des écorces de la Terre d’Arnhem ici.

© EstLiving.com © Arts d'Australie • Stéphane Jacob© EstLiving.com © Arts d'Australie • Stéphane Jacob

© EstLiving.com © Arts d'Australie • Stéphane Jacob

"LONGITUDE/LATITUDE/SOLITUDE", Andrew Vukosav – Ambassade d’Australie

24 juin – 30 sept 2021

Lors de vols en solitaire, parcourant des terres lointaines le temps de quelques jours ou même plusieurs semaines, Andrew Vukosav a capturé l’immense diversité, la beauté et la singularité unique du paysage australien d’un point de vue qui bouscule les clichés touristiques de « l’Outback ». Cette prise de vue se rapproche étonnamment de celle des artistes aborigènes, habitués à représenter leurs territoires du ciel, en vue cartographique.

En savoir plus

Découvrez des œuvres aborigènes de ces cartographies vues du ciel ici.

© AWAY FROM THE GRAIN

"Gothique blanc", Petrina Hicks - Ambassade d'Australie à Paris

24 juin - 24 sept 2021

En quinze ans de carrière, Petrina Hicks (1972–), artiste basée à Sydney, a acquis une renommée importante pour ses photographies hyperréalistes grand format, riches en symbolisme mythologique et historique. Ses œuvres interrogent subtilement la représentation culturelle et visuelle des femmes et des enfants dans la société contemporaine et à travers l’histoire.

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© Australia Now

"Jarracharra : les vents de la saison sèche" - Abbaye du Vœu

26 juin – 29 aout 2021

L’abbaye du Vœu présente une remarquable collection d’œuvres textiles réalisées par les artistes aborigènes du Babbarra Women's Centre, l’un des centres artistiques les plus isolés au monde, au cœur de la Terre d’Arnhem. Invitant le visiteur à découvrir les terres ancestrales du grand nord australien, cette exposition met en lumière l’utilisation de sérigraphie et de linogravure contemporaines pour représenter leurs récits et rituels ancestraux.

En savoir plus

Découvrez d’autres œuvres aborigènes contemporaines de la Terre d’Arnhem ici.

© Australia Now

"Australie : Voyage au cœur des récifs" - Aquarium de Paris

28 juin - 29 août 2021

L’Aquarium de Paris présente une installation photographique panoramique consacrée à la Grande Barrière de Corail, de l’est de l’Australie, plus grand récif corallien du monde. Au travers d’une approche pédagogique, l’exposition met en avant les démarches de protection mises en place pour préserver ces écosystèmes indispensables à l’équilibre des milieux marins.

En savoir plus

Découvrez ici les ghostnets, sculptures faites à partir de filets de pêche fantômes par les artistes Aborigènes et Insulaires du Détroit de Torrès afin d’interpeller l’opinion publique sur des pratiques de pêche abusives.

N'oublions pas les expositions qui auront lieu lors de l'escale australienne au Havre que vous pouvez retrouver dans cet article

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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 12:46
© Arts d’Australie • Stéphane Jacob/ Galuma Maymuru, Spear Making at Djarrakpi, Pigments naturels sur écorce, 1999

© Arts d’Australie • Stéphane Jacob/ Galuma Maymuru, Spear Making at Djarrakpi, Pigments naturels sur écorce, 1999

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🇫🇷

Galuma Maymuru (1951 – 2018) est une artiste originaire de la communauté de Yirrkala, en Terre d’Arnhem (Australie du Nord). 

Représentée dans de prestigieuses collections internationales telles que :  The Aboriginal Art Museum, Utrecht, Hollande ; The National Museum of Australia, Canberra; The Berndt Museum of Anthropology, Perth ou The Kelton Foudation, Virginie, Etats-Unis, Galuma Maymuru s’approprie la technique de la peinture aux pigments naturels sur écorce en proposant une approche stylistique plus contemporaine. 

Son œuvre « Spear Making at Djarrakpi » (ou « Fabrication de lances à Djarrakpi ») de 1999, en est l’exemple même.  De fait, Galuma Maymuru illustre ici une représentation narrative d’une scène de genre de son clan, en figurant des personnages en train de confectionner des lances à poisson, que l'on appelle « Makul ». Celles-ci évoquent Malwiya, l'émeu ancestral, qui aurait utilisé le Makul pour creuser, en quête d'eau douce, dans le lac asséché derrière les dunes côtières de Djarrakpi. L’oiseau échoua et, frustré, jeta la lance par-dessus les dunes. Celle-ci atterri en bord de mer et délimita ainsi des espaces sacrés pour les Mangalili

Les habitants du nord-est de la Terre d’Arnhem se nomment les Yolngu. Ils se divisent en deux grandes descendances, ou « moitiés » : les Dhuwa et les Yirritja. Chaque moitié est représentée par les peuples de différentes tribus, ayant chacun un territoire, une langue, et des totems différents. Galuma appartient au clan Mangalili qui est de la moitié Yirritja. Elle fait partie de l'importante communauté artistique d'Yirrkala qui a depuis longtemps attiré l'attention des spécialistes par la manière dont ses peintres sur écorce ont su donner un éclat particulier à leurs œuvres.

La particularité des artistes d’Yirrkala est de reproduire des motifs qui combinent sujets traités de manière réaliste et motifs géométriques à valeur clanique et rituelle qu’ils nomment dhulang. Leur fonction est de sacraliser le support et les formes reproduites sur les écorces tout en symbolisant la force vitale qui émane de celles-ci. 

Dans cette écorce, Galuma a choisi de célébrer Djarrakpi, un lieu sacré où se déroula un épisode mythique d’importance. Une manifestation de Nyapaliu, la "figure maternelle" et femme esprit du pays, est représentée par les deux icônes en forme d'enclume (Waupini) en haut du tableau. Les signatures de Galuma sont les formes en « X » qu’elle appose sur les fabricants de lances Yolngu, les lances et les Waupini ou nuages qui s'accumulent sur les horizons des Mangalili. L’artiste fait preuve d’une grande habilité technique en maitrisant le tracé des lignes courbes.

Avec grand talent, l’artiste utilise donc ces outils narratifs pour composer sa peinture, les mêlant aux représentations des ancêtres ainsi que de poteaux cérémoniels et de didjeridoos tous décorés de dhulang.

Cette magnifique peinture sur écorce sera présentée au Bourgogne Tribal Show du 24 au 27 juin 2021.

Plus d’infos sur cette foire d’art tribal, cliquez ici.

Rendez-vous ici pour en savoir plus sur cette œuvre, et ici pour découvrir d’autres œuvres de cette artiste.

🇬🇧

Galuma Maymuru (1951 - 2018) is an artist from the Yirrkala community of Arnhem Land (Northern Australia).

Represented in prestigious international collections such as: The Aboriginal Art Museum, Utrecht, Holland; The National Museum of Australia, Canberra; The Berndt Museum of Anthropology, Perth or The Kelton Foudation, Virginia, USA, Galuma Maymuru paints with natural pigments on bark and a more contemporary stylistic approach.

Her 1999 work entitled " Spear Making at Djarrakpi " is a prime example of how she operates.  Here, Galuma Maymuru illustrates a genre scene from her clan, depicting figures making fish spears called "Makuls". Theses spears refer to Malwiya, the Ancestral Emu, who is said to have used a Makul to dig for fresh water in the dry lake behind the coastal dunes of Djarrakpi. Having failed, he threw the spear over the dunes in frustration. The spear landed on the shore, therefore creating sacred spaces for the Mangalili.

The inhabitants of the north-east of Arnhem Land are called the Yolu. They are divided into two major offsprings, or 'halves': the Dhuwa and the Yirritja. Each half is represented by the peoples of different tribes, each with different territories, languages and totems. Galuma belonged to the Mangalili clan which is itself part of the Yirritja half. She was part of one of the major artistic community of Yirrkala, which has been attracting the attention of scholars for the way its bark painters have given their work a special radiance.

The particularity of the Yirrkala artists is to reproduce motifs that combine realistic subjects with geometric patterns of clan and ritual value that they call dhulang. Their function is to sacralise the medium and the shapes represented on the bark while symbolising the vital force that emanates from it.

In this particular bark, Galuma has chosen to celebrate Djarrakpi, a sacred place where a mythical episode of high importance took place. A manifestation of Nyapaliu, the "mother figure" and spirit woman of the land, is represented by the two anvil-shaped icons (Waupini) at the top of the painting. Galuma's signatures are the 'X's marked on the Yolu spear makers, the spears and the Waupini or clouds that buil up on the Mangalili horizons. The artist demonstrates high technical skill in her drawing of curved lines.

Through great talent, the artist uses these narrative tools to compose her painting, combining them with representations of ancestors as well as of ceremonial posts and didjeridoos all decorated with dhulang.

This magnificent bark painting will be presented at the Bourgogne Tribal Show 2021 from June 24th to June 27th 2021.

Click here for more information on this tribal art fair.

To find out more about this artwork, click here, and to discover other artworks from this artist, click here

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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 10:52
Bourgogne Tribal Show, art aborigène
Retour sur le Bourgogne Tribal Show 2019 : Stéphane Jacob vous parle de l'art aborigène dans Télématin sur France 2

Dans le cadre de la quatrième édition du Bourgogne Tribal Show en 2019, France 2 a dépêché sa journaliste Mélanie Griffon afin d'offrir aux téléspectateurs de Télématin un reportage dans lequel elle interview plusieurs galeristes, dont Stéphane Jacob, expert en art aborigène : visionnez-ce reportage ici.

Premier salon international dédié aux arts premiers présenté à la campagne, le Bourgogne Tribal Show s'est installé depuis 2016 dans le paysage culturel européen.

Retrouvez-nous pour la 5e édition du Bourgogne Tribal Show 2021 dans un cadre champêtre et une ambiance détendue propice à la découverte, à Besanceuil, à quelques kilomètres de Cluny.

Vous pouvez dès à présent découvrir les oeuvres de la galerie en cliquant ici.

Trouvez les meilleurs moyens de vous rendre et de vous héberger au Bourgogne Tribal Show 2021 ici

Retrouvez toute autre information sur la foire sur son site dédié

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 11:17
Sources : https://alloshuttle.fr/wp-content/uploads/2017/02/0341_ho_00_p_2048x1536.jpg ; © Arts d'Australie ; © Le Havre Escale Australienne - Site officiel
Sources : https://alloshuttle.fr/wp-content/uploads/2017/02/0341_ho_00_p_2048x1536.jpg ; © Arts d'Australie ; © Le Havre Escale Australienne - Site officiel
Sources : https://alloshuttle.fr/wp-content/uploads/2017/02/0341_ho_00_p_2048x1536.jpg ; © Arts d'Australie ; © Le Havre Escale Australienne - Site officiel

Sources : https://alloshuttle.fr/wp-content/uploads/2017/02/0341_ho_00_p_2048x1536.jpg ; © Arts d'Australie ; © Le Havre Escale Australienne - Site officiel

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🇲🇫

Dans le cadre d’Australia Now, découvrez une programmation dédiée à l'Australie dans la ville du Havre, du 5 juin au 7 novembre 2021 

Durant cette première escale australienne, les institutions culturelles havraises se réunissent pour inaugurer plusieurs expositions.


Visitez l’exposition itinérante « L’art des Ghostnets » au Muséum d’Histoire Naturelle du Havre jusqu’au 20 août 2021. Le Ghostnet est issu de la transformation de filets de pêche abandonnés ou perdus en mer et qui affectent les écosystèmes les plus fragiles. Il est le fruit d’une collaboration étroite entre les peuples autochtones et non-autochtones, élaborés principalement dans les régions côtières du nord de l’Australie et les îles du Détroit de Torres

Vous pourrez découvrir une installation avec l’un des Ghostnets qui a récemment intégré les collections du musée, facilité par notre entremise. Vous pouvez également cliquer ici pour retrouver notre collection de Ghostnets. 

Visitez le site de l'évènement

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Jusqu’au
7 novembre 2021 vous pourrez explorer l’exposition « Australie – Le Havre. L’intimité d’un lien (1801-2021) » où 220 dessins de Charles-Alexandre Lesueur et Nicolas-Martin Petit de l’expédition de Bonaparte vers l’Australie (1800-1804) seront présentés aux côtés de créations contemporaines australiennes. Retrouvez d’autres créations australiennes ici

C’est au sein de deux musées d’art et d’histoire du Havre que vous pourrez découvrir, jusqu’au 7 novembre 2021, l’exposition « Australie, au-delà du rêve »

Visitez le site de l'évènement

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À l’abbaye de Graville, vous pourrez parcourir l’exposition « Kulata Tjuta », signifiant « beaucoup de lances », renvoyant au combat que mènent les aborigènes pour faire perdurer et transmettre leur culture et leurs traditions aux jeunes générations, et regroupera une soixantaine d’œuvres. Vous pourrez également apprécier « l’art de Papunya », en découvrant une sélection innovante de peintures du désert occidental. Retrouvez des œuvres de la communauté de Papunya ici.

Site de l'abbaye de Graville

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Complétez votre visite par l’exposition de l’hôtel Dubocage de Bléville avec ces 16 peintures aux pigments naturels sur écorce créées par des artistes des communautés artistiques de la Terre d’Arnhem. Retrouvez des œuvres issues de ces mêmes communautés de la Terre d’Arnhem ici, et la collection d’écorces de notre galerie ici

Site de l'hôtel Dubocage de Bléville

🇬🇧

As part of Australia Now, you will have the opportunity to discover a dense cultural program dedicated to Australia in Le Havre from June 5th to November 7th 2021.

During this first Australian stopover, Le Havre’s cultural institutions are coming together to inaugurate several exhibitions.

You will be able to visit the itinerant exhibition entitled L’art des Ghostnets, or “The art of Ghostnets”, at the Natural History Museum of Le Havre until August 20th 2021. Ghostnets are made from abandoned or lost fishing nets which affect the most fragile ecosystems. They are the product of a close collaboration between natives and non-natives, principally elaborated in the northern coasts of Australia and in the Torres Strait Islands.

You will have the opportunity to discover an installation with one of the Ghostnets that has recently integrated the museum’s collections through our mediation. You can click here to find our collection of Ghostnets.

Dedicated website (french)

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Until November 7th 2021, you can explore “Australie – Le Havre. L’intimité d’un lien (1801-2021)”, an exhibition where 220 drawings by Charles-Alexandre Lesueur and Nicolas-Martin Petit of Bonaparte’s expedition to Australia (1800-1804) will be presented along with contemporary Australian creations. Find other Australian creations here.

Within two of Le Havre’s art and history museums will be installed the exhibition “Australia, beyond the dream” until November 7th 2021.

Dedicated website

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At de Graville abbey, you will be able to browse through “Kulata Tjuta”, meaning “many spears”, referring to the combat that the Aboriginals lead to pass on culture and traditions to the younger generations, regrouping around 60 artworks. You will also have the chance to enjoy “the art of Papunya”, presenting an innovative selection of paintings from the western desert. Find artworks from the Papunya community here.

Graville abbey's website

Complete your visit with the Dubocage de Bléville hotel’s exhibition with its 16 paintings made on bark with natural pigments created by artists from the artistic communities of the Arnhem Lands. Find artworks from these same communities of the Arnhem Lands here, and our gallery’s bark collection here.

Hôtel Dubocage de Bléville's website (french)

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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 12:03
© Australia Now https://france.celebrateaustralianow.com/© Australia Now https://france.celebrateaustralianow.com/
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© Australia Now https://france.celebrateaustralianow.com/

🇨🇵

Après avoir passé un an en Malaisie, l’Australie s’invite en France à partir du mois de juin.

Porté par le gouvernement australien, Australia now a pour but de promouvoir pendant une année l’art, la culture, la diversité et l’innovation de son pays, au gré d’une brillante programmation culturelle.

Forte de sa coopération internationale, Australia now propose une immersion au Pays d’Oz, à travers des spectacles, des expositions, et des activités dans les secteurs de l'éducation, la recherche, les nouvelles technologies, le business, le tourisme ou encore le sport.

Cette nouvelle édition a pour ambition de rapprocher la France et l’Australie, de renforcer les liens qui les unissent, et de faire naître de nouvelles opportunités.

Au programme :

L'art aborigène sera à l’affiche de plusieurs institutions avec notamment l’exposition « Songlines – Tracking the Seven Sisters » au Musée du quai Branly – Jacques Chirac ou encore l’installation de ghostnets au Musée d’Histoire Naturelle du Havre, dont la galerie ARTS D’AUSTRALIE • STEPHANE JACOB a facilité l’intégration d’une pièce!

La scène artistique australienne contemporaine se dévoilera au Palais de Tokyo avec le projet inédit "sans titre (territoire originel)" de Jonathan Jones.

La gastronomie australienne sera mise à l’honneur lors du Food Temple Australia au Carreau du Temple en septembre 2021.

Le cinéma australien rayonnera grâce à une rétrospective à la Cinémathèque française autour d’une figure majeure du septième art australien.

Retrouvez tout le programme ici.

🇬🇧

After having spent a year in Malaysia, Australia has set foot in France since the month of June.

Brought by the Australian government, Australia now’s goal is to promote during one year its art, culture, diversity, and innovation, through a brilliant cultural program.

Thanks to its solid international cooperation, Australia now offers an immersion in the Land of Oz, through show, exhibitions, and activities in the areas of education, research, new technologies, business, tourism or sport.

This new edition aims to bring France and Australia closer, to strength the ties between them, and create new opportunities.

The program includes the following:

Aboriginal art will be featured in several institutions, including the “Songlines – Tracking the Seven Sisters” exhibition of the quai Branly – Jacques Chirac Museum, and the ghostnet installation at the Natural History Museum of Le Havre, which will be presenting a piece that gallery ARTS D’AUSTRALIE • STEPHANE JACOB has facilitated the integration of.

The contemporary artistic Australian scene will be unveiled at the Palais de Tokyo with “untitled (transcriptions of country)”, a ground-breaking project by Jonathan Jones.

Australian gastronomy will be put in the spotlight during Food Temple Australia, taking place at the Carreau du Temple in Paris in September 2021.

Australian cinema will shine thanks to a retrospective at the French Cinematheque around a major figure of the Australian seventh art.

Find the full program here.

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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 09:43
© Wipplay
© Wipplay

© Wipplay

🇫🇷

Appel aux amoureux de l’Australie, de la photographie et surtout aux grands gourmands !

Wipplay a récemment lancé son nouveau concours photos intitulé Saveurs d’Australie, en collaboration avec le Carreau du Temple à Paris.

Ce concours photo invite les participants à mettre en lumière la gastronomie australienne, riche de diverses influences. Que ce soit à travers les célèbres barbecues, les tartines de Vegemite ou le kangourou grillé, l'objectif est de présenter toutes les gourmandises du Pays d'Oz. 

Participez jusqu’au 23 Juin 2021 en déposant vos photos ou en votant pour vos clichés favoris ici.  

Les résultats seront prononcés la première semaine de Juillet et les meilleures photographies seront exposées à l’occasion du Food Temple Australie du Carreau du Temple en septembre !!! 

Il y a plusieurs prix à gagner parmi lesquels des invitations pour des spectacles.

La nourriture a toujours été vecteur d’intérêt dans l’art aborigène et sa culture de manière générale. Retrouvez sur le site de la galerie Arts d'Australie  Stéphane Jacob des interprétations de rêves associés aux graines (Yam Seeds), aux fruits (Bush Tomato, Wild Plum, Bush Plum, Bush Banana), aux racines comestibles (Bush Onion, Bush Potato) ou encore aux gourmandises de la nature, à l’image de la fourmi à miel, très appréciée pour son goût sucré.

Où trouver d'autres oeuvres d'art aborigène ?

🇬🇧

Australia lovers and foodies aware!

Wipplay has recently launched its own Australian food photo contest called Saveurs d’Australie, or Flavors of Australia, in collaboration with the Carreau du Temple in Paris.

This photo contest invites its participants to shed light on Australian gastronomy, rich in various influences. Whether through the notorious barbecues, Vegemite toast or grilled kangaroo, the goal is to present all delicacies from the land of Oz.

Participate until June 23rd by uploading your photographs or by voting for your favourite photos here.

Results will be announced starting first week of July and the best photographs will be exposed for the Australian Food Temple event at the Carreau du Temple in September!!!

There are multiple prizes to win, of which show tickets.

Food has always been a point of focus in aboriginal painting and culture in general. Find on the Arts d'Australie  Stéphane Jacob gallery website interpretations of dreams linked to seeds (Yam Seeds), to fruit (Bush Tomato, Wild Plum, Bush Plum, Bush Banana), to edible roots (Bush OnionBush Potato) or other of nature’s treats, like the honeypot ants, much appreciated for their sweet taste.

Where can I find other Aboriginal artworks?

De gauche à droite: "Yam Seeds in my Grandmothers Country", Elizabeth Kunoth KNGWARREYE ; "Bush Plum", Angelina Pwerle KNGALE ; "Bush Banana Dreaming", Serianne ButcherDe gauche à droite: "Yam Seeds in my Grandmothers Country", Elizabeth Kunoth KNGWARREYE ; "Bush Plum", Angelina Pwerle KNGALE ; "Bush Banana Dreaming", Serianne ButcherDe gauche à droite: "Yam Seeds in my Grandmothers Country", Elizabeth Kunoth KNGWARREYE ; "Bush Plum", Angelina Pwerle KNGALE ; "Bush Banana Dreaming", Serianne Butcher

De gauche à droite: "Yam Seeds in my Grandmothers Country", Elizabeth Kunoth KNGWARREYE ; "Bush Plum", Angelina Pwerle KNGALE ; "Bush Banana Dreaming", Serianne Butcher

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9 juin 2021 3 09 /06 /juin /2021 09:48
Emily Kame Kngwarreye, "Untitled (Alhalkere)" 1989. Tate. © Estate of Emily Kame Kngwarreye / DACS 2021 https://www.tate.org.uk/art/artworks/kngwarreye-untitled-alhalkere-t15133

Emily Kame Kngwarreye, "Untitled (Alhalkere)" 1989. Tate. © Estate of Emily Kame Kngwarreye / DACS 2021 https://www.tate.org.uk/art/artworks/kngwarreye-untitled-alhalkere-t15133

🇨🇵

Le musée du Tate Modern à Londres a ouvert hier, le 8 juin, les portes de son exposition "A Year in Art : Australia 1992". On y explore les relations entre les Aborigènes et les Insulaires du Détroit de Torres avec leurs terres ainsi que les problématiques d’identité, d'appartenance, de représentation et d’urgence environnementale.  

Vous pourrez découvrir notamment les œuvres d'artistes soutenus par la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob parmi lesquels : 

Emily Kame Kngwarreye (c.1910-1996), pionnière de l’art aborigène contemporain, figure emblématique de la communauté d’Utopia, qui a commencé à peindre à près de 80 ans et qui a été choisie pour représenter l’Australie à la Biennale de Venise 1997. Ses œuvres sont le symbole du lien puissant et complexe qu’elle entretient avec son territoire – et l’expression de ses responsabilités rituelles au sein de sa communauté.

John Mawurndjul (1952- ) est le peintre le plus connu de la communauté de Maningrida en Terre d'Arnhem occidentale. C’est d’ailleurs lui qui a été choisi pour décorer le plafond de la librairie du musée du quai Branly – Jacques Chirac. Il s’exprime à travers différents supports : écorces, sculptures et estampes. Il a développé un style pictural hors norme, mêlant motifs claniques qu’il déploie en bandes sur toute la surface de ses œuvres ou créant des corps complexes d’êtres hybrides inspirés par la mythologie de son peuple qui ont l’air de se mouvoir sous nos yeux. Ses œuvres incarnent ainsi les croyances spirituelles des siens, les liens sociaux qui les unissent et leurs préoccupations environnementales.

A travers cette exposition, le Tate Modern souhaite mettre en avant un nouveau visage de l’art australien, en posant des questions fondamentales sur le monde de l’art et de la création, sur l’héritage, l’origine et la responsabilité.

Où trouver des oeuvres d'art aborigène ?

🇬🇧

Yesterday, on June 8th, the Tate Modern museum opened the doors of its new exhibition entitled "A year in Art: Australia 1992". The exhibition allows the exploration of the relationship between Aboriginal and Torres Strait Islander peoples and their lands as well as issues of identity, belonging, representation, and climate urgency.

You will have the opportunity to discover the works of artists supported by the gallery Arts d'Australie • Stéphane Jacob, of which:

Emily Kame Kngwarreye (c.1910-1996), pioneer of aboriginal contemporary art, emblematic figure of the Utopia community, who started to paint at age 80 and was chosen to represent Australia at the Venice Biennale of 1997. Her artworks are the symbol of the powerful and complex ties that she maintains with her territory, and the expression of her ritual responsibilities within her community.

John Mawurndjul (1952-), the most famous painter of the Maningrida community of the western Arnhem Lands. He was actually chosen to decorate the ceiling of the quai Branly – Jacques Chirac Museum’s library. He expresses himself through different mediums, such as different kinds of bark, sculpture and prints. He developed an exceptional pictorial style, mingling tribal patterns that he deploys in strips on the entire surface of his artworks, or creating complex figures of hybrid creatures inspired by his people’s mythology which seem to move before our eyes. His work incarnates his people’s spiritual beliefs, the social ties which unite them and their environmental preoccupations.

Through this new exhibition, the Tate Modern is trying to put forth a new face of Australian Art, raising fundamental questions on the world of art and creation, on heritage, origins and responsibility.

Where can I find Aboriginal artworks?

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Présentation

  • : Le blog de la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob, Paris
  • : Stéphane Jacob, diplômé de l'Ecole du Louvre, spécialiste de l'art australien contemporain, expert C.N.E.S. en art aborigène, a créé en 1996 la galerie Arts d'Australie · Stephane Jacob en France à Paris dans le XVIIe arrondissement. Expert en art aborigène. Membre de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés en Objets d’Art et de Collection (C.N.E.S.) - Membre du Comité Professionnel des Galeries d'Art - Officier honoraire de l’Ordre d’Australie Retrouvez-nous sur www.artsdaustralie.com
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